La mise en situation et les soft skills


La mise en situation en entretien d’embauche

De tout temps, les employeurs cherchent des salariés compétents, capables d’utiliser leurs savoir-faire dans leur travail.
De plus en plus, les recruteurs s’intéressent aussi aux fameux soft skills, mot anglais que les francophones ont du mal à appréhender et à comprendre.

Ce sont les soft skills qui sont testés lors des mises en situation durant un entretien d’embauche.

Qu’est-ce que la mise en situation ?

Les modalités vont de la simple question posée par le recruteur au jeu de rôles.

ikea entretien de recrutement

Il s’agit pour le recruteur de confirmer ou de déceler certaines aptitudes comportementales, appelées aussi soft skills, lors d’un scénario proposé au candidat.

Exemple de question posée par un recruteur :

« Vous êtes responsable informatique. Vous recevez un commercial en vue d’en faire un fournisseur. Votre patron vous appelle car son imprimante vient de tomber en panne et exige votre présence immédiate puisqu’il préfère faire appel au responsable plutôt qu’au technicien. En même temps, on vous prévient de l’immobilisation d’une chaîne de montage visiblement à cause d’un dysfonctionnement informatique. Que faites-vous ? »

On voit bien qu’ici, c’est le sens des priorités et la diplomatie qui est en jeu, ainsi que le sens des responsabilités, la prise de décision, la gestion du stress. Autant de soft skills en un seul scénario.

Chacun peut donner la réponse qui lui parait la plus appropriée. Certains vont répondre que les ordres du patron priment sur tout le reste et que l’équipe informatique va s’occuper de la panne à la production. Quid alors du fournisseur potentiel ?

La réponse la plus correcte est :

« Je préviens le commercial, en face de moi, que des urgences m’empêchent de poursuivre la conversation et lui demande de se retirer. J’appelle le patron pour lui dire que je vais m’occuper de son imprimante dès que j’en aurai terminé avec la panne sur la chaîne de production. »

mise en situation dans un entretien d'embaucheLa mise en situation de groupe

Dans le jeu de rôle, la question se transforme en saynète de théâtre. Une fois le scénario expliqué au candidat, il se retrouve face à une troisième personne qui va être son partenaire de jeu. Il s’agit aussi d’un recruteur. Pendant que vous et votre partenaire échangez, le recruteur principal écoute et note vos réactions, votre discours, votre maîtrise.

Par exemple, vous jouez le rôle d’un vendeur de magasin et votre partenaire celui d’un client irascible qui va tout faire pour vous faire perdre votre sang-froid en utilisant une mauvaise foi évidente, voire une attitude provocante et un langage très désagréable.

Pire, la mise en condition à plusieurs.

Certains recrutements font que plusieurs candidats sont convoqués en même temps.

A tour de rôle, chacun va devoir intervenir selon plusieurs scenarii dans un jeu de rôle, où les acteurs intervertissent leurs places ou changent d’attitude.

Ce sont le leadership, l’aisance relationnelle, la réactivité, la gestion du stress, qui sont le plus analysés.

Conclusion

Chaque poste et chaque métier fait l’objet d’une mise en situation. Néanmoins, les plus fréquemment soumis au test de mise en situation sont les commerciaux et les postes de cadres.

La mise en situation est une des méthodes utilisées, au même titre que les tests psychologiques qui servent à déterminer le profil, côté savoir-être, du candidat.

Pour vous y préparer, mieux vaut se connaître, savoir ce dont on est capable. Remémorez-vous les situations de crise auxquelles vous avez fait face et les enseignements que vous en avez tiré.

Consultez vos anciens collègues, pour avoir leurs avis sur vous et votre comportement, ainsi que des personnes ayant un profil proche du vôtre pour savoir à quelles mises en situation elles ont été soumises avant vous. Ça peut toujours servir.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Donnez un coup de jeune à votre CV


Votre CV est-il « has been » ?

CV est l’acronyme de Curriculum Vitae, le chemin de vie, autrement dit le parcours professionnel, agrémenté de quelques informations complémentaires.

C’est ainsi qu’il y a encore une dizaine d’années, on trouvait l’ensemble des postes occupés ou des activités d’indépendant, bien rassemblés, bien classés, avec moults détails sur les responsabilités, les actions menées et les résultats obtenus.

En supplément, on y trouvait les formations académiques de base, des activités extra-professionnelles et quelques autres détails comme sa situation maritale, son permis de conduire, les langues parlées ou comprises.

CV choisi

CV choisi

Tout ça est très bien. Seulement voilà.
La crise économique, l’élévation du nombre de bacheliers, la concurrence forte pour tenter d’obtenir un poste, ont changé la donne.

De plus, le niveau de vie augmentant, les deux dernières générations Y et milléniums ont une approche du monde du travail différente des générations précédentes, avec une meilleure répartition vie personnelle – vie professionnelle.

La conséquence de tout ça est qu’il est grand temps de mettre votre CV au goût du jour, pour augmenter vos chances d’être contacté pour un entretien d’embauche.

Qu’est-ce qui change ?

Le projet professionnel

Tout d’abord, travailler pour gagner de l’argent est insuffisant. Un employeur embauche parce qu’il a un besoin. Soit pour gagner plus d’argent, et développer ses affaires, soit pour combler le départ d’un (e) salarié (e). Jamais pour faire plaisir à un (e) candidat (e).

Il vous faut un projet professionnel. Il s’agit de définir ce que vous voulez faire et de trouver les arguments qui démontrent votre capacité à exercer le métier choisi.

un projet de formation pour une reconversion

un projet de formation pour une reconversion

Votre projet consiste aussi à définir votre cible, c’est-à-dire le type d’entreprises ou d’organisations à qui vous allez envoyer votre CV.
En effet, selon que vous vous adresserez à une TPE, une PME ou à un grand groupe, par exemple, une administration ou une association, que vous acceptez telle ou telle contrainte, vous serez plus ou moins motivé pour y travailler.

L’accroche

L’accroche est devenue indispensable. Elle est le reflet de son projet professionnel.

Placé juste dessous le titre du poste, en tête du CV, l’accroche, sous forme de mots-clés ou en une phrase d’un maximum de deux lignes, voire trois selon la largeur de la page, est là pour donner envie de lire la suite du CV.

Sachant que le nombre de candidat, en réponse à annonce, est énorme, il s’agit d’être synthétique et convaincant en quelques mots.

L’accroche est la réponse à la question : « pourquoi devrais-je vous embaucher ?« .
C’est votre slogan publicitaire !
C’est un résumé de ce que vous proposez à votre futur employeur. Vous y indiquez ou sous-entendez les avantages pour lui de vous prendre dans son équipe.

Les compétences

Placée généralement sous l’accroche, la rubrique Compétences va lister les compétences majeures utilisées ou acquises durant votre carrière jusqu’à ce jour.

carte de compétences transversales

compétences transférables d’un métier à un autre

Comme vous avez beaucoup de savoir-faire, il vous faut choisir celles qui sont utiles pour votre projet, celles qui seront utilisées, potentiellement, dans le poste que vous voulez obtenir.

Les compétences sont généralement regroupées en blocs ou en paragraphes pour distinguer des savoir-faire, soft skills, langues, techniques, numériques, etc.
Vous pouvez même y ajouter des savoir-être ou traits de caractère.

Les expériences

Foin de la longue liste des postes occupés ou de tout ce que vous avez fait dans le passé.

Le recruteur s’intéresse de près à vos cinq dernières années. Les vingt années précédentes lui donne une indication de la variété de postes, d’organisation et de secteurs pour lesquels vous avez travaillé.

Plus vous avez d’années d’expérience et moins les plus lointaines ont de l’importance. Vous pouvez donc les supprimer de votre CV. Et si vous hésitez alors regroupez-les en indiquant qu’il s’agit d’un regroupement de plusieurs postes. En gros, avant l’an 2000.

Les réalisations

Le contenu de chaque expérience va être réduit. Puisque le CV doit toujours tenir sur une page A4, et qu’une partie de la place est occupée par l’accroche et les compétences, il est indispensable de réduire le nombre de réalisations.

Dans certains cas, seuls dates de début et de fin, titre du poste et organisme pour qui vous avez travaillé suffisent. C’est-à-dire aucune réalisation. Elles sont toutes résumées dans les compétences.

Toutefois, ne rien mettre peut décontenancer certains recruteurs, aussi est-il préférable de conserver vos plus belles réalisations, celles qui sont l’illustration de vos compétences, celles que vous mettez à disposition de votre futur employeur. Et vous oubliez les autres.

un CV hors norme

un CV hors norme, TRES hors norme

Le design du CV

Il existe de nombreux modèles de CV sur Internet, la plupart sont gratuits et… inadaptés.
Jolis, oui. Efficace, loin de là.
Néanmoins, ils sont une bonne source d’inspiration pour définir votre propre composition.

Le CV doit faciliter la lecture du recruteur. Ce qu’il cherche, ce sont les mots ou expressions qui sont ses critères de sélection. S’il met plus de cinq secondes à trouver ses marques et à lire ce qu’il cherche, il laissera tomber le CV.

Mettre plein de couleurs, des dessins, des logos, des éléments graphiques, c’est faire perdre un temps de lecture extrêmement précieux.

Faire simple est très souvent le plus efficace. Moins de bling-bling et plus de droit au but.

Le passé au service du futur

Le CV doit inciter le recruteur à décrocher son téléphone et à prendre un premier contact pour se rendre compte si un rendez-vous vaut la peine ou pas.
Cela implique d’orienter son CV vers le futur, vers son offre de service, vers le futur employeur.

Le passé sert de support et les réalisations retenues sont des illustrations de ce que vous proposez, dans la mesure où vous avez les compétences.

Ces quelques règles devraient vous guider dans la révision de votre CV.
Le CV est devenu un outil de marketing de soi et de son projet.

Un coup de jeune lui fera du bien.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Quelles formations pour un CV au top


Quels types de formation pour compléter son CV

Les nouvelles technologies offrent un panel important de types de formation.

à l’heure du télétravail et des besoins des entreprises, il est bon d’ajouter des formations continues dans son CV à la formation initiale.

Les diplômes ont perdu de l’importance qu’ils avaient, puisque tout un chacun peut se former et acquérir des savoirs complémentaires, validés par une capacité professionnelle ou un diplôme.

S’il est pléthore de postes proposés dans le numérique pour combler les lacunes des entreprises, le besoin existe dans d’autres secteurs.

outils métiers

outils métier

La connaissance d’outils métiers, de méthodes de travail, de créativité, d’analyse, est tout aussi importante pour faire la différence face aux candidats concurrents pour un poste à pourvoir.
Il convient donc de se mettre au goût du jour pour rester compétitifs et décrocher un nouvel emploi.

La COVID-19 a changé la donne

L’apparition de la pandémie de Covid-19 a bouleversé le marché de l’économie et donc du travail.

Beaucoup ont découvert des lacunes, les uns dans leur organisation d’entreprise, les autres dans leurs compétences. Les uns et les autres ont été bousculé dans leurs certitudes.

Être plus agile, être capable de réagir plus vite, est devenu un impératif pour les entreprises. Encore leur faut-il des collaborateurs à la hauteur.

Beaucoup, confinés à deux reprises, ont pris du temps pour réfléchir à leur situation. Ils se sont rendu compte de leurs conditions de travail et le rapport vie professionnelle – vie personnelle était déséquilibré.

Pour trouver un autre travail, il faut aussi se remettre en question et se former.

Rendre son CV plus attractif

Les formations continues ont toujours eu un attrait pour les recruteurs. Elles montrent l’intérêt que porte le candidat à son employabilité. C’est pourquoi, les compétences nouvellement acquises doivent être en phase avec les besoins du marché, comme d’habitude.

Ce qui change, ce sont les diverses possibilités de se former, rapidement, sans se ruiner.

formation en ligne

formation en ligne

Après un bilan de compétences et une autoévaluation de votre niveau, vous pourrez faire le point sur ce que vous savez faire et ce qu’il vous manque pour plaire et rassurer le futur employeur.

Le développement personnel est largement couvert par des formations en ligne. Il vous permettra de mettre en avant vos qualités personnelles et vos soft skills dans votre CV.

Pour les savoir-faire, c’est pareil. Du moins, pour la partie théorique.

Quels types de formation

Les plateformes en ligne

Elles sont nombreuses. Conçues en module. Souvent gratuites ou peu coûteuses. Pour tous les goûts et besoins.

Les chaînes de vidéos

S’abonner à un ou des chaînes de vidéos sur un thème précis vous permet d’acquérir des connaissances, pas-à-pas jusqu’à faire de vous un vrai spécialiste du sujet.

se former en ligne

se former en ligne

Se former à plusieurs

La création de groupes d’apprentissage, à distance ou en présentiel, en un nombre limité de participants crée une émulation, un partage des projets communs. La visioconférence et les outils de partage, tels que Teams, facilitent la montée en compétence de chacun.

Les échanges avec des professionnels

Les réseaux sociaux vous permettent de joindre et d’échanger avec des professionnels qui partagent leur savoir et leur savoir-faire avec vous, pour peu que le contact soit positif entre personnes. L’avancement de tels échanges permet un apprentissage de tout ou partie d’un métier, en plus de permettre d’ajouter une référence sur son CV ou son profil LinkedIn ou ailleurs.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Recruteur : 5 questions indispensables à poser aux candidats


5 questions indispensables pour réussir son recrutement

Que ce soit votre métier ou que vous participez occasionnellement à un processus de recrutement, vous faites partie des recruteurs.

Le risque le plus important que vous devez assumer, c’est de vous tromper et de choisir un candidat qui va vous décevoir.

se tromper

se tromper de candidat ?

En entretien d’embauche, un des moyens de mieux connaître les candidats est de leur poser des questions et de jauger leurs réponses, tant orales que non verbales.

1. Pourquoi êtes-vous ici ?

Une question directe amène une réponse directe.

La réaction du candidat va être à la hauteur de sa motivation et de sa préparation à l’entretien.

Elle sera centrée sur lui-même ou orientée vers le poste et l’entreprise.
Elle vous permettra de voir si le candidat s’est intéressé à son éventuel futur environnement de travail.

2. Pourquoi pensez-vous être compétent (e) pour ce poste ?

La réponse vous permettra de savoir si le candidat se connaît bien, s’il connaît ses points forts et ses axes d’amélioration.

compareDe même, vous déterminez le degré d’adéquation entre les besoins de l’entreprise et le profil du candidat.

3. Comment vous voyez-vous ce poste ?

Cette question est déterminante pour esquisser les éventuelles difficultés ou la facilité d’intégration du candidat à l’équipe en place.

La réponse portera sur ses traits de caractère, ses compétences comportementales, ou sur ses savoir-faire, ou encore sur son plan de carrière, ses motivations.

C’est aussi une question pour estimer la durée de présence dans l’organisation. Un candidat bien intégré aura moins envie de repartir rapidement et sera plus productif.

4. Pourquoi voulez-vous quitter/avez-vous quitté votre emploi ?

La réponse sera différente si le candidat est encore en poste ou s’il est en repositionnement professionnel.

au revoir les collègues

au revoir les « ex-« collègues

Néanmoins, le ton qu’il emploiera montrera le contrôle de ses émotions, ainsi que la façon positive ou négative de s’exprimer indiqueront sa façon de décrire sa situation, de l’analyser.

Vous déterminez ainsi s’il est « prêt » à rejoindre la structure ou s’il a encore besoin de faire son deuil de son ancien emploi.

5. Décrivez-nous une situation difficile que vous avez maîtrisée

C’est la même question que « parlez-moi de vos échecs » ou « comment gérez-vous votre stress ? ».

La capacité de réaction, l’inventivité, la communication, employées par le candidat ainsi que le choix de la situation sont autant d’indications qui permettent de déterminer si le candidat a su tirer des enseignements de la situation maîtrisée.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Le syndrome de l’imposteur ou Suis-je à ma place


Ou « Ai-je le droit de postuler ? »

Le Tartuffe ou l'ImposteurLe syndrome de l’imposteur se manifeste dans le monde du travail.

C’est le même sentiment, fugace ou persistant, qui touche la personne qui est en poste, ou celle qui est en recherche d’emploi :
Celui de se sentir trop incompétent (e) pour travailler au poste qu’on occupe ou qu’on aimerait bien occuper.

Le syndrome de l’imposteur touche qui et quand ?

Ce sentiment touche tous les âges, tous les métiers, à tout moment dans sa carrière : du débutant au chevronné.

Cependant, il est plus fort dans les moments importants de changement :

  • Lorsque votre promotion est annoncée,
  • Suite à une critique ou à une série de critiques sur son travail,
  • Réflexion sur un éventuel départ de l’organisation pour laquelle on travaille,
  • Bilan sur sa carrière, ses compétences, ses expériences, ses capacités,
  • Au moment d’envoyer une candidature à un poste,
  • etc.

Certains passent leur carrière entière sans se poser une seule fois la question de savoir si, il ou elle, avait la légitimité d’occuper chacun de ses postes.

Celles et ceux, qui se sentent ou se sont sentis en décalage avec le poste, sont ainsi en fonction des traits de caractère suivants, détectés par des chercheurs de l’université de Gand en Belgique :

  1. Conscience professionnelle,
  2. Névrose,
  3. Amabilité,
  4. Franchise,
  5. Extraversion,
  6. Perfectionnisme,
  7. Satisfaction au travail,
  8. Engagement envers l’entreprise

Pourquoi ?

L’autocritique et le perfectionnisme sont les principales sources du syndrome de l’imposteur.

Ajoutez une bonne dose de manque de confiance en soi, et vous avez les ingrédients du doute sur ses capacités et sur le fait d’avoir ou de postuler au « bon » poste.

Dans une description de poste et au cours de l’entretien d’embauche avec le supérieur hiérarchique, il existe des différences ou des lacunes dans le profil du postulant ou du salarié par rapport au « candidat idéal », défini par l’employeur.

Ce sont ces points faibles, ces lacunes, ces manques qui donnent le sentiment inconfortable de prendre la place de quelqu’un de plus qualifié.

Ben alors ?

C’est se méprendre sur la démarche de recrutement.
Si vous êtes à ce poste, c’est que le recruteur a estimé que vous êtes capable, par vous-même ou par des formations internes ou par un coaching interne, de combler les compétences absentes ou lacunaires.

C’est ce qui vous donne une marge de progression.
C’est là qu’interviennent les fameuses Soft Skills ou compétences comportementales, celles qui vous permettent de vous perfectionner et donc de remplir vos missions au mieux pour vous et pour l’entreprise.

Se débrouiller tout (e) seul (e) ou demander de l’aide sont deux possibilités pour apprendre et mettre en œuvre ce qu’il faut pour répondre à la confiance de votre manager et de votre employeur.

Certaines tâches sont plus compliquées que d’autres.
Considérez-les comme des épreuves, des obstacles à franchir avec succès, grâce à votre esprit et à votre habilité à agir au mieux.

Dites-vous bien que si vous avez ce poste, c’est que vous le valez bien, même si, parfois, vous en doutez.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Les 4 étapes pour le recruteur AVANT la rédaction d’une offre d’emploi


Les étapes principales interne en entreprise avant une offre d’emploi

all you need is loveUn processus de recrutement dans une organisation est pris en charge par la ou le responsable des ressources humaines.
Dans les structures importantes, le processus est confié à une ou un chargé (e) de recrutement.

Il s’agit d’un processus en 4 étapes commun avant de rédiger une offre d’emploi qui correspond au poste à pourvoir.

Les voici :

1ère étape : Pourquoi ?

La première étape consiste à définir le besoin.

C’est plus que de répondre à la demande de la direction, du patron ou d’un autre chef de service.

La première question est celle du pourquoi.

Il y a des réponses évidentes lorsqu’il s’agit de remplacer un (e) salarié (e) qui quitte l’entreprise et dont le travail nécessite des compétences absentes parmi les autres salarié (e)s ou une répartition de la charge que ses collègues sont dans l’impossibilité d’assurer.

Pour une création de poste, il faut savoir la motivation et connaître la politique globale de l’entreprise ou de l’association.

Le surcroit de travail, de nouveaux produits ou services, ou encore l’installation d’un nouvel établissement pour être plus proches de ses clients ou fournisseurs sont les raisons les plus fréquentes.

2ème étape : Quoi ?

Lorsqu’une fiche de poste existe déjà, il convient de vérifier les aménagements éventuels qui tiendront compte de la situation.

Des tâches en plus ou en moins, selon le besoin du responsable du service concerné.

Dans une création de poste, sans équivalent dans la structure, implique de liste les principales responsables et tâches à effectuer par le ou la futur (e) salarié (e)

Le meilleur moyen est de prendre en considération le (la) responsable du besoin. Il ou elle va décrire ce qu’il espère de sa ou son futur (e) collaborateur (trice).

3ème étape : Comment ?

Pour exécuter les diverses tâches, le ou la futur (e) salarié (e) va devoir posséder un certain nombre de compétences.

Le (la) chargé (e) de recrutement va donc définir le (la) candidat (e) idéal (e), chez qui toutes les compétences seront réunies.

Il s’agit, avant tout, de savoir-faire, de savoirs et de savoir-être, adaptés au poste.

Le niveau de compétences intervient alors.
Par exemple, la dextérité et la capacité de taper sur un clavier sont fortement réclamées chez un (e) assistant (e) de direction, moins pour son ou sa supérieur(e) hiérarchique. Inversement, la capacité à manager une équipe est évidemment plus forte chez le (la) cadre que chez sa ou son assistant (e).

4ème étape : Les critères de sélection

Dernière étape avant de rédiger une offre d’emploi, la définition des critères de sélection.

C’est la partie la plus compliquée du travail du (de la) chargé (e) du recrutement.

Sachant que toutes les compétences ont peu de chance de se retrouver dans un profil, il faut définir celles qui sont éliminatoires ou nécessaires et celles qui sont facultatives.

Un savoir manquant peut être compensé par une formation donnée au (à la) futur (e) collaborateur (trice).

Un manque d’expérience et donc de maîtrise d’une compétence peut être compensé par un (e) tuteur (trice) interne, responsable de l’évaluation du résultat avant la fin de la période d’essai.

Dans les deux cas, des personnes qui postuleraient auraient encore une chance, sous réserve que ces savoirs et expériences soient nécessaires sans être éliminatoires.

Il en est de même de la formation de base, scolaire, universitaire, apprentissage, etc., avec ou sans diplôme.

Parmi les critères de sélection qui prennent de plus en plus d’importance au sein des Ressources Humaines, les savoir-être et comportementaux ou soft skills.

C’est pourquoi, il est indispensable de les lister aussi.
Cependant, ils apparaissent rarement dans l’offre d’emploi.

D’autres critères de sélection viennent de la politique interne de l’entreprise.
Par exemple, la proximité du lieu d’habitation au lieu de travail, les disponibilités horaires, la fourchette de salaire, etc.

Une fois toutes ces étapes franchies, la recherche des candidat(e)s démarre avec le budget dédié à ce projet.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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CV, lettre de motivation, entretien : La part des choses en pourcentage


Le point sur la situation en 2019

helloWork logoL’enquête annuelle 2019 de HelloWork donne un éclairage sur les pratiques et la perception des recruteurs et des candidats sur les processus de recrutement.

Des recrutements plus difficiles

Quand il y a pléthore de candidats, il est plus facile d’éliminer les profils les moins intéressants.

Est-ce le début de l’effet papy-boomer ou les seniors sont plus nombreux que les jeunes pousses ?

En tout cas, il est plus difficile de recruter parce que, du point de vue de 53% des recruteurs :

  • 67% des candidats sont plus sollicités
  • 55% pensent que les candidats sont moins nombreux
  • 40% des candidats sont plus exigeants

Le CV

50% des CV sont éliminés dès les premières 30 secondes passées sur chacun d’eux.

67% des recruteurs « rattrapent » des CV dans la pile des CV qu’ils viennent de rejeter.

Le CV se doit donc d’être synthétique, clair, lisible, esthétique, moderne.

Les motifs de rejets des CV sont :

  • 87% des CV sans chiffre dans les réalisations
  • 78% des CV avec des fautes d’orthographe
  • 71% des CV avec des expériences différentes de celles demandées
  • 50% des CV sont mal présentés et suppriment l’envie de les lire

La lettre de motivation

La lettre de motivation ou lettre de candidature a encore toute sa place, malgré une baisse de lecture.

Il est donc important, pour 52% des recruteurs de bien la rédiger car

  • 41% des recruteurs lisent toutes les lettres de motivation
  • 45% des recruteurs lisent parfois les lettres de candidature
  • 14% seulement des lettres de motivation sont laissées de côté

L’entretien d’embauche

Plus précisément, les entretiens d’embauche car

  • 55% font passer 2 entretiens aux finalistes
  • 32% leur font passer 3 entretiens

Seuls 27% des recruteurs posent des questions piège !

Les motifs de rejets lors des entrevues d’embauche sont :

  • 70% la nonchalance
  • 69% l’arrogance
  • 62% le manque d’hygiène
  • 47% l’incapacité à répondre aux questions
  • 38% la méconnaissance de l’entreprise qui recruter

Savoir-faire et savoir-être

Les compétences sont la base des décisions en matière de recrutement : Le candidat doit d’abord être capable de faire le travail qui lui sera demandé, s’il est embauché.

À noter que 96% des recruteurs considèrent les soft skills ou compétences comportementales comme facteur important dans leur choix.

Source : HelloWork

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Pour en savoir plus :


En complément :

Appliquer le RGPD dans le recrutement : Mode d’emploi
Recherche d’emploi efficace 1/2 : Bien se préparer
Faire une bonne impression en entretien d’embauche

Recherche d’emploi : Atout et qualité
Emploi : Se renseigner sur l’entreprise qui recrute
Pôle emploi : Les services pour les plus de 50 ans

Autres Emploi :

Récapitulatif 19 Emploi

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De l’importance des centres d’intérêt sur un CV


Les centres d’intérêt sur un CV 1/2

Interdit sur le CVVoir la suite dans cet article.

S’il y a bien une rubrique du CV qui mérite de s’y arrêter, c’est bien celle des Centres d’intérêt, appelée aussi Loisirs ou Activités extra-professionnelles.

Elle est devenue l’une des plus regardées, au même titre que les compétences, qui sont, désormais, regroupées dans une rubrique à part.

Quels centres d’intérêt ?

Dans le cadre professionnel, vous agissez pour l’organisation qui vous embauche.

Dans le cadre de la vie privée, ce que vous faites de votre temps, est du ressort de votre propre désir, de vos habitudes de vie, de vos convictions.

Votre personnalité ressort de vos activités extra-professionnelles.

Si vous êtes sportif ou, simplement si vous entretenez votre corps, vous montrez que vous prenez soin de vous, pour être en forme.

Un salarié en forme est un salarié plus productif qu’un autre, avachi ou qui baille à longueur de temps, ou encore qui est incapable de suivre le rythme imposé par son travail.

Une activité artistique, danse, musique, dessin, théâtre, etc., montre un esprit créatif, de l’imagination, de la dextérité ou/et de l’éloquence.

Avoir une vie sociale, dans un club ou une association, montre que vous vous intéressez aux autres et que vous y prenez du plaisir par le partage et/ou l’entraide.

Toutes ces centres d’intérêt vous permet de montrer votre appétence pour autre chose que regarder la télévision, lire des livres, jouer à des jeux en ligne.

Pourquoi cet intérêt pour vos loisirs ?

Donner des Centres d’intérêt sur son CV permet :

  1. De montrer la cohérence entre ses loisirs et sa personnalité.
    Les traits de caractère ou soft skills se retrouvent dans ses passe-temps, ses hobbies.

  2. De se démarquer des autres candidats.
    Vos activités extra-professionnelles sont les vôtres. C’est leur combinaison qui vous rend unique.

  3. De trouver un point commun avec le recruteur.
    Un loisir partagé avec le recruteur et celui-ci sera dans de meilleures conditions pour votre candidature.

  4. De (dé)montrer certaines compétences.
    Toutes les compétences perdues au cours de sa carrière ou gagnée grâce aux activités extra-professionnelles sont autant d’atouts pour votre candidature.
    Vous le démontrer par vos centres d’intérêt.

  5. De « vous décoincer », vous sentir plus à l’aise en entrevue d’embauche,
    puisque vous vous exprimez sur ce qui vous intéresse. Encore faut-il avoir indiqué des centres d’intérêt qui en sont vraiment.

Voir la suite dans cet article.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Recrutement : La place du numérique


Le numérique dans le recrutement : Comment ça ?

la place du numérique dans le recrutementL’arrivée du numérique (en français) ou digital (en anglais) dans les organisations a changé l’approche et les moyens de recrutement.

1. L’image de marque ou marque employeur

Avant même de songer à recruter, l’organisation, entreprise ou association, se doit de donner une image attrayante pour faire venir à elle les meilleurs talents.

Pour cela, le marketing et la communication digitale passent par les médias que sont :

  • Les sites des organisations,
  • Les évènements qui figurent dans les actualités en ligne,
  • Une activité soutenue dans les réseaux sociaux.

2. La recherche de profils adéquats

Quand une entreprise se met à chercher des profils pour exercer les responsabilités et effectuer le travail du poste à pourvoir, elle se sert aussi d’outils numériques.

Par exemple, la consultation des profils de potentiels candidats dans les réseaux sociaux, les Cvthèques des Jobboards ou de Pôle emploi ou encore de l’Apec.

3. Les offres d’emploi

Lorsque, après avoir vainement cherche un profil approprié pour le poste, l’entreprise décide de publier une offre d’emploi, elle le fait avec les moyens numériques à sa disposition :

  1. Sa page ou son site de recrutement qui contient l’ensemble de ses offres d’emploi,
  2. Les sites de Pôle emploi ou de l’Apec,
  3. Les sites d’emploi ou jobboards.

4. Au cours du recrutement

L’analyse des candidatures se fait au travers de programmes informatiques, qui scanne les CV à la recherche de mots-clés que l’employeur souhaite trouver car indispensables ou nécessaires pour le poste, compétences ou/et savoir-faire, les soft skills.

Fin l’analyse graphologique, ce sont les tests de personnalités en ligne qui ont le vent en poupe.

Les entretiens ont lieu via Internet, Skype, Hangouts et autres liaisons audio et vidéo, ou encore par l’intermédiaire de vidéos différées où le candidat enregistre sous forme d’une vidéo ses réponses à un questionnaire qui est lui-même une vidéo avec les questions, accessible en ligne.

5. La prise de décision

Répondre positivement ou négativement à un candidat prometteur parmi les derniers candidats est une affaire de décision collégiale.

Les outils informatiques sont nombreux pour :

  • Le partage d’agendas
  • L’enregistrement des réponses des candidats aux questions-clés du poste
  • Les comparaisons entre les profils et par rapport aux critères de sélection
  • Le suivi du recrutement : coût et délai
  • Les correcteurs d’orthographe
  • etc.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Prendre du recul : Une évolution positive


Prendre du recul : Une évolution positive

prendre du reculLa capacité à prendre du recul est une qualité personnelle ou compétence douce (soft skill).

Cela évite des réactions trop brusques et inadaptées à la situation.

Quand un événement arrive, il y a la réaction émotionnelle naturelle qui vient en premier.
Cette réaction est spontanée et est en fonction de son caractère et de son éducation.

Puis, en quelques fractions de seconde, la raison intervient pour nous dire si nous avons bien réagit ou l’inverse, ou nous retient pour nous empêcher de réagir d’une manière inappropriée.

Toujours quelques fractions de seconde plus tard, jusqu’à quelques secondes, notre raison nous fait trouver la « bonne » réaction.
Bonne ou mauvaise car la réaction est influencée par la compréhension de la situation.

Un exemple pour bien comprendre

Pour bien comprendre cela, il faut s’imaginer se trouver avec un enfant dans un magasin qui se met à faire un caprice.
La réaction émotionnelle va être de le faire taire, peut-être avec une tape ou un cri contre lui.

Puis, notre raison nous dit que frapper un enfant ou crier après un enfant est une mauvaise chose et nous décidons de laisser tomber cette réaction.

La réaction va être ensuite différente selon le moment :

  • Prendre l’enfant dans ses bras,
  • Céder à son caprice,
  • Lui expliquer qu’il est impossible de satisfaire à son caprice,
  • etc.

Peu importe, en tout cas le pire a été évité.

Suivre sa tête ou suivre son cœur ?

Le recul, c’est la possibilité de choisir entre différentes réactions que notre raison nous propose.

Pour la tête, c’est la logique et le raisonnement qui vont primer, c’est avoir un cerveau gauche.

Pour le cœur, c’est l’intuition et les sentiments qui vont décider, c’est avoir un cerveau droit.

Nous sommes tous un peu les deux, parfois plus analytique parfois plus sensible, avec toujours une préférence naturelle pour un côté ou l’autre.

Un bon manager prend du recul

Lorsque vous avez une équipe à encadrer, avant de pousser des cris en disant que le travail était mal fait, rassemblez les informations nécessaires avant de décider.

À un poste de responsabilité, vous devez impérativement réagir en toute connaissance de cause.

Prendre du recul évite de dire ou de faire des bêtises.

Pas trop de recul

Attention à réagir à temps.

Quand on prend trop de recul, on risque de laisser penser à l’autre que l’on est incapable de réagir correctement, c’est-à-dire de décider de la réaction à prendre.

Comme tout ce processus prend généralement moins d’une seconde, c’est l’expérience qui nous aide.

Au début de sa vie, professionnelle ou personnelle, le processus est un exercice qui demande la capacité à évaluer les différentes options, donc à envisager ces options.

Avec de l’expérience, on utilise inconsciemment le passé pour trouver une réaction la plus appropriée possible.

Par contre, le manque d’expérience nous propose qu’une seule option ou zéro.
Zéro signifie que l’on reste bloqué sans savoir comment réagir.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Recrutement : 12 soft skills ou compétences douces les plus demandées


Les soft skills de plus en plus demandées

Dans une lettre de motivation, en entretien et même dans le CV, il est devenu incontournable de citer ses compétences liées aux traits de caractère, et à la façon dont on se comporte à son poste de travail.

S’il est important de s’en préoccuper en période de chômage, il est plus facile de la faire quand on est encore en poste.

12 softs skills par Philippe garin

Voici 12 de ces « compétences douces » appréciées par les employeurs :

1. Sens de l’organisation

Notamment en France, un candidat ayant un sens fort de l’organisation retiendra plus l’attention du recruteur.

Savoir s’organiser dans un pays réputé, à l’étranger, pour être brouillon, malgré les performances économiques de la France, est un atout.

Chaque chose à sa place, une place pour chaque chose

Même si les tables sont encore encombrées en quittant le travail.

2. Motivation

Montrer son envie de travailler pour l’organisation auprès de laquelle, le candidat postule, est valorisant pour l’entreprise, le recruteur et … le candidat.

L’intégration sera d’autant facilitée que le candidat est motivé.
D’où l’importance de la séduction de l’organisation auprès des candidats, ce que l’on appelle aussi l’image de l’organisation.

3. Rigueur

Citée souvent parmi les points faibles du candidat, dans le sens de l’exagération de la rigueur, c’est-à-dire l’exigence.

Comme le contraire est le laxisme, il est facile de comprendre qu’il vaut mieux assurer la qualité de son travail.

Faire vite et bien

est inculqué aux enfants à l’école, bien que la rigueur de perdre dans la laxisme qui laisse passer beaucoup de fautes d’orthographe.

4. Enthousiasme

L’arme la plus forte d’un débutant est son enthousiasme pour le poste, la responsabilité, les tâches à effectuer, le travail en équipe.

L’envie forte de démontrer que l’on a les capacités d’assumer les charges du travail alors que l’on manque d’expérience fait toujours bonne impression sur les recruteurs.

5. Axé sur le résultat

Être axé sur le résultat, c’est agir en fonction du résultat attendu : financier, organisationnel, qualité, recherche d’information, etc.

Les employeurs apprécient les candidats qui pensent comment atteindre les objectifs fixés par l’organisation, notamment les entreprises.

6. Gestion du temps

Gagner du temps, optimiser le temps disponible pour exécuter les tâches qui composent son travail.

Cette qualité implique une organisation du cerveau qui prend en compte le maximum de facteurs, qui a une vision d’ensemble de ce qu’il y a à faire et réalise efficacement son travail.

7. Persévérance

Avoir un objectif et tout faire pour y parvenir.
Il y a des situations où il faut être persévérant, parce que les relations commerciales sont difficiles ou parce que le résultat attendu met longtemps à venir.

La persévérance est une qualité recherchée par les employeurs, particulièrement quand le poste implique des négociations difficiles.

8. Capacité à résoudre les problèmes

Cela paraît tellement évident que les candidats oublient souvent qu’ils sont là aussi, sinon surtout, pour prendre en charge des imprévus.

C’est là que prend l’importance de la capacité à résoudre les problèmes.
La recherche de solution est un gage de réussite dans sa carrière.

9. Confiance

La confiance est à deux sens : La confiance en soi et la confiance dans les autres.

Un candidat qui montre de la confiance en soi est un candidat qui connaît ses limites. Il doit juste trouver comment l’exprimer devant l’employeur, ou le recruteur.

La confiance dans les autres dépend de l’organisation pour laquelle le candidat souhaite travailler. C’est un avantage dans les structures qui dépendent d’informations venant de l’extérieur de l’organisation. Par exemple, dans le domaine médical.

10. Assiduité

Être là, à son poste, pour répondre aux besoins de sa hiérarchie, de ses clients ou de ses fournisseurs ou partenaires.

Montrer que l’on est disponible, présent, ponctuel toujours et à chaque fois qu’un événement exceptionnel arrive, permet au futur patron de dire qu’il peut compter sur son (sa) salarié (e).

11. Sociabilité

Point important pour l’harmonie des collaborateurs entre eux et avec la hiérarchie, être sociable, s’entendre bien avec les autres, permet de raccourcir la durée de l’intégration et de développer une atmosphère de travail propice à l’efficacité et à la productivité.

Un gros point fort pour l’organisation.

12. Curiosité

Rares sont les métiers où la curiosité est absente. Il y a toujours quelque chose à découvrir.

À notre époque d’Internet et du foisonnement d’informations, être curieux permet d’apporter deux avantages à son organisation : rester dans le coup et développer ses activités.

Conclusion

L’ordre de ses quelques soft skills est différent d’une personne à l’autre.

Il est impossible de les mettre toutes dans son CV ou sa lettre de motivation.

Toutefois, ces compétences douces peuvent faire la différence en entretien d’embauche, en entretien d’évaluation, en cas de promotion espérée.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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