Migrer un parc informatique sur une nouvelle version de système d’exploitation


Changer de version de système dans une entreprise

système informatiqueL’informatique fait partie de ses technologies qui évoluent rapidement.

A peine une version de système d’exploitation est-elle installée dans les serveurs qu’il faut préparer la prochaine migration.

Les performances de l’entreprise sont liées aux performances de son système d’information et donc de toute son infrastructure informatique.

Les coûts induits par un changement imposé par les fabricants d’ordinateur et autres matériels représentent une part importante des dépenses d’une entreprise, surtout lorsqu’il s’agit d’une entreprise de services, comme une banque ou une assurance.

Comment gérer un tel grand projet, sur des lieux multiples, pour que tout se passe bien ?

Première étape : un inventaire

il convient tout d’abord d’avoir un inventaire complet de toutes les machines concernées : matériels et logiciels.
Comme elles ne vont pas être changées ou évoluées en même temps, il va falloir travailler par lieux et par lots, ce qui est la bonne démarche.

L’objectif premier est la continuité du service.
Une fois la procédure rodée, de préférence sur un petit nombre de machines dans un lieu le moins critique possible, elle pourra être étendue et améliorée au fur et à mesure des changements.

L’équipe de projet étendue

L’équipe de projet sera composée de personnels locaux et d’une équipe mobile (ou plusieurs selon le nombre de lieux).

L’équipe locale sera en charge de l’installation de la nouvelle version.
A elle de préparer le personnel utilisateur des éventuelles perturbations et de préparer un plan de secours en cas d’incident en cours de migration.

L’équipe mobile devra être capable de conseiller l’équipe locale dans la procédure et en cas d’incident pour trouver le plus vite possible une solution aux problèmes éventuels.

Changer ou garder le matériel

Deux cas se présentent :

    • Remplacement des ordinateurs incapables de supporter le nouveau système
    • Conserver les ordinateurs, quitte à les faire évoluer, par exemple en ajoutant de la mémoire

Les vérifications de bon fonctionnement

La migration en tant que telle est techniquement de la routine.

Par contre, il y a des tests de bon fonctionnement à faire après réinstallation de tous les logiciels utilisés.
Plus ils sont nombreux et plus le contrôle du bon fonctionnement des logiciels sera long.

De plus, les logiciels doivent être compatibles avec la nouvelle version.
Généralement, c’est le cas, mais parfois le fournisseur du logiciel ou vos développeurs devront mettre en place une nouvelle version du logiciel, compatible.

Mieux vaut avoir prévu suffisamment de temps, de disponibilité des compétences et un budget pour cette partie du grand projet.

Documentation et communication

Il est impératif de rédiger une documentation pour les techniciens, par l’équipe mobile pour pallier à toute erreur dans la migration.

Par ailleurs, il faut une communication à destination des responsables et des utilisateurs avec dates précises des interventions.
Lire la suite dans ce second article

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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L’électricité dans la salle informatique


Salle informatique : Au courant

électricité dans la salle informatiqueLumière !

La lumière de la salle informatique est produite uniquement par des tubes au néon ou autres lampes à gaz inertes pour éviter tout risque d’accident.

Prévoir aussi un éclairage de secours en cas de panne de l’éclairage ordinaire.

Sommaire :

Les mesures de protection de la salle informatique

  1. Porte spéciale
  2. Dispositif anti-incendie
  3. Climatisation
  4. Électricité
  5. Armoires, câblage, serveurs
  6. Divers autres équipements

Armoires et prises

C’est dans la salle informatique que doit se trouver la ou les armoires électriques avec les fusibles.

Systématiquement, tous les équipements présents dans la salle informatique, y compris les prises électriques, doivent être branchés à la terre. Chaque prise doit avoir son fusible.

Le nombre de prises électriques doit être suffisamment important pour pouvoir installer tous les équipements électriques à installer dans la salle informatique au présent et au futur, de telle façon que chaque câble d’alimentation électrique ait sa propre prise sans avoir besoin d’installer de multiprises.

Les prises électriques doivent être réparties géographiquement dans la salle informatique. En cas de risque d’inondation fort, à une certaine hauteur. Dans le cas très majoritaire, au sol, dans le faux-plancher. De préférence les prises sont à proximité des armoires informatiques, tout en prévoyant d’en avoir un peu partout, puisque l’emplacement des armoires informatiques peut changer avec le temps et les besoins de l’organisation.

Coupure d’électricité : Aïe ?

Une coupure générale de l’électricité dans le bâtiment doit laisser intact l’alimentation électrique de la salle informatique. C’est pourquoi, l’autonomie de l’installation électrique doit être garantie.

Les personnes, habilitées à pénétrer dans la salle informatique, d’y pénétrer, grâce à leurs cartes ou badges magnétiques, ce qui suppose que le lecteur de carte soit alimenté par l’électricité de la salle informatique, doivent pouvoir déconnecter et arrêter tous les équipements contenus dans la salle, sans perte de fonctionnalités ni de données.

Onduleur

Le courant dit « soutenu » est signalé par une couleur rouge du fond des prises électriques. Il s’agit de prise dont l’alimentation passe par un onduleur. L’onduleur est un appareil qui reçoit en entrée l’électricité du secteur, comme tout autre appareil électrique, bien que souvent il s’agisse de courant triphasé. En sortie, l’onduleur produit un courant « propre », c’est-à-dire sans fluctuation et permanent.

En cas de rupture de l’alimentation générale, les batteries de l’onduleur, génératrices d’électricité, prennent automatiquement le relais. La durée de vie des batteries et donc leur nombre et la taille de l’onduleur dépend de la quantité d’appareils électriques présents dans la salle informatique.

La durée doit être suffisante pour que les personnes habilitées accèdent à la salle informatique pour arrêter tranquillement tous les équipements.

L’onduleur doit faire l’objet d’une maintenance annuelle et les batteries doivent être vérifiées et changées régulièrement.

L’onduleur assure une continuité de la fourniture d’électricité limitée dans le temps, c’est pourquoi, un autre dispositif s’ajoute pour une protection de longue durée, à savoir un générateur ou groupe électrogène.

Groupe électrogène

Le générateur est installé à l’extérieur du bâtiment où se trouve la salle informatique. Il est connecté à la salle en amont de l’onduleur de façon à ce qu’il se déclenche automatiquement lorsque les batteries de l’onduleur se sont vidées.

Le groupe électrogène a sa propre réserve de carburant, elle-même protégée des intrus et de toute action néfaste. Cette réserve doit permettre d’assurer une alimentation sur plusieurs jours voire plusieurs semaines.

La durée d’une utilisation continue du groupe électrogène dépend de la durée d’approvisionnement en carburant de ses réserves. En théorie, dans un environnement où l’approvisionnement est facile et régulier, le groupe électrogène pourrait fonctionner des années durant.

Comme tous les dispositifs de sécurité, le groupe électrogène doit faire l’objet de maintenance régulière et de test de bon fonctionnement.

Philippe Garin, plus de 20 ans manager en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Le Cloud computing : un nouveau business modèle pour réduire le TCO informatique


Le Cloud computing : un nouveau business modèle pour réduire le TCO informatique

Parce qu’aujourd’hui maîtriser ses dépenses est devenu pour les entreprises un leitmotiv implacable, les DSI se doivent de satisfaire les objectifs de leurs dirigeants en proposant des stratégies et des méthodes pour réduire les coûts, tout en améliorant le fonctionnement de l’entreprise. Afin d’obtenir un bon équilibre entre coûts et performances, les entreprises utilisent donc des méthodes telle que le Total Cost of Ownership (TCO Coût Total de Propriété) qui permet de déterminer les coûts directs et indirects d’un produit ou d’un système

Voyons ensemble ce que recouvre cette notion, et dans quelles mesures il est aujourd’hui possible d’envisager une réduction de ce TCO en utilisant les dernières technologies sur le marché.

Qu’est-ce que le TCO informatique ?

Le Cloud Computing pour réduire le TCO informatiqueLe concept du TCO a été utilisé dans une multitude de domaines, notamment pour les systèmes d’information et les systèmes informatiques depuis la fin des années quatre-vingt. De nombreuses méthodologies et outils informatiques ont ainsi été développés afin de quantifier l’impact financier du déploiement d’un produit tout au long de son cycle de vie : achat, installation, maintenance et évolutions.

Le TCO informatique comprendra donc les coûts tels que les coûts des logiciels et matériels informatiques, nécessaires au déploiement et à l’utilisation d’une application (réseau, serveurs, stations de travail, installation et intégration des outils, frais de licences et de garanties, migration ou risques), les dépenses opérationnelles y afférant (surfaces pour les infrastructures, énergie électrique, tests, indisponibilités ou dégradations des performances, sécurité et moyens de sauvegardes, formation, audit, assurance, temps de gestion des services dédiés), et les dépenses à long terme (remplacement, dépenses pour mises à jour (upgrades) ou changements d’échelle).

Il comprendra également tout ce qui concerne les coûts de formation et de support utilisateur, les coûts liés à une mauvaise utilisation des outils ou encore, les coûts liés aux indisponibilités du service.

Comment réduire le TCO ?

Parmi les technologies les plus attendues par les DSI, il en est une qui se prête particulièrement à la réduction du TCO, le Cloud Computing. En effet, le Cloud Computing permet de ne plus avoir à assumer la propriété d’une partie, plus ou moins importante, de l’infrastructure et de sa maintenance.

On distingue actuellement trois types de services de Cloud : L’Infrastructure en tant que Service (IaaS – Infrastructure as a Service), les Plateformes comme Service (PaaS – Platform as a Service) et les Applications en tant que Service (SaaS – Software as a Service)

Quelles réductions du TCO informatique peut-on espérer avec le Cloud ?

Dans le cas d’un service de type IaaS, le fournisseur de service Cloud prend à sa charge la virtualisation, les matériels serveurs, le matériel de stockage et de préservation des données et l’ensemble de l’infrastructure réseau. Autant de postes sur lesquels le client pourra réaliser de sérieuses économies (surfaces, maintenance, etc.).

Dans le cas d’un service PaaS, le fournisseur « Cloud » prendra, en sus, à sa charge, les logiciels serveurs, le gestionnaire de bases de données, l’intégration de l’architecture orientée services (SOA) et les runtimes (logiciel de lancement, en français).

Enfin, pour un service de type SaaS, le fournisseur se chargera aussi des applications, qui tourneront à distance pour le client et dont les mises à jour et tests seront réalisés par le fournisseur du service lui-même.

Dans le cas du déploiement d’une application en tant que service, les facteurs de diminution du TCO atteignent jusqu’à 40%, selon l’institut de recherche IDC (International Data Corporation). Et, lorsque le client tient à conserver la maîtrise de ses applications et souhaite alléger sa facture sur la seule infrastructure, le facteur de diminution peut aller jusqu’à 44%. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par la ville de Bergheim, en Allemagne, qui a analysé les coûts annuels engendrés par les postes de travail, sur une durée de sept ans. Il en a été ainsi conclu que les coûts annuels pour un poste de travail de type client léger (=sans disque dur local) s’élèvent à 44% de moins que pour un poste de travail PC décentralisé.

Avec un marché qui devrait atteindre 1 milliard de dollars en 2014, le Cloud est en phase d’adoption par les entreprises. S’agit-il d’un effet de mode, où les bénéfices sont-ils bien réels ? En attendant la confirmation de cette tendance, il faut savoir que les grandes institutions cautionnent déjà le Cloud. C’est, par exemple, le cas de la Commission Européenne, qui a réalisé une étude sur le sujet en 2011, et qui voit dans le Cloud le moyen de rendre les PME européennes plus compétitives et de faire baisser la facture énergétique. Il semblerait donc que le Cloud soit un nouvel eldorado capable de faire réaliser aux entreprises de réelles économies !

Auteurs : Nathalie Gonzalves et Jérôme Chapeau, Ivision

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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