Recherche d’emploi : Quand dire que l’on est travailleur handicapé


À quel moment annoncer que l’on est reconnu (e) handicapé (e) ?

Définition RQTH

Le handicap est à 80% invisible

source : Talentéo

RQTH = Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé

Cette RQTH est délivrée par la Maison des personnes handicapées, ou MDPH, connue précédemment sous le nom de COTEREP.

Il existe une MDPH par département. C’est là que l’on retire le dossier de demande de RQTH. Accompagné, entre autres, d’un certificat médical rédigé par son médecin, le dossier est retourné pour étude. Ce sont les médecins de la MDPH qui examinent la demande.

Quand on a obtenu la RQTH, c’est pour s’en servir dans sa recherche d’emploi.

Sur le CV

Pour tout handicap visible, le meilleur moment pour signaler son statut de travailleur handicapé est de l’inscrire sur le CV. Une simple mention « RQTH » dans l’entête du CV, à gauche au-dessous de son adresse mail, ou, à droite.

De cette façon, les recruteurs sont avertis immédiatement. Les prises de rendez-vous, les entretiens d’embauche, et toutes les relations futures seront faites en sachant ce qu’il en est.

Soit l’entreprise cherche un avantage en embauchant une personne avec cette reconnaissance, soit cela lui est indifférent et elle convoquera en entretien des personnes sans se préoccuper qu’elles soient handicapées ou non.

Pour toute personne dont le handicap est invisible, et elles sont très nombreuses, il est toujours possible de mentionner cette reconnaissance sur son CV, au risque de se voir fermer des portes car il y a de nombreux employeurs qui reculent devant le handicap.
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Lors du premier appel téléphonique

Il est possible que la mention RQTH du CV soit passé inaperçue. Il est alors charitable et préférable, lorsque le handicap est visible, de l’annoncer au cours de la conversation téléphonique.

Si le handicap est invisible, soit il faut attendre la fin de ce premier contact pour le signaler, soit le passer sous silence et réserver l’information pour l’entretien d’embauche en face-à-face.

Au cours de l’entretien d’embauche

L’entretien d’embauche sert à se connaître mutuellement.

Le candidat a besoin de savoir si le poste et l’entreprise vont lui plaire, s’il est à même d’assurer les tâches et d’en assumer les responsabilités.

L’entreprise a besoin de savoir si le candidat saura s’intégrer dans l’entreprise, en plus d’exécuter les tâches demandées dans la description du poste et d’assumer les responsabilités qui lui sont confiées.

Annoncer sa reconnaissance de travailleur handicapé durant l’entretien d’embauche concerne uniquement ceux qui ont attendu ce moment pour le faire, c’est-à-dire ceux qui ont un handicap invisible.

Le déroulement de l’entretien doit être identique pour tous les candidats. Ce qui compte, avant tout, c’est de répondre aux besoins indiqués ci-dessus. C’est ensuite que le candidat décide d’annoncer ou non son statut.

Le meilleur moment est à la fin de l’entretien, lorsque le recruteur demande au candidat s’il a des questions à poser.

Selon sa motivation

Bien sûr, cela se fait seulement si le candidat a vraiment envie de rejoindre l’entreprise. S’il a pris la décision de laisser tomber, alors il s’en ira en laissant son interlocuteur dans l’ignorance.

Par contre, si la motivation du candidat est toujours aussi forte ou s’est renforcée alors il peut craindre qu’annoncer sa RQTH lui ferme la porte avant même d’être embauché. C’est un risque à prendre. Mieux vaut que sa candidature soit repoussée à ce moment-là que d’attendre et que l’employeur ait l’impression de « tromperie sur la marchandise ».

Au contraire, grâce à l’obligation par la loi d’embaucher au minimum 6% de son personnel parmi des personnes avec la RQTH, l’employeur peut être amené à faire son choix en faveur de la personne handicapée, à compétences égales.
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À la visite médicale obligatoire d’embauche

Là, pas moyen de passer à côté. Le médecin du travail doit connaître statut du nouvel embauché. Cela figure dans le dossier médical.

Il est toujours possible de demander au médecin du travail de garder l’information pour lui, dans la mesure où le handicap est compatible avec les activités du poste. Cependant la décision dépend de la bonne volonté du médecin. En théorie, il doit seulement mentionner si le nouveau salarié est apte ou pas pour le poste. Dans la pratique, c’est aussi comme cela que ça se passe, sauf s’il ajoute une mention pour l’adaptation du poste de travail aux conditions physiques de la personne handicapée.

De toute façon, jouer à pile ou face avec le médecin du travail et avec l’employeur est très risqué, à ce stade.

Pendant sa période d’essai

Aucune triche possible, même invisible, le handicap est là. Il implique des contraintes, des adaptations supérieures à celles qu’une personne sans handicap doit déjà surmonter.

L’employeur a besoin de cette période d’essai pour voir si la confiance accordée à son nouveau salarié est bien placée ou s’il s’est trompé.

Bien que ce ne soit vraiment pas le bon moment, si cela n’a pas été fait auparavant, c’est au plus tard durant la période d’essai qu’il faut annoncer sa reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé.

Alors le bon moment est

Pour un handicap visible, le statut RQTH est à mettre sur le CV et c’est durant le premier contact téléphonique qu’il faut le rappeler au recruteur.

Pour un handicap invisible, le meilleur moment est celui où le recruteur demande, durant l’entretien d’embauche, si le candidat a des questions à poser.

Philippe Garin

Pour un conseil personnalisé, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Handicapé (e) : Je dis, je ne dis pas

AgefiphFaut-il mentionner que l’on est handicapé sur son CV, dans sa lettre de motivation, durant son entretien de recrutement ?

Ce sont des questions que se posent tous celles et ceux qui sont concernés. Ceux, dont le handicap est peu ou pas visible. En effet, de nombreux handicaps ne se voient pas par la présence d’un fauteuil, l’absence de tout ou partie d’un membre, une canne blanche, des stigmates de sa trisomie, etc.

Premier conseil:

Si vous ne pouvez pas cacher votre handicap, autant le mettre dès le CV, mention « travailleur handicapé ». Comme ça, le recruteur est fixé tout de suite. S’il refuse de vous rencontrer, vous ne saurez pas si cela est dû à votre handicap, mais cela vous évitera d’avoir le même refus lors d’un entretien où vous vous serez déplacé pour rien.

Conseil 2 :

Signaler dans son CV ou dans sa lettre de motivation que l’on est en situation de handicap, n’est ni une obligation ni un frein.

Tant que le recruteur ne vous pose pas la question, si vous n’en parlez pas, personne ne pourra vous le reprocher. Sauf dispositions physiques qui rendent incompatible l’exercice du poste à cause du handicap, le recruteur ne pourra évoquer ce handicap dans les motifs de refus de vous accorder le poste au risque de se voir inquiéter ou condamner pour discrimination à l’embauche.

C’est aussi une des raisons d’avoir un entretien en face-à-face est préférable, pour le recruteur qui est souvent aussi le futur employeur, à une rencontre virtuelle au cours d’un entretien par vidéo-conférence.

Conseil 3 :

Au cours de l’entretien téléphonique ou de l’entrevue d’embauche en face-à-face, vous pouvez évoquer votre handicap. Là encore, mieux vaut le signaler avant de commencer la période d’essai où, mis au pied du mur, votre handicap apparaîtra, à un moment où à un autre. Sans compter que les Ressources humaines de l’entreprise ou l’entrepreneur lui-même aura des doutes sur votre efficacité et votre honnêteté, puisque vous lui aurez « caché » votre situation. De plus, il aurait droit à une réduction de son amende puisqu’il aura augmenté son quotas de salariés handicapés, sous réserve que l’entreprise soit soumise à cette obligation.

Conseil 4 : Quand dire « je suis en statut de travailleur handicapé » ?

Si votre handicap est visible, dès le CV et ne l’évoquer qu’à la demande du recruteur pour toutes les démarches suivantes.

Pour un handicap invisible, parlez-en, de préférence, à la fin du premier entretien d’embauche, une fois que le recruteur vous aura interrogé sur vos expériences, compétences et savoir-être.

Toutefois, si vos formations se sont avérés diluées dans le temps, avec ou sans diplôme ou, si votre parcours professionnel (emplois, stages et apprentissages) a été compliqué en raison de votre handicap, alors il faut mieux expliquer ces difficultés par leur cause, c’est-à-dire par votre handicap (si c’est réellement le cas, le mensonge est autant interdit aux travailleurs handicapés qu’aux « valides », en entrevue de recrutement.

Votre interlocuteur découvrira alors comme vous avez surmonté votre handicap durant vos études ou chez les employeurs précédents. Vous montrerez ainsi votre ténacité, votre volonté de « faire comme les autres et même mieux », toujours éléments positifs pris en compte dans l’appréciation d’un recruteur.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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