Alerte au piratage 2/2


Être vigilant pour se protéger des pirates

mise en garde contre le piratageAprès la première partie de l’alerte au piratage, voici la deuxième partie de cette mise en garde sur les comportements à risque de l’utilisateur en matière de sécurité informatique.

Elle est plus axée sur ce qu’il faudrait faire et qui est rarement mise en oeuvre par l’utilisateur, même professionnel.

5 Mises à jour et ménage

Un système d’exploitation, Windows ou Apple, est fabriqué par des centaines de programmeurs.
Des milliers de tests sont passés pour vérifier que tout va bien.
Des centaines de millions sont investis dans ces développements et ces vérifications.

Cependant, comme l’être humain est imparfait, il existe des failles de sécurité, que les pirates s’ingénient à détecter.

Quand une faille 0-day est celle qui vient d’être découverte, les anti-virus ont besoin de quelques heures, au mieux, pour contrer la faille.

Quand Microsoft ou Apple a corrigé le système, et bouché la faille, sur un nombre suffisamment important de failles alors une mise à jour est poussée vers les ordinateurs.

Reporter l’installation d’une mise à jour, c’est laisser la porte ouverte aux pirates.

Les réseaux sociaux se sont développés.
Les téléchargements d’applications, de fichiers se sont aussi développés.

Ces habitudes génèrent un nombre important de connexion et de sources d’accès pour des pirates.

En faisant du ménage, c’est-à-dire en supprimant ce qui est ancien, programmes ou données, et dont vous avez oublié l’utilité, est un bon moyen de fermer des portes au nez des pirates.
Tant pis si ça prend du temps. La sécurité est à ce prix.

6 La divulgation volontaire ou presque

Au téléphone, lors d’un repas, dans une discussion de groupe au cours d’un cocktail, l’utilisateur est amené à parler de ce qu’il fait, de ce qu’il sait.

Une rencontre avec un collègue extérieur, un échange d’amabilités orienté et voilà que des informations confidentielles atteignent l’oreille de tous ceux qui veulent bien écouter et regarder.

C’est le cas si l’espion se trouve à la table d’à-côté.
À moins qu’il soit derrière l’utilisateur dans le train pendant que ce dernier travaille tranquillement assis.

Il peut aussi dérober le matériel et craquer les codes d’accès pour avoir tout le contenu du PC ou du smartphone à sa disposition.

Un filtre physique d’écran fait varier l’angle de lecture peut interdire la vue sur le matériel.

Hélas, la discrétion est l’apanage de l’être humain.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

Pour en savoir plus :


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Alerte au piratage 1/2


Se protéger des pirates

protection informatiqueDans tout système de protection des données informatiques, il y a un facteur à prendre en compte, car c’est celui qui offre la plus grande faille de sécurité :

L’être humain.

L’accès illégal à l’information se fait par l’une ou l’autre des deux grandes catégories de piratage :

  1. Par des moyens techniques
  2. Par des moyens humains

Les plus efficaces sont la ruse et la tromperie.

C’est pourquoi, la protection des systèmes d’informations en mettant en place toute une batterie de logiciels est coûteuse, fastidieuse à mettre en place, et souvent inutile devant les erreurs humaines que commet l’utilisateur.

1 Le virus

Un virus informatique est un code qui se cache à l’intérieur d’un autre code informatique, d’un programme ou d’une photo.

Pourtant, le plus souvent, il est facile d’introduire un virus à l’intérieur d’un lien.
Le pirate envoie un message dans la boite-aux-lettres d’un utilisateur.

Celui-ci clique dessus, souvent en pensant ouvrir un fichier ou accéder à un site.
Sauf qu’il déclenche ainsi le code qui va transférer ses codes d’accès à son ordinateur.

Ainsi, les meilleurs pare-feu vont laisser passer le faux utilisateur qui aura laissé le pirate usurper son identité.

2 Le phishing ou le jeu

Le pire est quand, abusé, l’utilisateur va donner, de lui-même, ses codes et ses informations confidentielles au pirate. C’est le phishing ou hameçonnage.

Le faux site va collecter les informations. Il ressemble au vrai site, avec une URL proche.
Le vice va même jusqu’à envoyer le malheureux utilisateur vers le vrai site, juste après avoir recueilli ses informations.
Ni vu, ni connu.

Plus encore sur les smartphones que sur les ordinateurs, l’attrait du jeu est piégeant.

Un clic pour lancer un jeu, un quiz, un diaporama, etc. et voilà le piège se refermer et le pirate satisfait.

3 La clé USB ou Le câble

C’est devenu un classique de l’erreur humaine.

Un pirate met un logiciel espion ou un virus sur une clé USB.
Puis, il la dépose dans la rue ou sur un parking, de préférence là où il sait qu’il va pouvoir disposer d’informations souvent confidentielles.

L’utilisateur ainsi visé, trouve la clé, et, par curiosité, va l’introduire dans son ordinateur.
Ni une, ni deux, le programme pirate se déclenche dès cette introduction, sans aucune autre intervention manuelle de l’utilisateur.
Adieu les données confidentielles.

Moins commun, et tout aussi efficace est le câble de connexion piégé.

On se fait prêter un câble pour se connecter au réseau, souvent à l’extérieur de son organisation ou de chez soi, et voilà le travail : Le câble contient un dispositif ou un logiciel, qui va enregistrer et transmettre au pirate les touches sur lesquels vous appuyer.

Le plus solide mot de passe est fourni en clair.

4 Le piratage par Wifi

La borne Wifi est facteur de piratage.

Contrairement aux indications du mode d’emploi, les ondes diffusées par la borne sont captées à plusieurs centaines de mètres de distance.

Un pirate avec le matériel adéquat voit, en temps réel, tout ce que l’utilisateur voit sur son écran.
Un classique de l’espionnage.

La suite dans ce second article.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Keylogger : Espionnage facile de votre PC


Qu’est-ce que c’est, un keylogger ?

enregistreur de touches

keylogger matériel (source: Wikipedia)

En français, un keylogger [prononcez ki-lo-gueur] s’appelle un enregistreur de touches.

C’est un dispositif, logiciel ou matériel, qui enregistre les touches frappées sur un clavier, à l’insu de l’utilisateur.

Le keylogger matériel ressemble à un bout de câble, discret, que l’espion pose entre le clavier et la prise où est branché le clavier. Les touches frappées sont enregistrées dans le dispositif. Quelques temps plus tard, l’espion récupère son dispositif et n’a plus qu’à regarder le résultat.

Le keylogger logiciel fait la même chose. La frappe des touches est enregistrée dans un fichier que l’espion récupère, généralement via Internet.

L’enregistreur de touches a évolué à tel point que les mouvements de la souris peuvent être enregistrés. De cette manière, l’enregistrement se traduit par une vidéo de tout ce qui se trouve à l’écran et des mouvements de la souris, en plus des touches du clavier.

Les risques

Si toutes les touches sont enregistrées, elles apparaissent les unes après les autres dans l’ordre dans lequel elles ont été frappées, espaces inclus. L’espion n’a plus qu’à redécouper les groupes de touche pour connaître :

  • Les mots de passe saisis, avant tout
  • Les pages visitées sur Internet
  • Le contenu des documents saisis ou modifiés durant la période d’espionnage
  • Les courriers électroniques, destinataires et courrier

En entreprise, ce système est peu utilisé car illégal et toutes les informations recueillies de cette façon par l’employeur seraient inutilisables légalement.

Par ailleurs, si les données de l’entreprise font l’objet d’une récupération au-dehors de l’entreprise, par l’intermédiaire d’un keylogger, c’est l’employé piraté qui peut être mis en cause, à tort, mais comment pourrait-il le prouver ?

Se prémunir

Dans un lieu public, cybercafé, association, école, etc., l’utilisateur doit être particulièrement vigilant. Un keylogger matériel se repère facilement puisqu’il suffit de regarder le câblage du clavier.

Pour se préserver d’un keylogger logiciel, le plus simple est de réserver l’accès à des sites importants pour vous, comme votre banque ou un site d’achat en ligne, à votre propre matériel et jamais d’un lieu public ou du lieu de travail.

Un keylogger logiciel est téléchargé à l’insu de l’utilisateur lorsqu’il télécharge une autre application à partir d’un site peu scrupuleux. Privilégiez les logiciels connus et les sites ayant une très bonne réputation.

L’installation d’un anti-spyware ou logiciel anti-espionnage, en plus de vos anti-virus, car un keylogger n’est pas un virus, vous protégera des keyloggers déjà connus. N’oubliez pas de les mettre à jour régulièrement.

Dans une entreprise, l’installation d’un pare-feu minimise le risque, sans pour autant le faire disparaître surtout en cas de keylogger matériel, installé directement sur un poste de travail.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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