Grain de beauté ou cancer de la peau ? : La méthode ABCDE


A quoi ressemble un mélanome ?

grain de beauté ou mélanomeLes grains de beauté apparaissent sur la peau, dès la naissance.
Ils sont totalement inoffensifs.

Cependant, si votre attention est attirée par un grain de beauté, c’est que quelque chose est différent.

C’est là qu’il faut s’interroger.

Se poser les bonnes questions

  • Ce « grain de beauté » est-il récent ?
  • A-t-il changé récemment ?
  • A-t-il saigné sans cause apparente ?

En cas de réponse positive, il convient d’observer de près ce qui ressemble à un grain de beauté et qui pourrait être un cancer de la peau, ou mélanome, débutant.

La méthode d’observation ABCDE

Les 5 lettres donnent la méthode d’observation d’une lésion cutanée qui pourrait se révéler un cancer :

A = Asymétrie : un grain de beauté est de forme arrondie ou ovale, alors qu’un mélanome a une forme irrégulière

B = Bord : les bords d’un grain de beauté sont réguliers, alors que des bords irréguliers laissent à penser à une lésion maligne

C = Couleur : La couleur d’un grain de beauté est toujours la même, celle d’un mélanome change et peut même avoir plusieurs couleurs à la fois

D = Dimension : La taille d’un grain de beauté est petite ou grande, elle reste invariable, tandis qu’un changement de taille est un mauvais signe

E = Extension ou Évolution : Une lésion qui évolue est potentiellement autre chose qu’un banal grain de beauté

Conclusion

Si vous avez répondu oui à ces questions et que votre observation de près vous fait douter, alors consultez un médecin au plus vite.

Si, en plus, vous avez des antécédents familiaux, qu’un membre de votre famille a déjà été diagnostiqué comme porteur d’un cancer, il faut demander une consultation à un médecin.

Un mélanome pris dans son stade le plus précoce peut facilement être opéré et supprimé, avant qu’il ne se diffuse en métastases dans le reste du corps.

Philippe Garin

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Météo : Les modèles de prévision Arpège et Arome


Les secrets des prévisions météorologiques

grille de prévisions météoVous vous êtes peut-être demandé comment les prévisionnistes pouvaient annoncer le temps qu’il allait faire.

Soulevons un coin du voile de ce métier compliqué et pourtant tellement utile à tous.

De très nombreuses professions dépendent des meilleures prévisions : l’agriculture,  la pêche, le tourisme, la sécurité civile, l’aviation, etc.

Les 4 étapes d’une prévision météorologique

Une prévision se déroule en 4 étapes :

  1. L’observation,
  2. L’assimilation des données observées,
  3. La simulation de l’évolution de l’atmosphère au moyen de modèles numériques,
  4. L’analyse des résultats par les prévisionnistes.

Outils et données

De multiples méthodes et instruments sont utilisés

  • ballons-sondes,
  • mesures des avions, des bateaux, des bouées, des stations terrestres, etc.
  • sondeurs infra-rouges à milliers de canaux sur satellites,
  • sondeurs et imageurs micro-ondes sur satellites,
  • températures et humidités déduites du signal GPS satellite-satellite,
  • vents de surface depuis satellites,
  • humidités déduites du signal GPS satellite-sol,
  • vents déduits d’images satellites,
  • radars-vents à tir vertical,
  • etc.

pour recueillir les données d’observation :

Pour les enregistrer d’une façon cohérente et compréhensible par tous, elles sont placées dans une grille en 3D qui découpe la Terre entière.

Au sol, d’une manière horizontale en carrés de tailles identiques, à l’intérieur d’un même modèle, appelés « mailles« .

L’atmosphère est découpée d’une manière verticale en niveaux, en fonction des lois physiques que l’on rencontre : changements d’état de l’eau (condensation, évaporation, formation des précipitations), de turbulence, de rayonnement ou encore les lois décrivant les nombreuses interactions avec la surface terrestre et même l’espace.

Le modèle de prévision Arpège

Le système Arpège est utilisé mondialement pour les prévisions jusqu’à 4 jours.

La résolution horizontale du modèle Arpège est de 7.5 km environ sur la France et de 35 km aux antipodes.
Le modèle découpe l’atmosphère en 105 niveaux verticaux, avec un premier niveau à 10 mètres au dessus de la surface et un niveau supérieur à 70 km environ.
Le pas de temps est de 360 secondes.

Les données traitées par ce modèle sont, entre autres :

  • le vent,
  • la température,
  • les humidités : vapeur d’eau, eau liquide, cristaux de glace, pluie, neige,
  • l’ozone et les aérosols,
  • les processus physiques : rayonnement, microphysique, processus de surface,
  • les phénomènes sous-mailles : turbulence, convection, ondes de gravité

Le modèle de prévision Arome

Les mailles sont de 1,3 km et il y a 90 niveaux verticaux avec un premier niveau à 5 m au-dessus de la surface.
Le pas de temps est de 50 secondes.

Arome fournit des prévisions très détaillées sur la France et les pays limitrophes, dont :

  • les fortes pluies méditerranéennes (épisodes Cévenols),
  • les orages violents,
  • le brouillard,
  • la chaleur en période de canicule,
  • la température,
  • l’humidité,
  • l’état du ciel.

Chaque maille est caractérisée par un type de surface avec environ 250 écosystèmes : lacs, mers et océans, surfaces urbanisées (villes, aéroports) et surfaces naturelles (végétation).
12 classes de végétation sont également définies : sol nu, rochers, neige permanente, arbres à feuilles caduques, forêt de conifères, parcs et jardins …

Source : Météo France

Philippe Garin, plus 6 ans de vie dans un autre pays

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Débutant : 6 conseils pour réussir son entrée sur le marché du travail


Bien débuter dans le monde du travail

Premier jour de travailPasser d’un environnement « protégé » des études, avec ou sans diplôme, au monde du travail, implique de comprendre et de s’adapter à l’inconnu.

Les embûches sont nombreuses. A l’heure où la génération Y commence à se faire pousser par la suivante, encore plus critique vis-à-vis des modes de management rencontrés dans les entreprises, plusieurs conseils s’avèrent nécessaires pour réussir son intégration.

1. Se faire à l’idée de devenir « grand (e) »

Le monde du travail est celui des adultes. Quel que soit son âge, travailler, c’est passer de l’adolescence insouciante à l’âge des responsabilités, avec les avantages et les inconvénients qui vont avec.

Le débutant se tournera auprès de son environnement hors du contexte professionnel pour faire part de ses sentiments et ressentiments. Se tourner vers un collègue ou son chef suppose de rester dans des questions professionnelles. Les états d’âmes positives ou non sont à « externaliser ».

L’autonomie pour le logement, les trajets, les repas, la vie affective, accompagne l’autonomie dans le travail.

2. Se faire à un environnement multiforme

Avant, son environnement est homogène : même âge, mêmes préoccupations, mêmes intérêts, même humour, des types de relations interpersonnelles connus.

Après, le débutant découvre des personnes de tous les âges, de toutes origines et de toutes formations, de tous types de caractères et de visions du monde et du travail, des relations très variées avec les autres.

3. Se faire à l’idée que les autres « savent »

Une attitude qu’ont beaucoup de jeunes diplômés est de croire que leur formation leur permet d’être opérationnels dès leur arrivée dans leur premier poste.

La réalité se révèle différente. Les autres salariés ont de « l’expérience ». Ils ont appris leur métier et ses subtilités sur le tas, dans la pratique. De nombreux postes font l’objet de formations continues ou sont occupés par des personnes sans formation. D’ailleurs, le débutant va découvrir des tas de métiers dont il n’avait jamais entendu parler, sauf s’il a eu la chance d’y effectuer un stage.

Même les collègues qui exercent le même métier ont des trucs et astuces que le débutant doit apprendre.

4. Se faire à l’observation et la surveillance

Chefs, collègues, partenaires, clients, fournisseurs, tous observent, analysent, critiquent ou conseillent le débutant. Une nouvelle tête les intéresse. Au débutant de se montrer sous son meilleur jour et de montrer ce dont il est capable.

Se sentir surveillé (e) et savoir que cette première période d’essai est favorable à une séparation prématurée, signe d’échec, est générateur de stress, comme tout ce qui est inhabituel.

5. Se faire aux habitudes de la « maison »

La « maison » est l’entreprise et non plus le domicile de maman et papa, ce nid où l’on pouvait se réfugier quand quelque chose allait mal.

Le style de management, l’ambiance, les rituels des salariés et du patron, sont à apprendre le plus vite possible. Le débutant sera soumis à des conseils donnés par ses collègues et aussi à des ragots ou des opinions très diverses, y compris de la part des mauvaises langues. Il va lui falloir faire la part des choses.

Le choix de ses vêtements, de son aspect physique, coiffure, barbe, maquillage, accessoires va se trouver influencé par l’entreprise et le poste occupé. Pas question de rester campé (e) sur ses habitudes précédentes, sauf si elles sont les mêmes, ce qui est extrêmement rare.

6. Se faire remarquer « en bien »

La capacité d’adaptation des débutants est forte. L’envie de montrer ce dont ils sont capables également. En très peu de temps, bien encadré, un débutant va devenir opérationnel rapidement.

Des erreurs sont inévitables, les sanctions doivent être adaptées. Apprendre de ses erreurs est un leitmotiv qui accompagne tout salarié tout au long de sa carrière, alors autant s’y faire tout de suite.

L’entreprise a parié sur le débutant et sa capacité à appréhender son poste et à devenir productif selon les espérances de l’employeur.

Le débutant va se faire remarquer en réalisant, jusqu’au bout, d’une manière la plus autonome possible, en suivant toutes les règles de l’entreprise, avec humilité, qualité et efficacité, sans heurt avec les autres, les tâches qui lui sont confiés.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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CNV Communication non Violente : les 4 étapes de l’OSBD


La Communication non violente

Le bonhomme OSBDLa Communication non violente ou CNV est un processus de communication qui passe par une prise de conscience de ses sentiments avant la communication.

La CNV fait appel à l’empathie et au refus de juger l’autre en faisant appel à l’observation la plus objective possible, en parlant de ce que l’on ressent, durant la communication, à la place d’un jugement.

La CNV permet de favoriser le dialogue entre deux interlocuteurs, par une écoute volontaire du message reçu quelle que soit sa manière de s’exprimer et celle de son interlocuteur.

OSBD, les 4 étapes de la CNV

  1. Observation :
    pour décrire la situation d’une manière la plus objective possible, avec des mots neutres, pour un partage de l’information sans ambiguïté ni jugement

    « Quand tu fais [ça] …

  2. Sentiments et attitudes :
    pour exprimer les sentiments et attitudes suscités dans cette situation

    … je me sens [de cette manière] …

  3. Besoin :
    pour expliciter ses besoins qui conduisent aux sentiments et attitudes exprimés

    … car j’ai besoin de [x] …

  4. Demande :
    pour émettre une demande à son interlocuteur, claire et formulée positivement

    … j’aimerais que tu fasses [telle action].»

Par exemple :
Ne dites pas : « Tu te laisses aller », qui exprime un jugement.
Dites :
« Depuis plusieurs jours, tu ne sors plus », qui montre un fait observable

Évitez les mots « tu », « vous », « les autres », car il s’agit alors souvent d’un jugement plus que l’expression d’un sentiment

Retour positif

La communication reste non violente tant que le retour négatif à message émis par son interlocuteur laisse le demandeur ouvert à la communication.
Si, au contraire, il perçoit le refus à sa demande avec un sentiment négatif alors la communication se ferme.

Il y a un cercle vertueux à la Communication Non Violente, car l’attitude sereine d’un interlocuteur va engendrer une attitude plus bienveillante de l’autre, par imitation inconsciente, même après avoir exprimé des sentiments négatifs.

Amusez-vous bien !

Philippe Garin

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Recruteur : Les bonnes questions en entretien d’embauche


7/7 Les bonnes questions

Parler …

les bonnes questions
Lors d’un entretien d’embauche, le recruteur pose des questions auxquelles le candidat répond. Il lui arrive aussi de répondre aux questions du candidat lorsque celui-ci en pose.

Sommaire :

1 La passion et l’enthousiasme
2 La richesse de la personnalité
3 La curiosité de bon aloi

4 Tout est dans le détail
5 La lumière intérieure et extérieure
6 Audace, ambition ou provocation

7 Les bonnes questions

Souvent, c’est le recruteur qui doit solliciter son interlocuteur pour lui faire poser des questions. Si le recruteur fournit trop d’informations sur l’entreprise et le poste, le candidat n’a plus de questions à lui poser, alors il perd le bénéfice de faire parler le candidat.

et faire parler

Le bon partage du temps de parole est 1/3 du temps pour le recruteur et 2/3 pour le candidat.

Il existe deux techniques utilisées par le chargé de recrutement pour provoquer la conversation et permette l’écoute et l’observation. Exemples :

  1. Donner un ordre : « parlez-moi de vous », « racontez-moi ça plus en détail »
  2. Poser des questions ouvertes ou fermées : « quels sont vos points faibles ? »,
    « envisagez-vous de déménager ? »

Pendant l’entretien d’embauche, le recruteur doit avoir le CV devant les yeux. Il est préférable qu’il le parcoure une nouvelle fois avant le rencontrer le candidat.

Faire raconter son CV au candidat permet de le laisser s’exprimer. Seulement, cela peut prendre du temps, surtout quand le candidat a une longue carrière derrière lui où quand il a changé fréquemment d’employeurs.

Trop peu n’en faut

Le recruteur doit choisir, compte tenu du temps prévu pour l’entretien, les points sur lesquels il souhaite mettre l’accent et obtenir des informations complémentaires de la part du candidat.

Là encore, plus de niveau hiérarchique du poste est élevé, plus les questions seront orientées sur le contenu des actions et projets menés, des responsabilités et des initiatives prises, du rapport avec ses collaborateurs ou/et collègues.

Sincérité et doute

De même, il est intéressant pour un recruteur de connaître les motifs des départs successifs. Il est indispensable de savoir s’il s’agit de savoir si le départ est au candidat lui-même, pour des raisons personnelles ou professionnelles, s’il s’agit de départ volontaire ou non.

En cas de doute sur la sincérité des réponses, le recruteur hésitera à retenir le candidat. Son rôle consiste à vérifier la véracité des informations transmises par le candidat. Un contrôle de référence sera nécessaire pour lever les doutes ou les confirmer.

Références

Dans ce cas, deux possibilités existent. La plus simple est de prendre contact avec les personnes nommées par le candidat durant l’entrevue. Cela évite de chercher des noms et des numéros de téléphone. L’autre consiste à le faire sans prévenir préalablement le candidat ou en l’avertissant que c’est le recruteur qui choisira qui appeler. La meilleure personne à même de parler du candidat est son chef direct. Il y a aussi le responsable des ressources humaines des anciennes sociétés pour lesquelles le candidat à travailler.

Toutefois, le recruteur préfère éviter de prendre de tels renseignements. Il privilégiera un candidat clair, précis, responsable, qui a tiré le meilleur de ses erreurs passées pour éviter de les reproduire ou encore dont les motifs de départ sont crédibles ou/et facilement vérifiables.

Honnêteté

Face à un candidat honnête, le recruteur se doit aussi d’être honnête. S’il envisage de repousser sa candidature, il devra en faire part à la fin de l’entretien ou juste après, pour libérer le candidat et lui permettre de se positionner sur un autre poste.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Entretien d’embauche : Les lumières


5/7 La lumière intérieure et extérieure

La lumière naturelle

limière au plafond
Un élément dont le recruteur doit tenir compte, autant que le candidat, lors d’un entretien de recrutement, est la lumière.

Selon que la météo donne un soleil d’été radieux ou une pluie tenace dans un ciel très sombre, le moral du recruteur autant que celui du candidat, sera affecté.

Sommaire :

1 La passion et l’enthousiasme
2 La richesse de la personnalité
3 La curiosité de bon aloi

4 Tout est dans le détail
5 La lumière intérieure et extérieure

6 Audace, ambition ou provocation

7 Les bonnes questions

Nous avons, tous, tendance à nous sentir mieux lorsque l’éclairage naturel est lumineux et à nous sentir plus renfermés quand le ciel est noir.

La lumière artificielle

C’est pourquoi, le recruteur doit pouvoir apporter de la lumière artificielle dans le bureau où a lieu l’interview. Pour un meilleur échange, l’éclairage devra être équitable entre les deux parties. Un entretien d’embauche n’est pas un interrogatoire de police où le « suspect » a la lumière dans les yeux alors que les policiers sont dans la pénombre.

Cette question de l’éclairage naturel ou artificiel est généralement réglée par une lampe au plafond directe ou indirecte.

La lumière venant de l’intérieur

Le plus important se situe dans l’échange de regard et la luminosité du visage des deux interlocuteurs.

L’objectif du recruteur est de mettre le candidat dans les meilleures conditions pour pouvoir l’observer, le voir, l’entendre et se forger une opinion sur sa candidature et ses chances de réussite dans le poste à pourvoir. Les conditions matérielles réunies, le chargé de recrutement pourra se concentrer sur le candidat. Il pourra ainsi voir si ce dernier est renfrogné ou si son visage s’éclaire d’intérêt ou de convoitise pour le poste et l’entreprise.

Les émotions sur le visage

Le recruteur pourra aussi distinguer les différentes expressions faciales du candidat. Les émotions sont transmises par les expressions du visage, entre autres. Seuls les joueurs de poker professionnels sont à même de garder une expression neutre d’un bout à l’autre d’un entretien. Il est rare qu’un joueur professionnel soit recruté.

Le travail du recruteur sera facilité par une combinaison de questions – réponses et d’observations muettes. S’il fait lui-même transparaître certaines émotions sur son visage, il mettra en confiance plus rapidement le candidat en face de lui. Son objectif est de mettre le candidat le plus à l’aise possible afin d’abattre les barrières qui l’empêcheraient de découvrir la personnalité du candidat.

L’effet miroir

L’instinct d’imitation fera en sorte qu’à chaque sourire du recruteur, le candidat répondra par un sourire. Un visage fermé du chargé de recrutement créera une réponse avec une expression fermée d’inquiétude de son interlocuteur.

Le changement dans les expressions faciales du recruteur provoque ainsi des changements dans celles de son vis-à-vis. Ils lui serviront à déterminer celles qui sont les plus fréquentes chez l’autre. Selon le besoin dans les relations interpersonnelles pour tenir le poste à pouvoir, le choix du recruteur se fera aussi en fonction des expressions corporelles du candidat.

Philippe Garin

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Recrutement : le choix se fait par les détails


4/7 Tout est dans le détail

La sélection

détail d'une aile de moustique
Après avoir sélectionné les CV, lu les lettres de motivation et convoqué les candidats à un entretien d’embauche, le recruteur se retrouve avec plusieurs candidats dont, a priori, les compétences sont celles recherchées.

Sommaire :

1 La passion et l’enthousiasme
2 La richesse de la personnalité
3 La curiosité de bon aloi
4 Tout est dans le détail

5 La lumière intérieure et extérieure

6 Audace, ambition ou provocation
7 Les bonnes questions

Il devra, certes, approfondir et obtenir des renseignements complémentaires sur l’étendue des connaissances et des compétences de chaque candidat, tout autant que découvrir leurs personnalités et vérifier ceux qui pourraient s’intégrer à l’entreprise.

L’observation

C’est pourquoi, le travail d’un recruteur est facilité par un sens aigu de l’observation.

Les détails sont importants. Que ce soit dans le choix des mots et les attitudes des candidats, dans la façon dont les candidats sourient ou serrent la main, tout est bon à prendre. La tenue vestimentaire du candidat est aussi importante que le profil sur le CV.

Les candidats se ressemblent, puisqu’il est attendu qu’ils aient les compétences nécessaires pour tenir le poste et qu’ils aient une personnalité qui leur permettent de travailler au poste pour lequel ils postulent. Alors le recruteur va devoir retenir les candidats sur des critères supplémentaires.

Des détails pour choisir

Une tâche sur la veste, un bouton mal boutonné, une odeur corporelle ou de parfum trop prononcé, la sueur dans le cou, le regard fuyant ou la poignée de main trop molle, donnent une impression négative, dès le départ.
Un bon recruteur va observer ces détails, entre autres, et décidera s’ils sont à retenir ou à mettre de côté pour retenir le candidat.

Seulement voilà, entre un candidat tiré à quatre épingles et un candidat dont la tenue manque de goût ou mal coiffé, le recruteur sera influencé dans son choix par le candidat qui lui aura fait la meilleure impression.

Il suffit d’un regard, d’un sourire, d’un mot ou d’une phrase, pour que le chargé du recrutement change d’opinion sur un candidat.

La phase finale de l’entretien d’embauche

La courte période de raccompagnement du candidat jusqu’à la sortie est un bon moment pour permettre au recruteur de faire une remarque sur le détail qui l’a dérangé durant l’entretien. Le but du recruteur est d’affiner ou de changer son impression en fonction de la réponse du candidat. Le candidat, plus détendu, répondra plus facilement.
Il pourra se mettre à sourire ou à rire, en donnant une explication sur les conditions qui l’ont amené à avoir les cheveux en bataille ou un mauvais mélange de couleur de ses habits.

Cette très courte période de quelques secondes peut aussi permettre au recruteur d’approfondir son analyse de la personnalité, de la motivation, de la sérénité du candidat et d’avoir l’opinion du candidat sur sa prestation de communication durant l’entrevue d’embauche.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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