Réseau LAN ou WAN ralenti : Causes et parades 2/2


Toujours de mauvais temps de réponse

armoire fibre optique

source : Wikipedia

Dans ce premier article, nous avons vu ce qu’est le temps de réponse et le débit de la bande passante.

D’autres éléments entrent dans les causes et les parades au ralentissement du débit des signaux dans les réseaux LAN et WAN. C’est l’objet de ce second article.

Fibres et câbles

Pour le réseau WAN ou l’accès à Internet, le débit fluctue aussi à tout moment.Le chemin par lequel passe le signal sur de longues distances est lui-même composé de câbles et de divers matériels, plus ou moins encombrés. Quand un passage est bouché, le signal passe par d’autres chemins. Donc même si la fibre optique fait passer le signal à la vitesse de la lumière, il y a de plus en plus de signaux qui circulent en même temps.

Le type de câblage et la distance entre le dernier répétiteur de votre FAI, ainsi que le bout de câble de sa borne à votre salle informatique et qui est de votre responsabilité, peuvent être des causes de mauvais débit.

Les câbles en cuivre sont limités et sont sujets à des érosions alors que le câble optique permet des débits plus grands mais sont plus fragiles. Par ailleurs, la fibre optique coaxiale est beaucoup plus performante que la fibre optique simple.

Les performances chez le FAI aussi peuvent fluctuer en fonction de la sollicitation de la bande passante globale affectée à l’ensemble des entreprises connectées en même temps au même répétiteur de votre FAI.
Il y a une différence entre le débit réel et le débit théorique. La notion de débit garanti est importante et influence sur les priorités accordées par le FAI à telle ou telle entreprise selon ce qui figure dans leur contrat.

Le débit sur un réseau dépend aussi de la performance des serveurs. Plus ils sont pleins, ou plus ils sont anciens, et moins rapide sera le réseau.

Des outils logiciels permettent de tester le débit des flux Internet qui partent et qui arrivent. Ils sont gratuits et faciles à trouver grâce à un moteur de recherche  quelconque.

Analyse et protection

La protection d’accès par un firewall (parefeu) ou/et un proxy, ainsi que par des dispositifs anti-spams et anti-virus permet de stopper l’accès à vos serveurs à des flux externes qui n’ont rien à faire là. En mettant en place de telles solutions, vous gagnerez autant en protection qu’en rapidité.

L’analyse des performances des réseaux est souvent compliquée, car il faut éliminer chaque cause, l’une après l’autre. Un seul matériel défectueux, surtout si les symptômes sont aléatoires, par lequel passe un signal peut générer une longue recherche de la cause à un ralentissement d’un réseau.

Du bon usage de l’informatique

L’analyse de l’activité des utilisateurs est aussi indispensable.
Le réseau interne peut être complètement bloqué à cause d’un seul utilisateur qui regarde la télévision en streaming de son poste de travail.

La mise en place d’une charte informatique détermine les règles d’usage des dispositifs informatiques dans une organisation.
Elle indique les moments où les utilisateurs sont autorisés à accéder à Internet à des fins personnelles, c’est-à-dire généralement pendant les pauses ou en dehors des heures de travail.

La mise en place d’un logiciel de supervision permet d’interdire l’accès à certains sites ou types de sites, par exemple les réseaux sociaux, à partir d’un poste de travail interne à l’entreprise ou de l’organisation.
Il s’agit de contraintes pour les utilisateurs, bien qu’ils soient là pour travailler et non pour leur plaisir personnel.

En interdisant, par un texte et par un outil d’accéder à des sites non professionnels, vous réduisez les flux Internet.
La mise en place d’une charte informatique (numérique ou charte internet) se fait préalablement avec un accord et un soutien de la direction de votre entreprise et des utilisateurs.
Personne n’aime être bridé mais si cela permet d’augmenter la rapidité sur le réseau et de diminuer l’utilisation de la bande passante, il y a des gains à la clé.

Philippe Garin

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L’audit des vulnérabilités

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Réseau LAN ou WAN ralenti : Comprendre 1/2


Mauvais temps de réponse : Pourquoi

schéma LAN et WANLe temps de réponse

Le temps de réponse est la durée entre le moment où vous cliquez ou appuyez sur une touche du clavier et le moment où vous obtenez l’affichage du résultat.
Plus généralement, c’est la durée entre le moment où vous ordonnez à votre terminal (PC, smartphone, etc.) d’agir et le résultat de son action.

Le signal que vous envoyez passe par de nombreux dispositifs, au travers de câbles, connexions aériennes, équipements divers électriques, électroniques, optiques, ondes, PC, serveurs, etc.

Arrivé à la mémoire de l’ordinateur destinataire, le signal déclenche une réaction, via un programme informatique, dans le PC ou le serveur, qui, à son tour, passe par de nombreux endroits, par toujours les mêmes que pour le premier signal, et arrive jusqu’à votre écran ou autres dispositifs comme un objet connecté.

Plus le temps mesuré est long entre l’émission du premier signal et l’arrivée du second, plus le temps de réponse est mauvais.

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Le débit de la bande passante

La bande passante s’exprime en Mb/s.

Le débit d’une ligne est différent pour le flux entrant ou descendant (download) et le flux sortant ou montant (upload).

Ce qui influence le débit :

  • Le nombre d’utilisateurs connectés aux serveurs, tant internes qu’externes, surtout en l’absence de proxy et de firewall, éléments logiciels ou/et matériels pour protéger le réseau interne (LAN). Si vous bloquez les demandes d’accès de l’extérieur (WAN), via Internet, non autorisées à votre réseau interne, vous gagnerez en rapidité sur ce dernier.
  • Le type de flux : Une vidéo en streaming sur un seul poste de travail interne fait chuter terriblement les performances du réseau interne, idem pour les téléchargements, moins gourmands en bande passante néanmoins.
  • Si votre fournisseur d’accès à Internet (FAI) vous propose d’utiliser la QOS (Quality of Service), vous déciderez des priorités entre les différents types de flux que passent par Internet (WAN). Par exemple la téléphonie sur Internet ou les impressions, sinon c’est toute la bande passante qui est utilisée pour un seul type de flux à la fois.
  • L’architecture de votre réseau interne est aussi facteur de ralentissement ou de rapidité, notamment les flux d’impression. S’ils passent systématiquement par un serveur d’impression central au lieu de serveurs d’impression décentralisés qui gèrent, chacun, moins d’impressions, les flux n’auront pas à passer par l’ensemble du réseau interne, d’où de meilleurs temps de réponse.
  • L’utilisation de hubs qui partagent la bande passante dans le réseau interne (LAN) est à bannir au profit de switchs qui conservent la bande pour chacune des machines reliées. Il s’agit de matériel sur lesquels se branchent les câbles à l’intérieur d’un bâtiment.
  • Les interférences avec les courants forts (électricité, néons), trop proches des courants faibles (informatique, téléphone) est préjudiciables aux performances du réseau LAN. A chaque fois que le signal est mal transmis, il est répété jusqu’à ce qu’il soit suffisamment clair pour être compris. Ces répétitions ralentissent fortement les flux et donc augmentent le temps de réponse

D’autres éléments de réponse dans ce deuxième article consacré au ralentissement des réseaux LAN et WAN.

Philippe Garin

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Parefeu : Segmenter le réseau
Sécurité informatique : Les scénarii de risques
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Sécurité informatique : L’audit des vulnérabilités


L’audit des vulnérabilités

épée de Damoclès

L’épée de Damoclès

Dans le cadre de la sécurité informatique et des mesures à prendre pour pallier aux défauts, pannes, malveillance, etc., il convient de faire le point sur les mesures déjà existantes avant d’envisager d’étendre la protection du système d’information.

La vulnérabilité

La vulnérabilité est le caractère, qui, par ses insuffisances, ses imperfections, peut donner prise à des attaques (Petit Larousse).

C’est au travers d’un audit des vulnérabilités d’un système d’information, que l’on va évaluer son degré de maturité en termes de protection.

Moins il y a de vulnérabilités et mieux le SI sera protégé

Comme l’informatique et les systèmes d’information évoluent en permanence et à une vitesse toujours de plus en plus croissante, l’audit des vulnérabilités est donc à reconduire régulièrement.
Dans l’idéal, ce sera à chaque changement d’un des composants physiques ou logiciels.

Cependant, dans la réalité et pour tenir compte de l’établissement des budgets dans une organisation, c’est une fois par an que cet audit devrait avoir lieu.

Les domaines de l’audit

Le systématisme est nécessaire pour éviter d’oublier l’un ou l’autre des domaines d’un système d’information dans l’audit des vulnérabilités.

Voici les domaines de cette analyse :

  1. Organisation de la sécurité
  2. Sécurité des sites et des bâtiments
  3. Sécurité des locaux
     
  4. Réseau étendu (intersites)
  5. Réseau local (LAN)
  6. Exploitation des réseaux
     
  7. Sécurité des systèmes et de leur architecture
  8. Production informatique
  9. Sécurité applicative
     
  10. Sécurité des projets et développements applicatifs
  11. Protection de l’environnement de travail
  12. Juridique et réglementaire

Les questions à se poser

Pour analyser ces 12 domaines, il convient de se poser les questions appropriées à chacun d’eux :

  1. Qui s’occupe de la sécurité ? Avec quels moyens et quel mode de fonctionnement ?
  2. Comment les sites et les bâtiments sont-ils surveillés et protégés : gardien de nuit, caméras, etc. ?
  3. Quels systèmes sont en place : alarme, détecteur de présence, anti-incendie, identification des visiteurs, etc. ?
     
  4. Quels moyens ont été déployés pour protéger l’accès à distance des informations : identification, chiffrement, etc. ?
  5. Comment et par quoi le réseau local est-il protégé : parafoudre, pare-feu, armoires de brassage fermées, etc. ?
  6. Quels sont les moyens de pallier aux défauts de l’exploitation du réseau : maintenance des serveurs, enregistrements des mouvements des personnels (arrivants et partants), etc. ?
     
  7. Comment les systèmes et architectures sont-ils protégés : sauvegardes, virtualisation, etc. ?
  8. Par quels moyens la production informatique, c’est-à-dire les données sortantes du système d’information sous forme de papier ou à l’écran, est-elle protégée ?
  9. Comment les applications, progiciels ou logiciels sont-elles sécurisées : autorisations d’accès, archivage des versions, etc. ?
     
  10. De quelles manières sont protégés les projets informatiques, de l’idée à leur réalisation : fuite d’information, erreurs de programmation, paramétrages, etc. ?
  11. Quelles sont les protections de l’environnement de travail en place : démultiplication des prises, fermeture des écrans inutilisés pendant quelques minutes, etc.
  12. Quelles mesures de bons comportements sont-elles en place : déclarations CNIL, charte informatique et d’Internet, etc. ?

Cette liste de questions et les quelques exemples associés montrent l’étendu, non exhaustif, des questionnaires à mettre en place pour déterminer le degré de maturité des mesures de protection contre les vulnérabilités détectées.

Vigilance

Il faut être particulièrement vigilant en matière de sécurité informatique.

Par exemple, pour le point 1, il faut que le responsable de la sécurité informatique soit une personne indépendante de la hiérarchie des informaticiens. Son indépendance vis-à-vis de cette hiérarchie va permettre de surveiller et d’agir contre tout informaticien indélicat, responsable du service inclus.

Pour cela,

  • soit un service séparé doit être défini et rattaché, par exemple, directement au responsable de l’établissement, pour une entreprise importante,
  • soit à un collaborateur d’un autre service qui en sache suffisamment en matière informatique, pour des organisations plus petites.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour mieux protéger votre système d’informations, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Parefeu ou firewall : Définition


Parefeu ou firewall : Définition

Cet article est le premier d’une série de huit

Le parefeu est cet élément de la Sécurité informatique indispensable pour les particuliers et encore plus pour les entreprises.

Pour les particuliers aussi, car la loi stipule qu’en cas d’infraction ou délit commis à partir de l’ordinateur du particulier, celui-ci est responsable, s’il n’a pas mis en place une protection minimale constituée par le parefeu. Accessoirement, un anti-virus est tout aussi indispensable.

Pour les entreprises, le parefeu est la première barrière entre le réseau local de l’entreprise (LAN) et Internet (WAN), entre le monde interne à l’entreprise avec ses données, plus ou moins confidentielles et qu’aucun chef d’entreprise n’aimeraient divulguées, et le monde extérieur à l’entreprise, qui, lui, contient des informations accessibles par tous et qui peuvent servir l’entreprise dans son activité.

Le parefeu est un dispositif logiciel qui analyse les flux entrants et les flux sortants. Il autorise ou interdit, l’accès au réseau de l’entreprise, soit sous la forme d’une demande de connexion, soit sous la forme d’une transmission de données.

C’est aussi le parefeu qui autorise ou interdit la sortie d’informations ou la connexion à Internet pour certains postes de travail ou certains profils d’utilisateurs du réseau interne à l’entreprise.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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