Productivité : Une question de temps ou d’énergie ?


Ce n’est pas une question de temps, c’est une question d’énergie

énergie Dans son activité professionnelle, chacun a des tâches à effectuer. Selon le métier, ces tâches sont très diverses. Cependant, elles ont toutes un point commun, elles produisent un résultat.

Sommaire :

  1. Principe de Pareto ou principe des 80-20
  2. Si être productif signifie être égoïste, alors soyez égoïste
  3. Ce n’est pas une question de temps, c’est une question d’énergie
  4. Démarrez seulement lorsque vous êtes vraiment prêt
  5. Laissez-vous guider par sa paresse permet de trouver le chemin le plus facile
  6. Faites ce qui permet d’avoir un résultat le plus rapidement
  7. Ralentissez quand vous pensez qu’il faut le faire
  8. Finissez rapidement, souvent, sans rechercher la perfection

Le temps passé à exécuter sa tâche est la mesure commune de nos sociétés pour la rémunération des salariés. Nos contrats de travail contiennent une durée légale et un montant fixe de salaire.

Certains ont des primes ou une partie variable de la rémunération basée sur les résultats obtenus.

Par contre, si les cadres ont aussi un contrat de travail avec des conditions de durée de travail et de rémunération, ils sont jugés en fonction de leur mission, peu importe le temps qu’il y passe, alors que les non-cadres sont payés en « heures supplémentaires » lorsqu’ils dépassent la durée prévue.

Les pauses

La question des pauses durant la journée de travail ou la semaine, pause-café, pause-pipi, pause repas, etc. est source de conflits sociaux ou de simples grognements lorsque le règlement intérieur de l’entreprise ou le chef est trop souple ou trop ferme.

Le point de vue de chaque salarié sur la pause des autres est toujours plus sévère que sur ses propres pauses. Celles des autres sont toujours trop longues ou trop fréquentes, à moins que l’on juge mal ceux qui n’en prennent presque jamais.

La productivité en est affectée

Pour un travail intellectuel comme pour un travail manuel, l’énergie dégagée pour produire le résultat de ses actions dépend de la concentration à son travail plus que du temps que l’on y passe.

Bien souvent, la fin de la journée arrive sans que l’on soit parvenue à faire tout ce qui était prévu : la liste des tâches effectuées, dans la qualité ou la quantité attendue, s’est moins réduite qu’envisagée. Le temps a été mal estimé ou des interruptions ont généré un décalage dans le temps.

Avec une concentration d’énergie sur son travail, sans distraction par les autres ou par des évènements extérieurs à la tâche, permet une meilleure productivité. Sa tâche sera exécutée, peut-être dans la durée prévue, sans dépassement de temps, et le résultat produit sera plus élevé que si la concentration avait manquée. Le nombre d’anomalies, d’erreurs ou d’idées, sera plus important.

Rechargez vos batteries

Faire des pauses, boire et s’alimenter légèrement, permet d’éliminer les facteurs de distraction en les concentrant sur certains moments de la journée. Une bonne gestion du temps permettra de séparer le temps réservé à des tâches qui demandent une forte concentration et du temps pour les autres tâches et les pauses.

Cela commence avant de se mettre au travail et même avant d’être sur le marché du travail. L’énergie et la concentration sont des valeurs indispensables dans l’apprentissage et la formation dès la maternelle, pour tous les enfants scolarisés.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Démission d’un salarié = fuite d’informations : Comment s’en prémunir


Les entreprises font-elles trop confiance dans leurs employés ?

Pour travailler, le salarié a besoin d’accéder, de manipuler et d’enrichir les données de l’entreprise.

fuite d'information

Information copiée

Dans chaque service, à chaque poste de travail, chacun a besoin d’une partie des informations sur les produits et les services, les chiffres et les perspectives, les formules et autres recettes ou plans de fabrication, les données sur les employés, les clients et les fournisseurs, les partenaires et sous-traitants, etc.

La fuite d’information est une copie, totale ou partielle, des informations qu’un salarié effectue en dehors de l’entreprise à des fins personnelles. Lorsque ces informations sont transmises à un concurrent ou à un état, c’est de l’espionnage industriel, scientifique, économique.

Lorsque ces informations sont conservées par le salarié pour s’en servir lui-même, cela peut créer de la concurrence directe, une violation de brevet ou une alerte sur les pratiques et les personnes à l’intérieur de l’entreprise.

Il se peut aussi que les informations retenues par le salarié aient un impact mineur ou aucun impact sur l’entreprise elle-même, et qu’elles ne servent qu’à fournir des connaissances indirectes au salarié.
Par exemple, des méthodes de travail personnel, des formulaires vierges, l’art de faire de bonnes présentations, un lexique professionnel, un mode d’emploi de logiciels du marché, etc.

Ces informations forment une base de connaissances à partir d’informations issues de l’entreprise. Elles aident le salarié à progresser, sans compromettre la confidentialité et le respect dus à l’entreprise.

Comment empêcher une fuite d’information ?

De grosses sommes sont investies chaque année dans des systèmes de protection des données informatisées dans les entreprises.
Dans le meilleur des cas, l’accès aux données est contrôlé par des dispositifs physiques ou logiciels, qui identifie la personne ou la machine qui tente d’accéder aux données et en refuse ou en accorde l’accès.

Là où un intrus est repoussé, un salarié est autorisé. Il convient alors de restreindre son accès aux données dont il a besoin dans le cadre de son travail et uniquement ces informations-là.
Une alerte devrait retentir en cas de tentative d’accéder à des données autres que celles auxquelles il a droit.

Quant aux données mises à la disposition du salarié, les moyens de copies peuvent restreindre le risque de fuite : interdiction ou contrôle de l’usage de copieurs et d’imprimantes, traces de toutes les manipulations des données informatisées, interdiction ou contrôle de toutes les copies informatiques des données, sur disque dur, clés, Internet, etc.

Néanmoins, il reste toujours la possibilité au salarié d’effectuer des copies, dans le cadre de son travail.
De plus, il existe des informations de l’entreprise qui ne sont pas informatisées. Par exemple, les idées, les échanges verbaux, les réflexions sur un sujet précis.

La surveillance en entreprise est limitée. Les contrôles sont souvent inexistants ou mis en place au moment de la démission du salarié. Or celui-ci a tout le temps d’effectuer des copies d’information les jours ou les semaines qui ont précédé sa démission.

L’efficacité de tous les systèmes de protection des données est peu testée et mise en pratique.

Sensibilisation et engagement du salarié

La prévention du risque de fuite d’information passe par une sensibilisation du salarié, de son entretien d’embauche au jour de son départ. Régulièrement, une à deux fois par an, des rappels au respect des règles doivent avoir lieu.

Le salarié doit savoir ce qui encourt en cas de fuite. Il doit les connaître pour l’entreprise et pour lui-même. Il doit également participer activement à la prévention des fuites par d’autres salariés de son entourage professionnel à l’intérieur de l’entreprise.

L’entreprise doit disposer et mettre en place des règles de bon usage des informations.
La charte qui contient ces règles est à joindre au règlement intérieur de l’établissement. Ces règles font préalablement l’objet d’une information auprès des représentants du personnel et du personnel lui-même.

Toutes les règles doivent être lues et transmises aux salariés, directement ou par l’intermédiaire de panneaux d’affichage.

Le salarié doit s’engager, par écrit, avec date et signature, à respecter les règles de la charte du bon usage des informations, appelée souvent charte informatique lorsqu’elle ne contient que des règles concernant l’usage des données informatisées et des moyens informatiques.

Si un salarié refuse de signer, c’est comme s’il refusait d’appliquer le règlement intérieur de l’entreprise et peut alors être soumis aux mêmes sanctions.

Rappel : le règlement intérieur est déposé à l’inspection du travail, la charte l’est donc aussi. Chaque modification de l’un ou de l’autre implique de déposer la nouvelle version à l’inspection du travail.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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