Chauffeur de maître pour étrangers : Une arnaque classique


Escroquerie pour un poste de chauffeur de maître

chauffeur de maître en 1910

chauffeur de maître en 1910

Cette arnaque fait partie des « classiques » du genre.

Un étranger handicapé ou un couple de touristes étrangers cherchent, soi-disant, un chauffeur, pour se faire conduire à travers la France, pour affaire ou pour visiter.
Très bien payé, bien entendu.

Les phrases sont bien formulées et les conditions sont très attirantes. Hélas ! Il n’y a rien de vrai là-dedans.

Seulement voilà, pourquoi ces pseudo-employeurs vous demandent votre numéro de sécurité sociale et le nom de votre banque ?
Aucun employeur n’a le droit de vous demander votre numéro de sécurité sociale ou votre banque.

Numéro de sécurité sociale

Le numéro de sécurité sociale est totalement inutile pour un contrat de travail, puisqu’il s’agit d’un numéro qui sert uniquement pour les remboursements de frais médicaux et de pharmacie.

Par contre, aux Etats-Unis, c’est l’un des éléments qui prouvent votre identité.
En effet, dans ce pays, vous pouvez dissimuler votre vraie identité sous n’importe quel nom.
Mais, l’équivalent de notre numéro de sécurité sociale ou le permis de conduire sont deux documents qui sont impérativement au vrai nom de la personne.

Cela ne vous semble-t-il pas suspect qu’on vous demande votre numéro de sécurité sociale et nom pas une copie de votre permis de conduire ?
Pour un poste de chauffeur, cela me semblerait plus légitime.
Surtout que, pour être chauffeur de maître, il faut un permis spécial.

Nom de la banque

Le nom de votre banque est tout aussi inutile pour un contrat de travail.
Par contre, un « vrai » employeur vous demandera un RIB pour lui permettre de verser votre salaire sur votre compte bancaire… quand le contrat de travail est signé et pas avant, jamais.

Site de mises en relation

Il existe des sites de mises en relation entre chauffeurs de maître et employeurs.

Ce qui est embêtant, c’est que le faux site a probablement déposé un virus dans votre ordinateur.
Passez votre ordinateur à l’anti-virus de votre choix afin de vous assurer qu’aucun logiciel indésirable ne s’y trouve.

Un tel virus peut, par exemple, transmettre des données personnelles se trouvant sur votre ordinateur, tablette ou smartphone.
Par exemple, avec le nom de votre banque, le virus peut très facilement trouver le mot de passe que vous utilisez pour y accéder parmi tous vos mots de passe enregistrés dans votre machine.
Par conséquent, il serait très judicieux d’en changer au plus vite et surtout de ne pas conserver le mot de passe dans votre ordinateur.

Dénoncez au plus vite cette arnaque au site officiel : internet-signalement.gouv.fr : Mode d’emploi en images

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Sécurité informatique : Supprimer les « faux positifs »


La supervision d’un réseau informatique

supervision de réseau informatiqueDans un réseau informatique, on trouve de multiples outils de supervision du réseau, qui permettent, par exemple :

  • de détecter les intrusions, c’est-à-dire les accès non autorisés au réseau
  • de détecter et de contrer les virus et autres spams
  • de détecter un composant matériel défectueux sur le chemin de câble jusqu’à la prise informatique
  • d’enregistrer toutes les performances inhabituelles
  • de connaître tous les logiciels installés
  • de connaître les comportements non autorisés par la charte informatique, comme l’heure de connexion ou de déconnexion des utilisateurs
  • etc.

Ce sont des dizaines, centaines, milliers d’alertes qui composent les journaux (logs) quotidiens de supervision.

L’analyse de ces alertes détermine le degré de sécurité d’un réseau.
Chaque alerte doit faire l’objet d’une analyse, puis les mesures supplémentaires de sécurité seront prises en fonction des risques révélés par cette analyse.

Les « Faux-positifs »

Un « Faux positif » est une alerte qui s’avère, après examen, une fausse alerte.

Le ratio entre les alertes réelles et sérieuses et les Faux-positifs indique la précision trop élevée, trop faible ou correct des outils de supervision et de prises de mesure.

Le temps perdu à analyser des Faux-positifs est autant de temps perdu pour l’analyse des « vraies » alertes.

Réduire les « Faux-positifs »

Pour réduire le nombre de fausses alertes, voici quelques recommandations :

  1. Avoir en permanence la configuration exacte des systèmes et du réseau
  2. Assurer la formation continue du personnel en charge de la sécurité
  3. Evaluer la fiabilité et l’obsolescence des systèmes de sécurité
  4. Affiner les réglages et paramètres des outils de supervision
  5. Installer les mises à jour des logiciels de supervision
  6. Regrouper les données événementielles identiques et répétitives
  7. Regrouper les événements de sécurité provenant de différentes sources
  8. Rapprocher les alertes de sécurité avec les vulnérabilités des systèmes
  9. Automatiser le traitement de certaines alertes choisies pour leur moindre criticité
  10. Sensibiliser les utilisateurs à la sécurité, notamment sur ce qui est acceptable ou non
  11. Mettre en oeuvre un processus d’amélioration continue
  12. Automatiser les tableaux de bord de la gestion de la sécurité du réseau

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Réseau LAN ou WAN ralenti : Comprendre 1/2
Parefeu : Optimisation des règles
Compétences numériques : Sécurité informatique

4 acteurs de la sécurité informatique
Sécurité informatique : Les scénarii de risques
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Fausses offres d’emploi


Fausses offres d’emploi

fausse offre d'emploi : dégagePuisque Internet est le média principal pour trouver des offres d’emploi, certains arnaqueurs utilisent de fausses annonces pour vous voler.

L’offre d’emploi est même publiée sur des sites les plus consultés, comme celui de Pôle emploi, les réseaux sociaux, les sites d’annonces ou les sites d’emploi (jobboards).

Ces fausses offres sont aussi envoyées directement par mail dans les boîtes-aux-lettres de leurs futures victimes.

Les chômeurs sont les plus vulnérables, notamment ceux qui sont inscrits depuis longtemps comme demandeurs d’emploi à Pôle emploi.

D’un côté, une offre propose un emploi, sans qualification particulière, généralement un travail à domicile, avec des revenus assez élevés pour attirer.

De l’autre, une personne qui cherche un emploi et prête à tomber dans le panneau.

Où commence la vigilance ?

Elle commence avec du bon sens. Si toute peine mérite salaire, est-ce ne rien faire ou presque, sans qualification ni diplôme, mérite un bon salaire ? La puce vous vient-elle à l’oreille ?

Pas encore ?

Si, après avoir cliqué sur le lien, votre ordinateur commence à être ralenti, ou à ouvrir des pages sans votre avis, ou vous annonce un bogue ou encore la mise en place d’un logiciel, cela n’attire toujours pas votre méfiance ?

Toujours pas ?

Et si, on vous demande de remplir un formulaire dans lequel vous allez devoir renseigner, sans même avoir rencontré un représentant de l’entreprise, vos coordonnées bancaires, votre numéro de Sécurité sociale ou/et de carte de séjour, vos codes d’accès à Internet, etc., est-ce suffisant pour vous méfier ?

Et si

On vous demande de l’argent, soi-disant pour des frais de dossiers ou toute autre justification, avant même de signer un contrat, vous êtes toujours aussi crédule, alors méritez-vous ce qui vous arrive ?

Le bon sens nous titille de vous dire que vous avez vraiment besoin que l’on vous mette les points sur les i.

Dans ce cas, il vous reste vos yeux pour pleurer.

Quand vous aurez constaté :

  • un piratage de votre compte,
  • l’utilisation illégale de votre identité,
  • la disparition de sommes d’argent de votre compte,
  • l’absence de contrat de travail,
  • l’inexistence de l’entreprise qui a publié cette offre frauduleuse,

alors signalez votre mésaventure dans le portail officiel de signalement des contenus illicites sur internet !

Philippe Garin

Pour être accompagné (e) dans votre recherche d’emploi, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Arnaques, fraude, virus : Pôle emploi met en garde
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Sécurité des données : Les 7 points capitaux du comportement responsable

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Internet : Naviguer en toute sécurité


Conseils pour surfer sur le net

le bon sens par DescartesUn peu de bon sens

L’envie de cliquer sur une page, une publicité, un courriel, qui propose monts et merveilles, un héritage ou un gain à un jeu mirifique, un emploi très rémunérateur sans rien faire ou presque, de maigrir de 10 kg en 3 jours ou une semaine, etc. est parfois tellement fort que cette technique de pirates, est très répandue.

Avec un peu de bon sens, posez-vous la question de savoir si cela a un sens, si le message ne cache pas une mauvaise intention

Signe d’alerte : langue et orthographe

Quand vous recevez un message en anglais, alors que vous ne parlez pas cette langue, est déjà un premier signe d’alerte. Pourquoi un tel message vous parvient-il alors que vous n’avez rien demandé ?

Un message ou une page avec des fautes d’orthographe flagrantes doit vous sauter aux yeux et vous faire réagir : s’agit-il d’une mauvaise traduction pour imiter un site officiel ou d’une incompétence du rédacteur.

URL et demande de renseignements

De nombreux courriels vous incitent à cliquer sur une pièce jointe ou à répondre à une demande de renseignements sous peine de perdre d’accès à un site. Ce sont des pièges.

Vous risquez de télécharger, involontaire de votre part, un virus avec toutes les conséquences graves pour vous et votre matériel.

Ne transmettez jamais de profil et mots de passe, par mail, en remplissant un formulaire ou par téléphone, surtout si c’est celui qui est dans la demande.

Vérifiez l’URL, « http… »,  du site ou l’adresse mail qui envoie le message. En cas d’incertitude, abstenez-vous. Les menaces d’interruption de service sont vides de sens, sans un courrier postal dans votre « vraie » boîte-aux-lettres.

Vos mots de passe

Trois consignes à respecter :

  1. Changez vos mots de passe régulièrement. Au moins trois fois par an
  2. Créez vos mots de passe avec majuscule, minuscule, chiffre, caractère spécial (surtout les lettres accentuées inexistantes sur les claviers qwerty)
  3. Jamais deux fois le même mot de passe : ne reprenez pas d’anciens mots de passe et utilisez un mot de passe pour un seul site ou compte pour éviter qu’en cas de piratage, vos autres comptes restent protégés

Mises à jour

Plus votre système, Microsoft, Linux ou Apple, est dans la dernière version et plus vous bénéficiez des protections les plus récentes contre les dangers d’Internet.

Privilégiez les mises à jour automatique de votre navigateur et de vos logiciels, même ceux que vous avez acheté sans les télécharger, surtout s’il s’agit de logiciels de sécurité, anti-virus, parefeu, etc.

Analyser votre matériel

Smartphone, tablette et PC ont besoin de protection. C’est pourquoi, lancer une analyse de votre système peut détecter des virus. En effet, il y a un certain temps entre le moment où un virus se propage et le moment où votre antivirus va pouvoir le détecter. Dans cette période, votre matériel peut être infecté et seule une analyse complète permet de détecter toute anomalie.

Philippe Garin

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Quand le canular crie au loup


Hoax : Quand le canular crie trop « au loup »

présence du loup en France en 2014

source : Breizh info

Bien intentionné, l’internaute reçoit un message d’alerte, s’en inquiète et rediffuse l’alerte auprès de ses contacts pour les alerter à leur tour.

Ce genre de canular (hoax) est fréquent et l’information se répand à la vitesse de la lumière sur la Toile.

Lorsqu’il s’agit d’une vraie alerte, a priori, rien de spécial à dire.

Par exemple, certains enlèvements d’enfants ont échoués et le ravisseur appréhendé grâce aux alertes sur Internet.
Sauf que ces alertes sont lancées dans un cadre législatif précis, et suffisamment rares pour avoir l’impact attendu par les autorités compétentes.

Mais, lorsqu’il s’agit d’une fausse alerte, on se laisse prendre ou pas.
Et lorsque cette alerte est répétée, à un moment donné, on se laisse tenter, on se laisse prendre et on s’inquiète.

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Le pire

Avec la répétition de cette fausse alerte ou l’arrivée de multiples fausses alertes, on ne prête alors plus d’attention aux VRAIES alertes, que l’on confond ainsi avec des canulars.

Ce cri « au loup », et l’indifférence qui génère par sa répétition, a pour conséquence que les informations utiles, les vraies alertes, les vrais appels à l’aide sont noyés et pris pour d’autres canulars ou hoax.

Malheureusement, c’est une technique employée aussi par les spams et par les malandrins à l’affut de personnes crédules qu’ils sollicitent pour de fausses affaires ou des dons à des personnes qui n’en ont pas besoin,
ou encore par des personnes qui utilisent de tels messages pour introduire un virus chez l’internaute.

Avec un canular de type « au loup », l’internaute doit rester très vigilant, garder son sang-froid et répondre aux sollicitations de toutes sortes en recoupant préalablement plusieurs sources de confiance, de préférence, des organismes officiels ou à la réputation sans tache.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Sécurité des données : Les 7 points capitaux du comportement responsable


La protection des données en 7 points

la protection des donnéesTous les collaborateurs d’une organisation sont impliqués dans la protection des données dont ils ont connaissance dans leurs activités.

Les 7 points capitaux suivants doivent impérativement être respectés par tous :

1. Préserver la confidentialité des données

Cela ressemble à une évidence et pourtant nombreux sont les collaborateurs insuffisamment sensibilisés aux comportements à adopter et aux outils de protection des données à utiliser.

Il convient donc que chacun se pose la question, systématiquement, pour chaque fichier ou information, du degré de confidentialité et des mesures de protection à prendre.

2. Éviter les abus et la désinformation

En interne ou en externe, les abus vont conduire à une surprotection des données, surtout lorsqu’elles sont banales et non confidentielles. La désinformation part du même principe et peut faire croire à la confidentialité d’une donnée alors qu’il s’agit d’une information banale.

3. Éviter l’atteinte à des droits privatifs

Que ce soit des informations personnelles du collaborateur, protégées théoriquement contre l’intrusion de la hiérarchie, ou des informations professionnelles extérieures à l’entreprise, des droits protègent les informations d’autrui : droits à l’image, droits de propriété, brevets, etc.

4. Protéger l’entreprise de la concurrence et de poursuites judiciaires.

Moins une information est diffusée à l’extérieur et moins il y a de risques d’en informer sa concurrence. La séparation d’un collaborateur indélicat peut conduire à la perte d’information et même à la perte de chiffre d’affaires, sans compter la diffusion de méthodes et techniques employées au quotidien. Toutes informations diffusées ou enregistrées sans autorisation peuvent aussi mener à des poursuites judiciaires, contre l’entreprise ou ses collaborateurs ou anciens collaborateurs.

5. Ne pas implanter de nouveaux logiciels et/ou de nouvelles versions

Tout logiciel installé par un collaborateur dans le système d’informations de l’entreprise est susceptible de provoquer de graves dégâts.

Il peut contenir un virus. Il peut aussi être incompatible avec les autres logiciels installés dans l’entreprise, ou encore faire doublon avec ceux qui existent, surtout lorsqu’il s’agit de versions différentes. Toute suggestion de nouvelles versions ou de nouveaux logiciels est à transmettre au service informatique pour une intégration, dans les règles, et dans le budget, dans le système d’information.

6. Penser aux performances de l’outil informatique et du système de communication

C’est un élément qui sort souvent de la tête d’un utilisateur du système d’information et de communication de son organisation : la performance.

C’est la raison pour laquelle, par exemple, la vidéo en streaming, est interdite dans la quasi-totalité des organisations. Un seul utilisateur peut ainsi mettre à plat le système d’informatique de l’ensemble de l’entreprise car il prend ainsi toute la place disponible sur ce réseau pour faire transiter d’énormes quantités d’informations, pour lui tout seul.

7. Penser à la sécurité de l’outil informatique et du système de communication

Rien de plus bête que de brancher un disque dur externe, ou une clé USB, sur son ordinateur au bureau pour contaminer l’ensemble du réseau de l’entreprise. Pour pallier à cela, une charte informatique, associée au règlement intérieur, définit les droits et les devoirs en termes d’usages à respecter pour assurer la sécurité des données et du système d’information et de communication.

Philippe Garin, plus de 20 ans manager en entreprise

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Sommaire d’une charte informatique


Composition d’une charte informatique

10 conseils de la CNILS’il y a bien un moyen d’encadrer l’utilisation des outils du système d’information d’une organisation, c’est la Charte informatique ou Charte informatique et Internet.

La difficulté pour le responsable de la rédaction d’une telle charte est de savoir quoi y mettre.

Tout d’abord, il y a des règles présentes dans l’entreprise. Certaines sont documentées, d’autres sont simplement appliquées par les utilisateurs, d’autres encore sont laissées à la discrétion de qui veut bien les appliquer.

Or la responsabilité du chef de l’entreprise ET de l’utilisateur est engagée dans la mesure où les actions menées grâce aux outils informatiques de l’entreprise sont répréhensibles par la loi et par la jurisprudence.

Il peut d’agir d’actions de la part ou en direction d’instances extérieures à l’entreprise, particuliers, entreprises, administrations, etc. ou d’actions de l’entreprise contre un salarié ou d’un salarié contre l’entreprise.

Par conséquent, et puisque la loi est peu, mal ou pas connue, il est bon de fixer dans une charte informatique, les règles qui vont régir les usages, les droits et les devoirs de chacun au sein de l’organisation.

Comme chaque charte informatique est unique et définie à l’intérieur d’une entreprise, il est impossible de donner un exemple complet. Cependant, voici un exemple de sommaire d’une charte informatique :

1. Définitions

Rien de plus ennuyeux, pour un document qui sera associé au règlement intérieur, que de contenir des termes, mots ou expression, que seuls des informaticiens peuvent comprendre.

C’est pourquoi, le premier chapitre d’une charte informatique, comme pour d’autres types de documents, doit contenir les définitions du jargon informatique, ainsi que tout acronyme et définitions propres à l’entreprise.

En effet, la charte informatique s’applique à tous les collaborateurs des sous-traitants amenés à travailler avec les outils de l’entreprise. Donc, ils doivent comprendre aussi les termes issus du vocabulaire propre à celle-ci.

2. Accès aux ressources informatiques et services Internet

Les conditions d’accès aux outils informatiques, comme les autorisations à des matériels ou à la manipulation de données sont à décrire dans ce chapitre. On y retrouve les démarches que doit accomplir un demandeur pour un accès au système d’information ou à une partie de celui-ci, ou pour l’installation d’un nouveau logiciel.

3. Règles d’utilisation, de sécurité et de bon usage

Ce chapitre doit contenir tout ce qu’un utilisateur a droit et tout ce qui lui est interdit.

En outre, il doit savoir ce qui est possible sous certaines conditions. Beaucoup de ses règles sont des principes de bon sens, surtout en matière d’utilisation d’Internet. Par exemple, interdiction de regarder la télévision en streaming sur le réseau.

4. Mesures de sécurité et de contrôle, et les responsabilités des informaticiens

C’est dans ce chapitre que sont décrits les moyens mis en place pour la sécurité du système d’information, ainsi que les contrôles auxquelles les actions du personnel, en la matière, sont soumis. Cette description doit rester succincte, bien que complète pour respecter les droits des salariés.

C’est aussi pour cette raison que la responsabilité des informaticiens amenés à installer, maintenir, utiliser ces outils de sécurité et de surveillance, est décrite. Par exemple, l’utilisation de la messagerie professionnelle, peut être supervisée par un administrateur réseau, car il aura mis en place un logiciel anti-spam et sera amené à lire les messages considérés par l’automate comme un spam, pour s’assurer que c’est bien le cas. En aucune façon, il n’aura le droit d’informer toute sa hiérarchie du contenu du mail, quand bien même celui-ci est négatif pour l’entreprise, à l’exception des manquements à la loi par l’auteur du mail.

Rien que cet exemple montre la complexité de la rédaction d’une charte informatique.

5. Rappel des principales lois

Comme la loi contient de plus en plus de droits et de devoirs, les articles de loi sur lesquels se basent les articles de la charte informatique, y figurent, ainsi que les jurisprudences au moment de la rédaction de la charte

6. Sanctions

Comme dans tout texte de ce type, des sanctions sont prévues, comme dans le règlement intérieur, à l’encontre de ceux qui ne respecteraient pas la charte. Les sanctions sont proportionnées à la faute : d’un simple avertissement à la radiation des effectifs pour faute grave.

7. Application

Les modalités d’application de la charte informatique sont décrites dans ce chapitre, à commencer par la date d’application.

Cela concerne aussi les mises à jour de la charte informatique pour tenir compte des changements de la loi, de la jurisprudence, des outils informatiques de l’entreprise et de son organisation interne.

C’est pourquoi, avant sa diffusion à l’ensemble du personnel, elle doit faire l’objet de la même procédure de validation que le règlement intérieur

8. Formulaire d’acceptation

Cette dernière partie de la charte informatique est très importante. Chaque membre du personnel, et de ses sous-traitants, doit s’engager personnellement à la respecter. C’est pourquoi, la charte doit être lue, du début à la fin, individuellement ou à plusieurs selon les modalités décidées par le chef d’entreprise et les représentants du personnel.

Un refus de s’engager au respect de la charte équivaut à refuser de s’engager à respecter le règlement intérieur. Si c’est le contrat de travail qui sert d’engagement au respect du règlement intérieur, c’est aussi le cas pour tout nouveau collaborateur. Cependant, pour ceux qui font partie des effectifs à la date d’application de la charte informatique, leur engagement par écrit est indispensable.

Conclusion

Si vous une charte informatique dans votre organisation, vérifiez son sommaire. Il se peut qu’il soit différent. Merci d’avance de partager avec nous, le sommaire de Votre charte et faites-nous part des différences, svp :

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

Pour en savoir plus :

En complément :

Livret d’accueil sommaire
Appel d’offres : exemple de sommaire
Plan d’un rapport d’audit en entreprise

Surveillance en entreprise : caméra, micro et charte informatique
Démission d’un salarié = fuite d’informations : Comment s’en prémunir
Pare-feu : Filtrage par le parefeu : Tout ou rien

Autres Informatique, Juridique et Management :

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