Ex-chef d’entreprise : 8 conseils pour rassurer le recruteur


Ancien chef d’entreprise en recherche d’emploi : 8 conseils pour rassurer

Dépôt de bilan, faillite, établissement fermé par décision politique ou juridique, absorption par un concurrent. Les motifs de fermer son entreprise sont nombreux.

Si moins de 50% des anciens entrepreneurs conservent l’idée de recréer une entreprise, ils doivent, souvent, comme les autres, rechercher un emploi pour se refaire une santé financière.

embaucher un ancien chef d'entrepriseL’ancien chef d’entreprise se trouve confronter à un accueil des plus circonspects. Il a besoin de rassurer, encore plus qu’un cadre ordinaire, les recruteurs.

Voici les principaux points sur lesquels le recruteur a besoin d’être rassuré.

1. La page est-t-elle tournée ? Le deuil de votre entreprise est-il terminé ?

Si votre esprit est toujours plein de rancœur d’avoir perdu votre entreprise, il vous sera difficile de vous sentir à l’aise dans un rôle différent.

En conservant le passé en tête, la place pour le futur s’en trouve réduite à l’essentiel. Or, le recruteur s’attend à ce que vous soyez prêt (e), tout simplement.

2. Qu’avez-vous retenu de votre expérience d’entrepreneur ?

Comme toute expérience, cette période d’entreprenariat vous a apporté de nouvelles compétences, une vision plus large que celle d’un salarié, fut-il cadre supérieur.

Avoir le point de vue d’un chef d’entreprise vous permet de comprendre plus rapidement les préoccupations de votre futur « patron ».

vision 6 mots en français

3. Saurez-vous rester à votre place ?

Le revers de la médaille est que vous étiez le décideur de tout ce qui concernait votre ancienne entreprise.

En (re)-devenant salarié, plus d’une décision vous échappera, puisqu’elles sont du ressort de votre future hiérarchie.

La tentation sera grande de vous exprimer, de donner des conseils ou de critiquer une décision parce que vous auriez agi différemment.

Vous devrez accepter un mode de fonctionnement, un style de management, décidés par d’autres que par vous. Redescendez sur terre, et promettez la fidélité.

Veuillez à bien faire comprendre que vous êtes là pour travailler en suggérant des améliorations et en acceptant les décisions.

4. Apporterez-vous des innovations ?

Les situations que vous avez rencontrées en tant que chef d’entreprise vous ont appris la réactivité et la créativité. Vous avez fait face à des défis et votre imagination a compensé les connaissances qui vous manquaient avant de vous lancer dans l’entreprenariat.

sortir du cadre flèche bleueVotre atout est de faire comprendre au recruteur que vous êtes prêt (e) à « sortir du cadre » pour faire profiter votre futur employeur de votre expérience, sous réserve qu’il vous fasse confiance.

5. Êtes-vous capable de tout faire ?

Généralement, un chef d’entreprise a un point fort parmi tous les domaines d’une entreprise. Il est à même de s’épanouir dans son domaine de prédilection.

Cependant, un ancien entrepreneur est aussi polyvalent. En dehors de sa préférence, il est capable de se sentir à l’aise dans d’autres domaines et sa capacité à s’intéresser aux divers départements de la nouvelle structure, le rend précieux pour son futur employeur.

6. Vous ennuierez-vous ?

Plus la future entreprise est grande et plus les salariés sont spécialisés. A contrario, plus les cadres ont de chemin pour parvenir à un poste à la hauteur de leurs capacités et envies.

L’ennui peut venir si vous vous sentez enfermé dans un rôle que vous estimez inadéquat, tout de suite ou après avoir fait le tour de vos limites de responsabilité.

le plus grand ennui c'est d'exister sans vivre Victor HugoLe choix de votre future structure dépend aussi de sa taille et du périmètre d’actions et de responsabilité. Aussi, avant de postuler, tenez compte de ce critère. Puis, rassurez le recruteur en expliquant votre choix.

7. Êtes-vous capable de travailler en équipe ?

Un chef d’entreprise est seul. Seul au sommet de son organisation.

Un salarié est toujours accompagné d’une équipe ou fait partie d’une équipe, même dans le premier cercle du dirigeant.

Il est donc important pour convaincre le recruteur de lui rappeler que les interactions personnelles avec votre entourage ont toujours existées, ne serait-ce qu’avec vos anciens clients, fournisseurs, partenaires, et peut-être vos collaborateurs, si vous en aviez.

8. avez-vous envie de repartir en entreprenariat ?

La perte de sa propre entreprise est toujours un traumatisme. Elle est souvent perçue comme un échec. Intrinsèquement, c’est vrai. Cependant, plus de 40% des anciens chefs d’entreprise en envie de se relancer dans l’aventure.

Que ce soit votre cas ou que vous préféré rester salarié, il est évident que le recruteur va vous sonder pour le savoir.

Il vous faut donc lui signaler que vous resterez suffisamment longtemps dans l’entreprise, pour que son investissement dans votre embauche lui sera profitable.

La fidélité et la durée de votre présence et de vos actions au sein de votre nouvelle structure sera plus longue que celle d’autres salariés qui chercheront, peut-être, à quitter l’entreprise pour des raisons différentes.

allégeance fidélité hommageVous avez la pratique et une similarité de pensée que votre futur chef d’entreprise, ce qui vous rend plus enclin à le respecter et à travailler pour lui.

Conclusion

Votre attitude en entretien d’embauche va conditionner, plus que tout autre, la réussite de la recherche d’emploi d’un ex-chef d’entreprise ayant perdu son entreprise.

Mettez bien en avant vos motivations, plus importantes pour vous que pour un autre candidat, qui aura, lui, à convaincre plus par ses compétences.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Bilan de compétences : Six raisons pour en établir un
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Recherche d’emploi : Surqualifié (e) pour le poste

Portage salarial : Mode d’emploi
Le Médiateur des entreprises : Qui, Pourquoi, Où ?
Quelles motivations dire en entretien d’embauche

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L’éloquence en 10 conseils


L’éloquence est-il l’apanage des grands orateurs ?

buste de cicéron

Cicéron

Certainement pas !

S’il est vrai que les politiciens ou les avocats sont les champions de l’éloquence, tout le monde peut y accéder.

Tentons de décrypter ce que éloquence signifie.

Des techniques permettent d’améliorer son éloquence. En voici 10 pour vous aider

C’est quoi l’éloquence ?

La prise de parole en public implique de plaire, d’émouvoir et de convaincre grâce à la parole.

Cette définition est ancienne puisqu’elle est attribuée à Cicéron, en latin Marcus Tullius Cicero, né le 3 janvier 106 av. J.-C. à Arpinum en Italie et assassiné le 7 décembre 43 av. J.-C. (calendrier julien) à Formies.

Il s’agit de séduire, pour être écouté, puis de convaincre par des arguments, et de conclure pour inciter son auditoire à une action ou à la réflexion qui mènera à une décision.

Il s’agit donc d’une technique oratoire, qui met le poids sur les mots.

Pourtant, le corps entier participe de la communication, à commencer par la voix, indispensable pour se faire entendre.

Les 10 techniques qui favorisent l’éloquence

  1. Connaître son sujet dans les moindres détails
  2. Structurer son discours
    1. L’exorde attire l’attention
    2. La narration expose les faits
    3. La confirmation des arguments
    4. La péroraison ou conclusion
  3. Adapter son vocabulaire à son auditoire
  4. Être convaincu (e) de son propre discours
  5. Poser sa voix, échauffer ses cordes vocales
  6. Maîtriser ses silences, se taire avant de reprendre
  7. Respirer correctement pour éviter l’épuisement
  8. Maîtriser sa posture et ses gestes
  9. Supprimer ses tics de langage
  10. Être concentré (e), avant, pendant et après le discours

Faire un discours devant la famille, des amis, des collègues, une assemblée de dizaines de personnes ou devant une caméra et un micro, sont tous des moments qui nécessitent de l’éloquence pour convaincre.

Préparer son discours, c’est rédiger et apprendre son texte, autant que de le prononcer devant un miroir ou sa caméra pour corriger son langage, sa voix, ses gestes.

C’est donc, avant tout, une question d’entrainement et de pratique.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Comment faire passer mes idées en 8 étapes
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Comment avoir une bonne élocution pour devenir un bon orateur ?
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Que pense un recruteur en entretien d’embauche ?


Ah si on pouvait lire les pensées du recruteur !

les cartes de Zener pour tester la télépathieDurant tout le déroulement de l’entretien d’embauche, le (la) candidat (e) est soumis à la pression engendrée par l’enjeu sur la carrière que représente l’exercice difficile qui consiste à convaincre son ou ses interlocuteurs que le « bon choix » est de lui donner sa chance.

Le temps de parole théorique se répartit à raison de 25 à 30 % pour le recruteur et donc de 70 à 75 % par le candidat.

Pendant que le candidat s’exprime, le recruteur l’écoute et l’observe.

Il écoute les réponses à ses questions et il observe le langage non verbal, les attitudes du candidat. Puis, il pose une question ou émet une remarque pour conforter sa décision, prise durant les premières secondes ou minutes de l’entrevue.

Le candidat est tellement pris par l’écoute des questions et par les réponses qu’il doit donner, qu’il en oubli d’observer les gestes, les mimiques et la voix du recruteur.

Observer et jauger

Avec un bon entraînement et en multipliant les rencontres de ce type, chacun devrait être à même d’observer l’autre.

Pour mettre toutes les chances de son côté, le candidat doit aussi observer le recruteur et tenter de deviner ce que pense le recruteur, surtout si celui-ci est le futur employeur ou le futur chef, car c’est avec lui qu’il aura à travailler, s’il est retenu.

C’est à cela aussi que sert le moment de l’entretien où le recruteur demande si le candidat a des questions à poser. En effet, les positions sont inversées et le candidat a alors l’occasion ultime d’observer le recruteur et de tenter de deviner ses pensées.

Face à un professionnel du recrutement, cabinet de recrutement ou salarié du service RH, la gageure est plus importante et difficile, car ils sont habitués à cacher leurs émotions et leurs jugements derrière une façade de neutralité.

Certains seront tellement impassibles qu’il sera impossible de savoir ce qu’ils pensent. D’autres, par contre, seront plus expressifs, soit en positif, soit en négatif.

Un signe

Un signe, cependant, est l’intérêt que porte le recruteur aux qualités personnelles du candidat vers la fin de l’entretien.

Lorsqu’il aborde les centres d’intérêt du candidat et qu’il pose de multiples questions à ce sujet, c’est qu’il a un préjugé favorable pour son profil.

C’est un signe, pas une vérité absolue. Face à la concurrence, il est possible que le choix se porte alors sur un candidat que le recruteur rencontrera plus tard, et donc son intérêt peut évoluer en défaveur du premier candidat.

De même, l’absence de question du recruteur sur les loisirs, les sports ou les aspects extraprofessionnels signifie peut-être simplement que le temps lui manque pour approfondir son intérêt, ou bien qu’il a déjà fait son choix de retenir ou de rejeter la candidature.

Philippe Garin

Pour une meilleure vie professionnelle, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Entrevue d’embauche : Parlez-moi d’une de vos erreurs
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Radiation de Pôle emploi : Comment ça se passe


Notification et recours en cas de radiation

La radiation est une sanction à l’égard d’un demandeur d’emploi qui n’a pas respecté ses devoirs après s’être inscrit à Pôle emploi.

Si la cessation d’inscription est une procédure presque automatique, parce qu’elle se contente de refléter une nouvelle situation, par exemple, la reprise d’un emploi, une formation ou l’absence à une convocation, la radiation est une décision sous la responsabilité directe du directeur de l’agence dont le demandeur d’emploi dépend.

C’est une décision difficile et dont les conséquences sont importantes pour le demandeur d’emploi. C’est pour cela, qu’une procédure et des textes précis, avec rappel de la loi existent pour encadrer la notification de radiation, et pour rappeler quelles sont les voies de recours en cas de contestation.

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La notification de la décision de radiation

En premier, le directeur de site est alerté par le conseiller qui lui signale un fait précis contraire aux devoirs du demandeur d’emploi dont il a le dossier en charge. Par exemple, l’absence de déclaration d’un travail rémunéré et des montants perçus, même partiellement.

Le Directeur prend la décision d’envoyer par courrier une lettre d’avertissement qui est une mise en demeure au demandeur d’emploi de donner des explications sous 10 jours.

En cas d’absence de réponse de la part du contrevenant durant ce délai, la décision de radiation lui est envoyée. Le demandeur d’emploi est radié pour une durée pouvant aller jusqu’à 6 mois, selon la gravité de sa faute.

Si le demandeur d’emploi répond et donne ses explications, deux cas de figure se présentent.

  • Soit les observations sont jugées recevables et le projet de décision de radiation n’est pas suivi d’effet,
  • Soit le directeur du site n’est pas convaincu par les arguments du demandeur d’emploi et la radiation est prononcée, envoyée par courrier postal.

abonnez_vous_ICI_a_la_NewsletterLes voies de recours

Les recours contre les décisions de Pôle emploi concernent la radiation et la cessation d’inscription, ainsi que le changement de catégorie et le refus d’inscription.

Pour ces quatre cas, l’intéressé a le droit de réclamer un recours administratif auprès du directeur de l’agence de Pôle emploi.

En cas de radiation, le directeur retire sa décision initiale et la radiation est annulée, ou il l’a maintient et la radiation est confirmée.

Pour le cas où l’intéressé (e)  conteste son refus d’inscription, il peut, en cas de maintien de la décision du directeur du site, contester devant le Directeur territorial, supérieur au directeur de l’agence.

Dans les autres cas où le directeur de l’agence maintient la décision initiale, le recours contentieux est porté par l’intéressé devant le tribunal administratif dans un délai de 2 mois suivant la notification de la décision contestée.

Double peine en cas de fraude

La DIRECCTE, Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi, reçoit une copie de la notification de radiation, pour les demandeurs d’emploi indemnisés.

La sanction de radiation, prononcée par le directeur de l’agence de Pôle emploi, est limitée à 6 mois, pendant lesquels aucune réinscription n’est possible et aucune allocation n’est versée.

Cependant, la faute, qui a conduit à la radiation, peut être tellement grave que cette sanction semble insuffisante. C’est la Direccte qui prend le relais et engage des procédures administratives et pénales pour dépasser la sanction initiale. C’est le cas, par exemple, lorsque le demandeur d’emploi a fraudé.

Philippe Garin

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Les mission de Pôle emploi

Faute grave : Définition juridique
Allocation chômage : Nouvelle convention, nouvelles règles
Chômeur : Comment ne pas perdre en cas de travail

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Démission : SurenchèreS au départ du salarié


Quand le (la) salarié (e) a décidé de démissionner

démissionLorsqu’un salarié a pris la décision de quitter son poste et son entreprise, c’est qu’il a, généralement, un autre poste dans une autre entreprise en vue.
Rare sont ceux qui partent sur un coup de tête, sauf après un fait violent ou délictueux.

Deux cas de figure se présentent :

  • La surenchère du salarié
  • La surenchère de l’employeur

La surenchère du salarié

On peut l’appeler aussi le chantage au départ ou « combien vous me donnez pour que je reste ? ».

Le salarié est plus ou moins décidé à partir ou, du moins, il voudrait savoir si, en annonçant son départ, son employeur envisage de le retenir.

Ceux qui croient que c’est un moyen de demander une augmentation de salaire, se trompent lourdement. Le chantage est très mal vu dans l’entreprise. Le candidat au départ va se trouver avec un refus catégorique ou déclenche la surenchère de l’employeur.

La demande déclenche automatiquement un entretien individuel. L’employeur a besoin de connaître les motifs de départ. Pour comprendre d’abord, ensuite pour décider de la suite à donner à cette demande.

La surenchère de l’employeur

Le (la) salarié (e) vient d’annoncer son départ, oralement ou/et par l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception.

Lorsque l’employeur s’y attendait, le salarié part. « Bonne route » dans le meilleur des cas.

Par contre, lorsque la surprise est là, l’employeur peut décider de tenter de retenir le salarié sur le départ. Bien qu’il ait toute la période de préavis pour le faire. Il sait qu’il faut faire vite pour convaincre le salarié de changer d’avis et de rester.

Un entretien individuel est alors indispensable pour comprendre les motivations du salarié. Souvent, ces motivations sont incontournables et l’employeur doit se résoudre à accepter le départ.

Sinon, plusieurs arguments sont alors à sa disposition :

  • Convaincre le démissionnaire que le poste et/ou l’entreprise qu’il va prendre sont pires que le poste et l’entreprise actuelle : CA en baisse, doute sur la pérennité de l’entreprise, rumeurs négatives, style de management, description insuffisante du poste
  • Mettre en balance l’inconnu du nouveau poste avec le confort de connaître le poste en cours
  • Proposer une augmentation de salaire, davantage de responsabilité, des tâches plus intéressantes pour le salarié

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La victoire a de petits bras

Lors que le (la) salarié (e) décide de rester, après avoir obtenu satisfaction sur les points demandés ou proposés par sa direction, il estime se sentir bien. Encore faut-il que les motifs de son départ n’existent plus ou ont été compensés.

Par contre, s’il existe encore des motifs de départ, comme les relations difficiles avec les autres, alors le départ est seulement repoussé. L’offre du nouveau poste était insuffisante. A la première nouvelle offre mieux en adéquation avec ses critères, le salarié partira sans état d’âme et sans envisager de rester une fois de plus.

Rester signifie aussi se retrouver avec les mêmes collègues, méprisants ou envieux, avec qui les relations seront plus compliquées, surtout si un avantage obtenu est une promotion.

De plus, l’employeur en voudra pour son argent. Il attend du salarié qu’il justifie par ses résultats l’augmentation de salaire, la promotion ou les avantages divers qu’il vient de lui accorder.

L’employeur attend aussi que l’employé reste sans tentative de nouveau départ dans un avenir proche.

Vigilance

Il est fort probable que la décision de rester enclenche un processus du recrutement du futur remplaçant. La tentative de convaincre le salarié de rester a pour but d’éviter une vacance du poste de travail.

Quant au salarié qui ne démissionne pas après un chantage au départ, il se verra mis à l’écart, voire au placard, en tout cas les relations seront très refroidies et seules les tâches les plus ingrates lui seront confiées. Là encore, le motif d’un licenciement est tout trouvé : tentative d’intimidation, de chantage, de pression sur la hiérarchie, ou tout autre motif valable comme une erreur dans l’exécution des tâches, etc.

Plus l’entreprise est grande et plus il est facile de réussir à rester ou à faire rester le salarié, sous réserve de le faire changer d’établissement ou de services, ou, au minimum de réduire fortement ses relations avec ses anciens collègues.

Dans 9 cas sur 10, la surenchère est sans suite ou conduit à une suite provisoire.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour un accompagnement au départ et à la prise de poste, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Jurisprudence : Rupture conventionnelle et licenciement
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L’écoute active : mode d’emploi


La pratique de l’écoute active

je t'aime  - moi non plusParmi les techniques qui permettent de réussir un entretien, qu’il soit d’embauche, de promotion, pour demander une augmentation de salaire ou faire valoir ses atouts pour obtenir une mission, figure l’écoute active.

L’écoute active, c’est se concentrer sur les propos de l’autre sans perdre le fil ni de son discours ni du sien propre.

Inutile de déballer l’ensemble de vos arguments si votre interlocuteur montre des signes de lassitude, s’il veut en placer une et que votre débit l’empêche de le faire, sauf quand vous prenez une respiration.

Pour parvenir à convaincre l’autre que ce que vous dites est intéressant, il convient aussi de faire attention à ce qu’il dit, ainsi qu’à son langage non verbal.

C’est l’approche centrée sur la personne qui fera de vous un « bon » interlocuteur.

S’entraîner

Pour utiliser l’écoute active, il va falloir vous entraîner, car cette technique est loin d’être naturelle.

Le naturel est d’être concentré sur soi, de faire preuve d’égoïsme dans le discours et de le ramener à soi, de discourir en émettant ses idées et en utilisant son propre vocabulaire et tics de langage.

Il est très difficile au début de l’apprentissage de la méthode, d’écouter sans perdre le fil de la conversation, de répondre aux questions de l’autre et donner une réponse, tout en observant la réaction de son interlocuteur.

C’est comme une partie de ping-pong où vous devez à la fois suivre la balle des yeux pour la renvoyer sur la table sans faire de faute et de regarder son adversaire pour savoir où il se place, comment il tient sa raquette et quel est son prochain geste, de façon à envoyer la balle là où il faut pour gagner le point.

Trois outils pour la mise en pratique

Poser des questions

Un très bon moyen de savoir ce que l’autre pense et le faire parler et de lui poser des questions, tout simplement.

Il s’agit, bien sûr, de questions ouvertes, c’est-à-dire des questions qui nécessitent une réponse avec plusieurs phrases ou plusieurs mots. Il faut que l’autre puisse exprimer avec son propre vocabulaire suffisamment longtemps pour pouvoir l’observer et réagir.

Reformuler

Reformuler, c’est tout simplement répété ce que l’autre vient de dire, de préférence sous une autre forme, soit avec son propre vocabulaire soit en le mélangeant avec le sien. La langue française à ce gros avantage d’avoir à sa disposition un nombre important de synonymes.

En même temps reformuler permet de réfléchir la réponse que l’on va donner.

Résumé ou faire une synthèse

Reprendre les propos de l’autre, en utilisant moins de mots que lui, tout en conservant l’idée qu’il aimait, s’appelle faire une synthèse. C’est un résumé qui reprend l’idée maîtresse sans la dénaturer.

Comme dans la formulation, la synthèse permet de voir comment l’autre réagit, et en cas de désaccord sur un point détail, la réaction de votre interlocuteur permettra de savoir si vous allez dans le même sens que lui, ou si vous avez mal compris ses propos.

Se mettre au diapason

En combinant l’écoute active, la concentration sur l’autre, et la PNL, vous allez vous mettre au diapason, être en phase avec votre interlocuteur, et transmettre plus d’informations et de meilleure qualité au travers de ses filtres naturels et augmenter ainsi la qualité de votre discours et diminuer la déperdition de l’information.

Autre avantage, le choix de ce que vous allez dire, c’est-à-dire le fond de votre pensée correspondra aux attentes votre interlocuteur. Vous ne le lasserez pas avec de longs discours, avec des propos dont il n’a rien à faire. Ce conseil est particulièrement important lorsqu’il s’agit d’un entretien d’embauche.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Le chargé de recrutement veut vous imposer


Une impression désagréable à l’issue de l’entrevue de recrutement

mal au ventreVotre entretien d’embauche vient de se terminer. Cela s’est bien passé puisque le chargé de recrutement vous a annoncé qu’il allait présenter votre candidature à son entreprise cliente, s’il fait partie d’un cabinet externe, ou à d’autres personnes de la société, s’il en fait partie lui-même.

Pourtant, vous avez, vous, l’impression d’un décalage avec ce que vous pensez de votre discours durant l’interview de recrutement et le discours du recruteur.

Vous avez des doutes

Vous êtes, certes, content (e), de la suite que le chargé de recrutement vous a annoncé, puisque le processus se poursuit.
Et pourtant, vous vous sentez mal à l’aise.

  • Vous avez des doutes sur votre capacité à tenir le poste
  • Le poste est différent de ce à quoi vous vous attendiez
  • L’entreprise vous paraît moins attractive qu’au début de votre candidature
  • Les conditions de rémunération, de progression, de formation, de trajet, etc. contiennent des contraintes que vous avez découvertes durant l’entretien seulement
  • Vous ne savez pas dire d’où vient cette sensation désagréable

Alors vous vous demandez :

« Pourquoi veut-il imposer ma candidature ? »

Il existe de multiples raisons pour lesquelles un recruteur cherche à poursuivre le processus de recrutement avec vous.

Vis-à-vis de vous

Votre interviewer peut avoir déceler des possibilités que vous n’avez pas vu vous-même. Vous vous êtes sous-estimé ou vous disposez de qualités qui pourraient servir à l’entreprise à un autre poste, par exemple à la place d’une personne qui va bientôt quitter l’entreprise, volontairement ou non.

Vous considérez certains points comme des points faibles alors qu’il s’agit de points forts pour l’entreprise. Tout est relatif. Vous avez mal cerné le poste.

Le recruteur peut avoir considéré que certains de vos critères sont mineurs alors qu’ils sont importants pour vous. Par exemple, le besoin d’un déménagement.

Vis-à-vis de l’entreprise en interne

Lorsque le chargé de recrutement appartient à l’entreprise qui embauche, il se doit de montrer sa capacité à trouver des candidats qui pourraient « faire l’affaire ».

Il sait que l’oiseau rare est difficile ou impossible à trouver alors il présentera à sa hiérarchie des candidats « moyens » et qui conviendraient, malgré certaines faiblesses.

Il justifie ainsi son poste et ses propres compétences de recruteur.

Vis-à-vis de l’entreprise cliente

C’est tout l’intérêt du cabinet d’imposer un de ses candidats car c’est sa source de revenus. Sa crédibilité est en jeu, comme un chargé de recrutement interne, sauf qu’il peut multiplier le nombre de contrats pour les futurs postes à pouvoir.

Certains cabinets,même, acceptent le deal avec leur client et ne sont payés que si le client embauche un des candidats présentés, voire même à la fin de la période d’essai.

Dans tous les cas,

Les encouragements du recruteur servent uniquement à convaincre le (la) candidat (e) qu’il (elle) a une chance d’être choisi (e).

De plus, il repasse à d’autres la décision finale, en « refilant le dossier » aux vrais décideurs.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Recruteur : La présélection des candidats
Entretien d’embauche : La prise de notes par le recruteur
Connaître ses limites face à un recruteur en entretien d’embauche

Mon aide directe : Votre participation

Faute du recruteur : 3/7 Avoir la certitude que 5 ou 6 « OK » = « extra ordinaire »
Seniors Vos points forts auprès des recruteurs
A savoir sur le recruteur et le CV

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Le veinard et le malchanceux


Différence entre le veinard et le malchanceux

Eugène Labiche

Eugène Labiche

« Le veinard est celui qui arrive à tout ;
le malchanceux est celui à qui tout arrive »

Eugène Labiche

Le veinard

On dit aussi qu’il faut « provoquer la chance« 

Que ce soit dans sa vie professionnelle, l’emploi, les affaires, ou dans la vie personnelle, rencontres amoureuses, la différence entre le veinard et le malchanceux est l’engagement.

La chance est la coïncidence entre les volontés et les circonstances.

Une préparation, même minime, permet d’augmenter ses chances, c’est-à-dire la possibilité de comprendre que la circonstance, de lieu et de temps, est une opportunité de réalisation de sa volonté.

Elle permet d’atteindre un ou des objectifs, surtout quand ceux-ci coïncident avec ceux d’une ou d’autres personnes.

Le veinard est alors celui, ou celle, qui reconnaît que la situation est celle qui lui convient.

Le malchanceux

Le malchanceux, par contre, laisse passer l’occasion, ou ne parvient pas à convaincre son ou ses interlocuteurs, que leurs objectifs sont convergents au moment où il faudrait « saisir sa chance« .

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Reconversion : Manque d’expérience, comment convaincre


Comment convaincre le recruteur en cas de reconversion

Reconversion, réorientation professionnellePar définition, une reconversion est un changement radical d’orientation professionnel, c’est choisir un métier sans rapport avec la formation initiale ou les postes que l’on a occupé jusqu’alors.

Cela signifie donc un manque d’expérience ou une expérience très différente

Dans ces conditions, comment convaincre que l’on correspond bien à l’emploi proposé

Bien rédiger son CV

Votre CV pour une reconversion va comporter deux parties de taille inégale :

  • Votre parcours précédent, plus ou moins long selon vos différents postes, stages
  • Votre parcours, vos compétences, votre ou vos formations en lien avec votre reconversion, y compris vos activités qui sont passées d’extraprofessionnelles à professionnelles

Mettez cette dernière partie en premier dans l’ordre de présentation, de façon à ce que le recruteur fasse plus rapidement possible le lien avec l’annonce.

Bien préparer sa lettre ou message de motivation

Pour une fois, votre lettre de candidature est vraiment votre lettre de motivation.

Vous devez prouver que votre reconversion est aboutie et en adéquation avec le poste proposé. Cela se fait au travers d’anecdotes, de préférence chiffrées, qui démontrent vos capacités à assumer les tâches demandées.

Vous devrez ajouter un paragraphe pour expliquer, brièvement, pourquoi vous avez choisi votre reconversion.

Bien préparer son entretien d’embauche

Deux points sont importants pour votre entretien d’embauche :

Ces dernières portent essentiellement sur votre motivation

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Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Pour en savoir plus :


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Faut-il avoir peur des tests de personnalité informatisés ?
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Présidentielles 2012 : un entretien d’embauche ?


Quelles conclusions tirer des élections présidentielles 2012 en France pour ses entretiens d’embauche ?

élection présidentielle française 2012Première conclusion : un entretien d’embauche est un exercice de communication

Avant toute autre considération, pour votre prochain entretien d’embauche, vous devez avoir en tête que vous allez pratiquer un exercice de communication : il s’agit de séduire et de convaincre que vous êtes le « bon » candidat

2. Être congruent : L’importance du langage non verbal

La congruence est la coordination entre le langage verbal et le langage non verbal.

Les experts en attitudes examinent tous les gestes et expressions non verbales des candidats.

Votre prochain entretien d’embauche va vous mettre en face d’un interlocuteur qui observera, avec attention, tous vos gestes, vos expressions, vos mimiques, votre attitude.
Plus vous serez cohérent avec votre discours, vos réponses et vos questions, et plus vous serez à même de convaincre

3. Le ton, la voix, les expressions, le choix de mots et la façon de le prononcer

Le choix des mots est très important dans vos propos que vous allez prononcer en entretien d’embauche, ET dans la bouche de votre interlocuteur.

Si le choix des mots permet de jauger votre style de communication, c’est aussi le cas pour la façon dont vous allez parler.

Avec une voix ferme, claire, sans balbutiement, vos propos auront un impact plus important qu’avec une petite voix, hésitante, geignarde ou agressive.

En entrevue d’embauche, votre interlocuteur sera sensible à une voix chaleureuse, sérieuse, calme.

4. Soyez enthousiaste… sans excès

Un fanatique n’a jamais convaincu.
Une litanie de la façon dont on se projette dans le job, dont on s’imagine la prise de poste et les premières actions que l’on mènera, est encourageant pour ceux qui sont convaincu à l’avance de la candidature de son favori, et est lassant pour les autres.

Dans un entretien d’embauche, il est important de s’imaginer être dans sa nouvelle fonction, car cela permet au candidat de montrer sa motivation.
Cependant, comme pour tout, il faut savoir se modérer et se limiter. Imiter la technique présentée au débat présidentiel du 2 mai 2012, va faire sourire votre interlocuteur car ce recruteur aussi a regardé le débat.

5. Le débat présidentiel est différent d’un entretien d’embauche

Dans le débat présidentiel, comme dans tous les échanges politiques entre candidats, quels que soient les postes auxquelles ils soumettent leurs candidatures aux suffrages d’électeurs, l’entretien se fait entre les candidats, qui savent qu’ils ne parviendront jamais à convaincre leur adversaire.
Leur but est de convaincre les auditeurs ou spectateurs.

Dans un entretien d’embauche, c’est vous qui devez convaincre votre interlocuteur : le(s) recruteur(s).

De plus, l’engagement est généralement sur une durée plus longue que le mandat présidentiel.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Cadremploi : Speed recruiting pour décrocher un job en 7 minutes
Entretien d’embauche : 10 bons gestes = 10 bons atouts
Approche pour la construction d’une atmosphère de sympathie dans le cadre d’un entretien

La voix pour bien communiquer en entretien d’embauche et ailleurs
Convaincre par les mots
Les noms et les verbes pour améliorer un entretien par des bonnes questions

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CV rejeté : Pourquoi ?


Votre CV est rejeté et vous vous demandez Pourquoi ?

poubelle à CVUn « bon » CV est un « bon » argument pour convaincre un recruteur que l’on est un « bon » candidat

Il doit contenir son Parcours de vie (en latin Curriculum Vitae), avec tous les éléments qui vont servir à un recruteur pour se faire une idée de la personne qui s’y trouve décrite

En quelques mots, quelques phrases, et en moins de 10 secondes, le CV sera retenu ou rejeté

Il faut se faire à l’idée :

Il y a plus de candidats que de postes à pourvoir

C’est pourquoi, l’afflux, souvent, très important de CV pour un poste (jusqu’à plusieurs centaines) nécessite un traitement par élimination, de la part du recruteur

Il est donc impératif de soigner autant la présentation de son CV que son contenu. Ceci est valable, que l’on soit débutant, sans expérience, ou que l’on soit senior avec une longue carrière

Le cabinet Shape the Future a mené une enquête auprès de 757 chefs d’entreprise de 5 pays, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Suède, pour le compte de Carreerbuilder.co.uk sur les motifs de rejet de CV

source : JobAt.be

Les raisons principales tiennent essentiellement à la FORME du document

Elles n’ont aucun rapport avec les connaissances, l’expérience, etc. du candidat ou de la candidate :

Raisons_du_rejet_de_CV

  1. 54% sont rejetés car trop impersonnels
  2. 33% sont trop longs
  3. 31% sont trop confus, n’incitent pas à être lus
  4. 12% contiennent des fautes d’orthographe qui rebutent le lecteur
  5.   8% utilisent des copier-coller trop voyants

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Les mots dans le CV
CV : Que mettre dans l’entête ?
CV Les embuches du parcours professionnel

CV Formations Conseils pour les présenter
Un excellent CV… suffisant ?
Langues : Le référentiel européen commun

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Conduire le changement


Conduire le changement

conduite du changementPlus une époque est troublée, plus il y a des risques pour une entreprise et plus le changement est indispensable pour survivre.

Ceci est valable autant pour sa vie personnelle que pour sa vie professionnelle.

Le premier devoir du chef d’entreprise est d’assurer la pérennité de son entreprise.

Le changement peut-il être imposé ?

La loi du plus fort fonctionne dans certaines entreprises.
En fait, il y a une tête pensante et tous les autres sont des exécutants, qu’ils soient simples employés ou cadres.

Quel que soit l’ampleur du changement, petit ou grand, il dérange !

Certains acceptent sans broncher, d’autres, au contraire, entrent dans une rage folle.

Ce n’est pas que les employés soient contre le changement, ils sont contre les conséquences du changement.

Un changement de chef, un changement de la politique de produit ou de la politique d’achat sont autant de modifications profondes qui conditionnent le quotidien au travail.

La crainte et l’hostilité aux changements sont des réflexes de sécurité personnelle et pour les siens, famille ou clan.

Pour ces sentiments forts et qui font peur ?

Tout changement implique des modifications inconnues et tout ce qui est inconnu fait peur.

C’est pourquoi, pour mener un changement profond dans une entreprise, certaines pratiques sont mises en œuvre :

  1. Obtenir l’adhésion, convaincre que le changement est vital pour l’activité de l’entreprise et sa pérennité
  2. S’appuyer sur les plus convaincus, ou les plus rapidement convaincus, car ils chercheront à convaincre les plus septiques ou hostiles
  3. Communiquer, informer, tenir informer de l’avancement du changement, des bienfaits attendus et de ceux déjà obtenus
  4. Rester positif, surtout quand le changement est douloureux pour certains, tenir la route sur la durée,
  5. Mener le changement jusqu’au bout, et préparer le prochain changement, dans une démarche d’amélioration continue

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Les 10 clés du changement
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Convaincre par les mots


Convaincre par les mots

convaincre par les motsQuelques conseils pour pouvoir convaincre par le choix des mots :

Éviter

Préférer

Être rationnel Les mots négatifs ou réducteurs Logique et normalité
Être direct Les mots à double sens Clarté et précision
Être actif Les verbes passifs Les verbes actifs
Être positif Les tournures négatives Les tournures positives
Être affirmatif Le doute La certitude
Être factuel Les généralisations Les faits précis
Identifier Les pronoms neutres Implication personnelle
Conforter Les mots faiblissent Être direct et précis

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Sentir son auditoire pour être un bon orateur
Les noms et les verbes pour améliorer un entretien par des bonnes questions
Les généralisations et les règles pour mieux se faire comprendre

Les trois savoir-faire de la communication selon la PNL
Devise 048 : Plus grand est le sourire, plus aiguisé est le couteau
Communication : Convention et référentiel commun indispensables

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Changement : Dix conseils pratiques pour en gérer la conduite


Dix conseils pratiques pour gérer la conduite du changement

Un changement dans une organisation, un système d’information, une structure est source de désagrément pour ceux qui y sont soumis.

La gestion du changement consiste essentiellement à faire accepter par les personnes concernées les modifications dans leur travail, les changements induits par la nouveauté.

Quoi faire et comment faire pour augmenter les chances de succès lors d’un changement important ?

Premier conseil : Trouver les pilotes

Un pilote n’est pas forcément un responsable dans une hiérarchie, c’est surtout celui ou celle que les autres écoutent, dont l’opinion est importante.

Convaincre, même une seule personne de ce type à être partie prenante dans le projet de changement, peut amener d’autres à suivre le mouvement.

Deuxième conseil : Impliquer les pilotes

dans la recherche d’autres personnes qui, à leur tour, vont adhérer au changement.

Le but est qu’elles parviennent à convaincre le reste de la population concernée par le changement. Ces personnes sont souvent appelées utilisateurs-clés ou key users dans un projet informatique.

Troisième conseil : Expliquer le pourquoi du changement

En effet, s’il y a un changement, c’est parce que les avantages attendus sont plus importants que les inconvénients qu’il apporte.

Il faut expliquer que les pratiques en place jusqu’ici ont fait leurs preuves et que le changement est indispensable pour aller de l’avant, pour aller encore plus loin dans l’efficacité, le rendement, la richesse intellectuelle, etc.

Quatrième conseil : Mettre les choses au point

Certains processus en cours sont considérés comme insuffisants.

Le système en place, informatique ou organisationnel, a des lacunes, des points faibles.

La mise en place d’un changement est la remise en cause des processus qui marchent et de ceux qui ne marchent pas. Cela doit être dit clairement

Cinquième conseil : Prouver par l’exemple, la démonstration

que les bénéfices sont apportés directement à chacun, et pas seulement à l’entreprise ou à l’organisme.

Ce peut être un confort dans l’exercice de ses fonctions, une formation qualifiante, du temps gagné sur des tâches non valorisantes, une meilleure visibilité sur les affaires à traiter à court terme, etc.

Sixième conseil : Rendre le changement incontournable

Lorsqu’un changement important est mis en place, il n’est plus possible de faire marche arrière.

Du moins, pour faire accepter le changement, les personnes touchées doivent comprendre qu’elles n’ont pas le choix.

C’est l’adhésion au changement ou la séparation.

C’est un processus de pensée qui doit être suffisamment clair dans l’esprit de chacun, sans avoir été obligé de l’exprimer à haute voix.
Chacun doit s’en rendre compte par lui-même.

Septième conseil : Pas de précipitation

Les personnes concernées doivent être à même d’intégrer le fait que le changement inéluctable arrive.

Elles doivent d’abord se faire à l’idée, en prendre conscience dans sa globalité, pour pouvoir y adhérer.

Bousculer les gens par un délai trop court, c’est renforcer la résistance au changement.

Huitième conseil : Pas trop long non plus

A contrario du « trop rapide », il ne s’agit pas de diluer le changement dans le temps.

Celui-ci perdrait de sa force et de son impact.
Les bénéfices attendus doivent venir dans le délai prévu, sinon le changement n’a pas lieu d’être.

Pour démontrer que le changement apporte des plus, il faut pouvoir les constater rapidement.

Neuvième conseil : Ne pas en faire trop

Chacun réagit selon sa sensibilité.

Il y a ceux pour qui le changement est indispensable, une sorte de mal impossible à contourner.

Il y a ceux qui s’enthousiasment immédiatement.

Dans tous les cas, dramatiser la situation actuelle pour faire adhérer le changement apporte généralement des désillusions.
C’est une tactique à court terme.

Vanter les mérites du changement en promettant monts et merveilles apporterait aussi des désillusions.

Dixième conseil : Bien définir le périmètre du changement

Mieux vaut plusieurs projets de changement qu’un seul grand projet.

L’approche du changement peut se faire en croissance, en commençant par des changements mineurs qui amènent les personnes concernées au processus d’acceptation d’un changement, jusqu’aux changements les plus importants, qui passeront ainsi plus facilement dans l’esprit de ces mêmes personnes.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Les 10 clés du changement
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Pourquoi les propositions, recommandations, nouvelles idées sont-elles souvent refusées?
Comment favoriser le renouvellement et le dynamisme des organisations
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Comment faire passer mes idées en 8 étapes


Comment faire passer mes idées

série de 1 à 8Il ne suffit pas d’avoir des idées, encore faut-il qu’elles passent !

Ce n’est pas si facile que cela.

Plus on est convaincu d’avoir une bonne idée, et plus il est difficile de la faire partager :

Un fanatique de convainc jamais !

en 8 étapes

Voici la marche à suivre, pas à pas, pour construire le chemin qui mène à faire passer votre idée :

Étape 1 : Quel obstacle (quelle perturbation) doit être levé par cette idée ?

Étape 2 : Dans quelle mesure, s’agit-il d’un obstacle, une perturbation ?

Étape 3 : Quelles seraient les conséquences si cet obstacle, perturbation n’était pas levé ?

Étape 4 : Quelles sont les personnes les plus gênées par cet obstacle, cette perturbation ?

Étape 5 : Quel est exactement le but à atteindre ?

Étape 6 : Quelle est mon idée principale ? Ses avantages ? Ses inconvénients ?

Étape 7 : Quelles sont les idées alternatives ? Leurs avantages ? Leurs inconvénients ?

Étape 8 (si besoin est) : Quelle serait ma décision, si j’étais seul (e) à décider ?

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Le brainstorming ou remue méninges, une méthode pour trouver des idées en groupe
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Reconversion : Manque d’expérience, comment convaincre
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