Le Cloud computing : un nouveau business modèle pour réduire le TCO informatique


Le Cloud computing : un nouveau business modèle pour réduire le TCO informatique

Parce qu’aujourd’hui maîtriser ses dépenses est devenu pour les entreprises un leitmotiv implacable, les DSI se doivent de satisfaire les objectifs de leurs dirigeants en proposant des stratégies et des méthodes pour réduire les coûts, tout en améliorant le fonctionnement de l’entreprise. Afin d’obtenir un bon équilibre entre coûts et performances, les entreprises utilisent donc des méthodes telle que le Total Cost of Ownership (TCO Coût Total de Propriété) qui permet de déterminer les coûts directs et indirects d’un produit ou d’un système

Voyons ensemble ce que recouvre cette notion, et dans quelles mesures il est aujourd’hui possible d’envisager une réduction de ce TCO en utilisant les dernières technologies sur le marché.

Qu’est-ce que le TCO informatique ?

Le Cloud Computing pour réduire le TCO informatiqueLe concept du TCO a été utilisé dans une multitude de domaines, notamment pour les systèmes d’information et les systèmes informatiques depuis la fin des années quatre-vingt. De nombreuses méthodologies et outils informatiques ont ainsi été développés afin de quantifier l’impact financier du déploiement d’un produit tout au long de son cycle de vie : achat, installation, maintenance et évolutions.

Le TCO informatique comprendra donc les coûts tels que les coûts des logiciels et matériels informatiques, nécessaires au déploiement et à l’utilisation d’une application (réseau, serveurs, stations de travail, installation et intégration des outils, frais de licences et de garanties, migration ou risques), les dépenses opérationnelles y afférant (surfaces pour les infrastructures, énergie électrique, tests, indisponibilités ou dégradations des performances, sécurité et moyens de sauvegardes, formation, audit, assurance, temps de gestion des services dédiés), et les dépenses à long terme (remplacement, dépenses pour mises à jour (upgrades) ou changements d’échelle).

Il comprendra également tout ce qui concerne les coûts de formation et de support utilisateur, les coûts liés à une mauvaise utilisation des outils ou encore, les coûts liés aux indisponibilités du service.

Comment réduire le TCO ?

Parmi les technologies les plus attendues par les DSI, il en est une qui se prête particulièrement à la réduction du TCO, le Cloud Computing. En effet, le Cloud Computing permet de ne plus avoir à assumer la propriété d’une partie, plus ou moins importante, de l’infrastructure et de sa maintenance.

On distingue actuellement trois types de services de Cloud : L’Infrastructure en tant que Service (IaaS – Infrastructure as a Service), les Plateformes comme Service (PaaS – Platform as a Service) et les Applications en tant que Service (SaaS – Software as a Service)

Quelles réductions du TCO informatique peut-on espérer avec le Cloud ?

Dans le cas d’un service de type IaaS, le fournisseur de service Cloud prend à sa charge la virtualisation, les matériels serveurs, le matériel de stockage et de préservation des données et l’ensemble de l’infrastructure réseau. Autant de postes sur lesquels le client pourra réaliser de sérieuses économies (surfaces, maintenance, etc.).

Dans le cas d’un service PaaS, le fournisseur « Cloud » prendra, en sus, à sa charge, les logiciels serveurs, le gestionnaire de bases de données, l’intégration de l’architecture orientée services (SOA) et les runtimes (logiciel de lancement, en français).

Enfin, pour un service de type SaaS, le fournisseur se chargera aussi des applications, qui tourneront à distance pour le client et dont les mises à jour et tests seront réalisés par le fournisseur du service lui-même.

Dans le cas du déploiement d’une application en tant que service, les facteurs de diminution du TCO atteignent jusqu’à 40%, selon l’institut de recherche IDC (International Data Corporation). Et, lorsque le client tient à conserver la maîtrise de ses applications et souhaite alléger sa facture sur la seule infrastructure, le facteur de diminution peut aller jusqu’à 44%. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par la ville de Bergheim, en Allemagne, qui a analysé les coûts annuels engendrés par les postes de travail, sur une durée de sept ans. Il en a été ainsi conclu que les coûts annuels pour un poste de travail de type client léger (=sans disque dur local) s’élèvent à 44% de moins que pour un poste de travail PC décentralisé.

Avec un marché qui devrait atteindre 1 milliard de dollars en 2014, le Cloud est en phase d’adoption par les entreprises. S’agit-il d’un effet de mode, où les bénéfices sont-ils bien réels ? En attendant la confirmation de cette tendance, il faut savoir que les grandes institutions cautionnent déjà le Cloud. C’est, par exemple, le cas de la Commission Européenne, qui a réalisé une étude sur le sujet en 2011, et qui voit dans le Cloud le moyen de rendre les PME européennes plus compétitives et de faire baisser la facture énergétique. Il semblerait donc que le Cloud soit un nouvel eldorado capable de faire réaliser aux entreprises de réelles économies !

Auteurs : Nathalie Gonzalves et Jérôme Chapeau, Ivision

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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DSI RSI Mieux communiquer en interne en cinq conseils


DSI RSI Mieux communiquer en interne

DSI RSI coincé entre utilisateurs et informaticiensCoincé entre les utilisateurs et les informaticiens, le DSI ou RSI a un rôle important de communication

Que faire lorsque les utilisateurs ne disent rien : Est-ce parce qu’ils sont satisfaits ? L’expérience montre que c’est généralement le cas. Ou, est-ce parce qu’ils ont renoncé à faire appel au Service Informatique ? Dans ce cas, tout n’est qu’illusion.

1. Sondage

Pour savoir ce qu’il en est, rien ne vaut un bon vieux sondage, annuel ou avec une autre fréquence régulière. Pas trop longue, pour ne pas lasser le sondé.

De préférence, conçue de telle sorte que les utilisateurs puissent répondre sans bouger de leur poste de travail.

Gare aux surprises Pour que les gens se sentent à l’aise, les réponses peuvent être anonymes. Et pour identifier l’origine des réponses, il est toujours possible de laisser le choix, en fin de questionnaire, de saisir son nom et ses coordonnées ou non.

2. Réunions

Cela n’empêche pas les réunions régulières avec les responsables des autres services, tant pour faire part de l’avancement des tâches informatiques, en particulier, lors de projets, que pour faire un point sur les demandes à traiter, connues et à découvrir.

3. Lieux d’échanges

Autre moyen de communication, la radio moquette ou la machine à café, sans oublier les couloirs, lieux d’échanges où le chef de l’informatique se doit de répondre aux utilisateurs qui l’interpellent ou de demander si tout va bien.

Et si une question demande plus de cinq minutes, de prendre rendez-vous, de manière informelle ou pas, selon les habitudes de la maison.

4. Vocabulaire

Le plus grand danger est le langage employé.

Le directeur ou le responsable des systèmes d’informations a pour obligation d’utiliser le vocabulaire de l’entreprise, celui des utilisateurs, des fonctionnels, et non pas celui des informaticiens, sauf si ce sont eux ses interlocuteurs.

Il suffit d’un seul utilisateur ou responsable hiérarchique pour se forcer à laisser tomber le jargon professionnel informatique durant la conversation.

5. Bulletin d’informations

Pour les grands projets, les changements d’infrastructure, les mises en place importantes aux yeux des utilisateurs, un bulletin d’informations interne est recommandé.

Il ne s’agit pas de baser sa communication interne uniquement sur ce moyen, ou de faire la litanie des retards dans les projets, mais simplement d’informer à intervalles plus ou moins longs, de l’avancement des grandes étapes ou de motiver, de demander ou de remercier pour le soutien apporté ou à apporter.

Il est d’ailleurs fortement conseillé de le diffuser par messagerie interne plutôt que laisser les utilisateurs chercher les informations sur le portail interne de l’entreprise ou d’utiliser radio moquette. « Les deux mon capitaine » est la meilleure solution

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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