Tolérance de pannes : Introduction au RAID


Quand un disque dur devient inutilisable

schéma de lecture de 4 disques dursVous est-il déjà arrivé de perdre des données à cause d’un disque dur en panne ?

Avec le temps, la poussière, les ondes électromagnétiques, la chaleur, la surface d’un disque dur, celle sur laquelle sont enregistrés les données et les programmes, s’abime.

De temps en temps, le système d’exploitation vérifie l’état des disques durs, emplacement par emplacement.

Il note ceux qui sont endommagés et les note comme devenu inutilisables afin d’éviter de s’en servir.

Seulement voilà, lorsque l’emplacement contient une information importante d’un fichier de données, un programme ou même un élément du système d’exploitation, l’ordinateur ne sait plus où il en est. Le disque dur devient inutilisable et les données sont inaccessibles.

Panne

Ce scénario devient, avec le temps, de plus en plus probable.

En effet, la couche superficielle du disque dur s’oxyde et le nombre de zones inutilisables augmente très fort.

Un disque dur interne est mieux protégé de l’oxydation à l’air qu’un disque dur externe, néanmoins il est soumis au même processus.

C’est ainsi que la durée de vie sans problème d’un disque dur dépasse rarement quelques années : 3 à 5 environ.

Il convient de changer régulièrement les disques durs ou, du moins, de dupliquer ses données sur de nouveaux disques durs.

Autant, c’est relativement facile pour un particulier, autant c’est parfois très compliqué pour une entreprise dont l’activité est dépendante de la fiabilité de son système d’information, surtout si l’ordinateur en question est un serveur et contient des informations centralisées pour plusieurs utilisateurs à la fois.

La sauvegarde des données consiste à recopier, régulièrement les données sur un autre support de stockage.

L’inconvénient principal de la sauvegarde, c’est le décalage dans le temps entre les informations de la sauvegarde et celles qui sont perdues en cas de crash disque, c’est-à-dire les informations créées ou modifiées depuis la dernière sauvegarde.

RAID

Pour toutes ces raisons, le système RAID a été inventé. Ou, pour être plus précis, LES systèmes RAID ont été inventés.

Il en existe de nombreux. Dans cette série d’articles, nous évoquerons les plus courants.

La tolérance de panne est appelée ainsi lorsqu’un ordinateur peut continuer à travailler malgré un disque dur devenu inutilisable.

Le principe du RAID, ou Redundant Array of Independant Disks, consiste à écrire les mêmes informations sur des disques différents en les codant d’une façon différente selon le type de RAID.

Pour y parvenir une partie du disque dur est réservé au stockage des informations en provenance du ou des autres disques de l’ordinateur. La codification de ces informations permet de stocker les informations en prenant moins de place dans la zone réservée au RAID que dans la zone « normale » du ou des autres disques.

source photo : Wikipédia

Sommaire :

  1. Tolérance de pannes : Introduction au RAID
  2. RAID 1 et 0 contre les pannes de disques durs
  3. RAID 5 contre les pannes de disques durs
  4. Tolérance de pannes : En plus du RAID

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Récapitulatif 18 Sécurité

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Salle informatique : Quelle surface faut-il prévoir ?


Quels critères retenir pour définir la taille d’une salle informatique ?

Trois facteurs sont à prendre en compte pour le calcul de la surface d’une salle serveur :

Salle serveur et armoire

Trop petite

  1. La place disponible pour accéder aux matériels,
  2. La chaleur dégagée et la climatisation à installer
  3. Les autres équipements, notamment de sécurité incendie

1. La place au sol

La surface nécessaire pour une salle serveur dépend d’abord de la taille des matériels à poser au sol, armoires et serveurs.

Sont-ils tous de la même taille ?
Quelle est la hauteur des armoires ?
Que vont-elles contenir ?

Avec des serveurs physiques ou des serveurs virtuels, le volume occupé est différent.
S’il s’agit de serveurs plats qui s’empilent où de serveurs qui se posent côte-à-côte, là encore la place nécessaire au sol va être différente.

En plus de la surface au sol occupée par les armoires et les serveurs, il faut pouvoir accéder aux matériels, par devant et par derrière, surtout pour les serveurs.

En cas de panne, mieux vaut pouvoir accéder aux serveurs par tous les côtés. C’est aussi nécessaire pour avoir de la place pour le technicien qui va brancher le matériel.

2. Le volume à refroidir

La salle informatique est une pièce fermée, donc le seul moyen de faire baisser la température est d’avoir une circulation d’air frais fournie par une climatisation appropriée.
La puissance et donc la taille de la climatisation va dépendre de la taille de la salle informatique et du dégagement de chaleur des matériels, surtout des serveurs.

Si la chaleur est trop importante, alors les matériels seront endommagés.
Seuls un spécialiste de la climatisation est capable de vous indiquer le volume refroidi par ses climatiseurs.
A prendre en compte dans le calcul de la surface de la salle informatique.

Plus la salle est grande et plus la climatisation est coûteuse. Trop grande, elle risque d’être trop onéreuse.

3. Les autres équipements

En plus des armoires et des serveurs, il faut compter la place pour les autres équipements.
Celui qui prend le plus de place est sûrement le système de sécurité incendie.

Les bombonnes de gaz, le dispositif de déclenchement de l’anti-incendie, l’armoire électrique, le câblage et les chemins de câble, prennent de la place.

De plus, si vos besoins actuels sont bien définis, il faut prévoir que ces nombres peuvent augmenter.

Une spécialisation des serveurs, comme un serveur de messagerie, un système de sauvegarde en doublon, un firewall, etc. sont des matériels supplémentaires potentiels, sans compter le volume de stockage et la puissance des matériels pour l’activité de l’entreprise qui augmentent avec les besoins.

Ce serait trop bête de prévoir une salle trop petite pour installer du matériel supplémentaire.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Météo : Les modèles de prévision Arpège et Arome


Les secrets des prévisions météorologiques

grille de prévisions météoVous vous êtes peut-être demandé comment les prévisionnistes pouvaient annoncer le temps qu’il allait faire.

Soulevons un coin du voile de ce métier compliqué et pourtant tellement utile à tous.

De très nombreuses professions dépendent des meilleures prévisions : l’agriculture,  la pêche, le tourisme, la sécurité civile, l’aviation, etc.

Les 4 étapes d’une prévision météorologique

Une prévision se déroule en 4 étapes :

  1. L’observation,
  2. L’assimilation des données observées,
  3. La simulation de l’évolution de l’atmosphère au moyen de modèles numériques,
  4. L’analyse des résultats par les prévisionnistes.

Outils et données

De multiples méthodes et instruments sont utilisés

  • ballons-sondes,
  • mesures des avions, des bateaux, des bouées, des stations terrestres, etc.
  • sondeurs infra-rouges à milliers de canaux sur satellites,
  • sondeurs et imageurs micro-ondes sur satellites,
  • températures et humidités déduites du signal GPS satellite-satellite,
  • vents de surface depuis satellites,
  • humidités déduites du signal GPS satellite-sol,
  • vents déduits d’images satellites,
  • radars-vents à tir vertical,
  • etc.

pour recueillir les données d’observation :

Pour les enregistrer d’une façon cohérente et compréhensible par tous, elles sont placées dans une grille en 3D qui découpe la Terre entière.

Au sol, d’une manière horizontale en carrés de tailles identiques, à l’intérieur d’un même modèle, appelés « mailles« .

L’atmosphère est découpée d’une manière verticale en niveaux, en fonction des lois physiques que l’on rencontre : changements d’état de l’eau (condensation, évaporation, formation des précipitations), de turbulence, de rayonnement ou encore les lois décrivant les nombreuses interactions avec la surface terrestre et même l’espace.

Le modèle de prévision Arpège

Le système Arpège est utilisé mondialement pour les prévisions jusqu’à 4 jours.

La résolution horizontale du modèle Arpège est de 7.5 km environ sur la France et de 35 km aux antipodes.
Le modèle découpe l’atmosphère en 105 niveaux verticaux, avec un premier niveau à 10 mètres au dessus de la surface et un niveau supérieur à 70 km environ.
Le pas de temps est de 360 secondes.

Les données traitées par ce modèle sont, entre autres :

  • le vent,
  • la température,
  • les humidités : vapeur d’eau, eau liquide, cristaux de glace, pluie, neige,
  • l’ozone et les aérosols,
  • les processus physiques : rayonnement, microphysique, processus de surface,
  • les phénomènes sous-mailles : turbulence, convection, ondes de gravité

Le modèle de prévision Arome

Les mailles sont de 1,3 km et il y a 90 niveaux verticaux avec un premier niveau à 5 m au-dessus de la surface.
Le pas de temps est de 50 secondes.

Arome fournit des prévisions très détaillées sur la France et les pays limitrophes, dont :

  • les fortes pluies méditerranéennes (épisodes Cévenols),
  • les orages violents,
  • le brouillard,
  • la chaleur en période de canicule,
  • la température,
  • l’humidité,
  • l’état du ciel.

Chaque maille est caractérisée par un type de surface avec environ 250 écosystèmes : lacs, mers et océans, surfaces urbanisées (villes, aéroports) et surfaces naturelles (végétation).
12 classes de végétation sont également définies : sol nu, rochers, neige permanente, arbres à feuilles caduques, forêt de conifères, parcs et jardins …

Source : Météo France

Philippe Garin, plus 6 ans de vie dans un autre pays

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Open space : Des solutions matérielles


Des solutions contre les nuisances dues à l’aménagement

Open space des années 2010

Open space des années 2010

L’éclairage et les matériaux

Dans l’idéal, un open space dispose d’un éclairage naturel, avec des puits de lumière au-dessus des bureaux individuels.

Or, l’un des avantages d’un open space est la capacité de l’employeur de pouvoir bouger les meubles, par exemple, pour inclure un nouveau collaborateur dans cet espace.

Les puits de lumière ne changent pas de place, les collaborateurs si. Dans ce cas, pour chaque bureau, une lampe permet d’éclairer le plateau du bureau de telle façon que le collaborateur puisse travailler sans avoir d’ombre générée par sa lampe.

Il existe plusieurs matériaux qui permettent de diminuer le bruit, que ce soit pour le sol ou le plafond.

La disposition des meubles

L’emplacement des armoires de rangement permet un cloisonnement entre les bureaux, de même que des panneaux séparateurs. Les choisir de préférence, suffisamment haut pour créer l’illusion d’avoir un pseudo bureau individuel et surtout d’empêcher les collaborateurs de se voir ou même de s’entendre. Ce dernier point est l’une des causes de stress et donc de mauvais rendement et de mauvaise qualité du travail.

Quand la surface le permet et quand l’organisation du travail le permet, il est préférable que les bureaux soient disposés de telle façon que les collaborateurs ne soient pas face-à-face, lorsqu’ils sont assis à leur place. La nature est telle que nous avons toujours l’œil attiré par le mouvement autant que par le son, si minimes soient-ils.

De même, il est préférable d’organiser les chemins de passage entre les bureaux, pour éviter que le trajet de la porte au poste de travail ressemble à un déplacement dans un labyrinthe, à une course d’obstacles, parsemé de dérangements des autres collaborateurs à chaque pas.

L’espace individuel

Pour plus de confidentialité, le travail en commun et les échanges entre collègues se font à l’extérieur de l’open space dans une salle de réunion proche et séparée.

Installer des plantes entre deux bureaux permet de délimiter un espace personnel, de cacher l’autre et d’agrémenter la décoration de l’open space par des éléments de décor apaisants.

Plus l’espace individuel au milieu de l’open space est réduit et plus le collaborateur se sentira mieux et sera efficace dans son travail.

Autre point à mi-chemin entre des solutions physiques et des solutions liées aux personnes, les sonneries des téléphones et de tous autres équipements sonores, comme une cafetière ou un copieur, l’alarme des agendas ou de l’arrivée d’un mail, soient choisies comme produisant un son faible, voire aucun son, sauf le téléphone bien évidemment, qu’il est néanmoins préférable de mettre sur vibreur.

Sommaire :

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Récapitulatif 12 Management
Récapitulatif 12 Organisation

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Règles simples pour convertir des distances, surfaces, volumes, degrés


Conversion rapide des distances surfaces, volumes, degréschaleur_murs_exterieurs

1. Distances

Kilomètres en miles :

Diviser par 3 et multiplier par 2 ou enlever 40%

Miles en kilomètres :

Prendre les premiers chiffres sauf le dernier, le multiplier par 6 ajouter le résultat au nombre du départ ou retirer 60%

2. Surfaces

10 pieds carrés = 1 mètre carré

3. Volumes

900 pieds cubes = 30 mètres cubes

4. Degré

De °C en °F :

Enlever 2, puis multiplier par 2 et ajouter 30

De °F en °C :

Enlever 30, puis diviser par 2 et ajouter 2

Philippe Garin

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