Travailler la nuit, travailler le soir : Que dit la Loi ?


Travail de nuit ou travail du soir

En France, les 24 heures d’une journée sont partagés entre le travail de jour, le travail en soirée et le travail de nuit.

Le découpage suivant est le cas général :

travail de jour, de nuit ou en soirée

Où le travail de nuit commence dès 21 h et se termine à 7 h du matin.

Le travail en soirée se passe entre 21 h et minuit.

Par contre, le travail de jour peut commencer dès 5 h du matin pour se terminer à 21 h, soit deux fois une durée de 8 heures.

Des exceptions existent en fonction du métier, de la présence ou non d’accord collectif et de dérogation accordée par l’inspection du travail à une entreprise.

Qui est concerné ?

Depuis le 01 janvier 2017, la loi met à part les domaines relevant de l’ordre public pour lesquels c’est uniquement la loi qui s’applique.
Les autres domaines peuvent faire l’objet d’un accord collectif d’entreprise ou de branche.

Si les femmes sont autorisées à travailler en soirée ou la nuit, il est du ressort du médecin du travail de décider de l’interdire.

Le travail entre 20 h et 6 h est interdit aux jeunes de moins de 16 ans.

Le travail entre 22 h et 6 h est interdit aux jeunes entre 16 et 18 ans.

Seuls les salariés volontaires et ayant donné leur accord écrit sont autorisés à travailler en soirée et uniquement dans les Zones Touristiques Internationales (ZTI).

Les règles de base

Cependant, le recours au travail de nuit doit :

  • Être exceptionnel
  • Prendre en compte les impératifs de protection de la sécurité et de la santé des travailleurs
  • Être justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou des services d’utilité sociale.

Les contreparties et garanties

La Loi prévoit des contreparties pour le travail de nuit :

  • Repos compensateur et, le cas échéant, compensation salariale
  • Retour sur un poste de jour
  • Transfert sur un poste de jour en raison de l’état de santé
  • Suivi individuel de son état de santé par le médecin du travail
  • Prise en compte des obligations familiales

Pour le travail en soirée :

  • Repos compensateur et doublement du salaire durant les heures travaillées en soirée
  • Retour sur un poste de jour

De plus, l’accord collectif pour le travail en soirée prévoit obligatoirement :

  • La mise à disposition d’un moyen de transport pris en charge par l’employeur qui permet au salarié de regagner son lieu de résidence
  • Les mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés
  • Les conditions de prise en compte par l’employeur de l’évolution de la situation personnelle des salariés. Pour les salariées en état de grossesse médicalement constaté ou ayant accouché, le choix de ne plus travailler entre 21 heures et le début de la période de nuit est d’effet immédiat.

Source : Ministère du Travail

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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4 premières raisons pour quitter prématurément l’entretien d’embauche


Fuir un entretien d’embauche déplaisant

fuir un entretien d'embaucheAprès vous être fait une image du futur job, en lisant l’offre d’emploi, vous avez rédigé une belle lettre de candidature argumentée avec vos motivations.

Vous avez reçu un appel téléphonique pour vous demander de passer au bureau du recruteur pour un premier entretien d’embauche.

Sommaire :

Interrompre l’entretien d’embauche : Oui, mais quand ?
4 premières raisons pour quitter prématurément l’entretien d’embauche

4 autres raisons pour quitter prématurément l’entretien d’embauche

Comment interrompre poliment un entretien d’embauche ?

Vous entrevoyez la fin de votre recherche d’emploi.

Seulement voilà, du rêve à la réalité, voici les 4 premiers indices qui vont vous faire changer d’avis et donner l’envie d’interrompre l’entrevue de recrutement.

Les 4 autres indices sont dans l’article suivant.

Indice 1 : Les conditions de travail sont trop dures

La place de travail est trop petite ou trop grande, trop chaude ou trop froide, etc.

Vous vous attendiez à un bureau individuel ou vous alliez trouver un open space.

Vous visitez les locaux et vos éventuels collègues vous font la tête ou ne vous plaisent pas.

Vous craignez pour votre santé ou vous remarquez des entorses à la législation.

Que vous le voyiez par vous-même ou que ce soit le recruteur qui vous décrit les conditions de travail, qui sont loin de vous convenir, il est temps de dire « non » et cela définitivement.

Indice 2 : Le poste est déjà attribué à un autre

Par une autre source, vous avez appris que la décision vient d’être prise d’accorder le poste à un (e) autre candidat (e).

A quoi bon perdre son temps et son énergie quand il s’agit de jouer la doublure pour valoriser le choix du recrutement sur un (e) autre ?

Laissez quand même une bonne impression de vous, surtout si le poste vous plaisait.
On ne sait jamais, l’autre finira sa période d’essai peut-être par un échec.

Dans le cas contraire, vous avez une bonne raison de dire « non » cette fois-ci.

Indice 3 : Aucun poste ouvert au recrutement

Il arrive, surtout chez les professionnels du recrutement externe, que des offres d’emploi soient publiées alors qu’aucun poste n’est à pourvoir.

En fait, le recruteur cherche à compléter son catalogue de CV pour avoir des profils à proposer ultérieurement à ses clients.

Tâchez de lui demander des détails sur la date de prise du poste, sur le quotidien et les collègues.

Un manque de franchise dans ses réponses ou s’il a la franchise de vous dire la vérité, alors vous avez une bonne raison de lui dire « non » en lui demandant de vous convoquer, à l’avenir, lorsqu’il aura vraiment une demande concrète pour un poste.

Indice 4 : L’offre d’emploi était éloignée du vrai poste

L’offre était très bien rédigée pour vous donner envie de postuler.
Hélas, la description qu’en fait le recruteur est bien moins alléchante.

Posez alors des questions sur les tâches, les horaires et autres informations qui remettent en cause ce qui se trouvait dans l’annonce.

Si vous êtes déçu (e), inutile de poursuivre la conversation. Dites « non » poliment en expliquant pourquoi.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Nouvel emploi : A chacun son intégration


Les facteurs d’intégration au travail

Chômage par ancienneté d'inscriptionLe processus d’intégration dans une entreprise ou dans une organisation de type association ou administration dépend de très nombreux facteurs.

Certains sont visibles car constants, d’autres dépendent du contrat et des conditions de travail ou encore de l’entreprise elle-même.

Des constantes

Cependant certaines constantes se retrouvent, comme l’influence

  • de l’âge du nouvel employé,
  • ses valeurs sociales, et les interactions entre les individus
  • ou encore la taille de l’entreprise,
  • le style de management, et
  • le poste de travail proprement dit.

Une femme sera-elle intégrée comme un homme ?

Les conditions de travail

Il faut comprendre que le processus d’intégration est différent pour une personne qui restera un temps défini : stagiaire, intérim, CDD, intervenants ponctuels extérieurs à l’organisation, et pour une personne embauchée en CDI.

Il en est de même pour ceux qui travaille à temps partiel, à temps complet ou en 2 ou 3 huit.

Un cadre comme un agent de maîtrise ou un employé ou un cadre supérieur ou un commercial ou encore un apprenti ou un travailleur handicapé ?

L’entreprise elle-même

De même, l’intégration chez un patron dans une entreprise de moins de 10 salariés ou dans une grande entreprise ou une entreprise de taille moyenne sont différentes.

Elle sera aussi différente selon qu’il s’agisse d’une entreprise d’envergure locale, régionale, nationale ou internationale, ou d’une filiale, d’une entreprise familiale ou cotée en bourse, ou encore d’une administration ou d’une association.

Philippe Garin

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Licence : 6 définitions


Licence : multiples définitions

licence IV Loi du 24 septembre 1941Le mot « licence » est, comme de nombreux mots de la langue française, de multiples définitions.
Et comme d’habitude, il faut connaître le contexte, c’est-à-dire les autres mots de la phrase où il est employé, pour en comprendre la signification.

En informatique

Le terme « licence » signifie le droit à l’utilisation d’un logiciel ou d’une partie d’un logiciel.

Utiliser un logiciel « sous licence » implique un contrat, généralement déterminé par des Conditions Générales d’Utilisation, ou CGU, dans les mentions légales d’un site ou dans un contrat avec un fournisseur, revendeur ou développeur.

Ce contrat détermine le prix à payer pour avoir le droit d’utiliser le logiciel. Il peut être annuel ou mensuel, payé en une fois ou par utilisateur. De multiples combinaisons de facturation existent.

Dans le commerce

Une licence est un droit à exercer un métier ou/et d’ouvrir un commerce. Certaines professions impliquent de payer une licence pour travailler. Ce peut être un service, comme un chauffeur de taxi, ou une boutique, comme un bar-tabac.

Pour avoir le droit à une licence commerciale, il faut, généralement, répondre à des critères de compétences exigées par la profession elle-même ou par les autorités, c’est-à-dire lois et règlements.

Dans le domaine associatif

Surtout pour pouvoir pratiquer un sport. La pratique du sport peut se faire indépendamment d’une licence. Toutefois, nombreuses sont les associations et fédérations sportives qui exigent une licence pour avoir le droit d’adhérer et, surtout, le droit de participer à des épreuves sportives, même en amateur.

Avoir une licence est une reconnaissance de son appartenance, et aussi une protection par l’assurance sportive prise en même temps. Là encore, disposer d’une telle licence sportive implique le paiement d’une participation, généralement annuelle.

Dans la formation

La licence est un grade universitaire d’avant la réforme européenne. Elle valide trois années d’études universitaires et permet d’accéder à la poursuite des études vers un diplôme de master.

Être licencié(e) a, dans ce sens, une connotation positive car la licence universitaire indique un niveau d’études élevé, bien qu’intermédiaire.

En littérature

La licence en littérature est une liberté excessive et contraire à la morale. C’est l’inverse de la décence.

Là, on ne parle plus de licencié, mais de licencieux.

Dans le monde du travail

Avoir une licence n’a aucune signification particulière. Cependant « être licencié » en a une : c’est perdre son emploi.

Généralement, le salarié ne s’attend pas à un licenciement, sauf en cas de conflit ouvert ou en cas de faute individuelle.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Chômage : Le nombre de jours sans indemnité


Comment fonctionne le calcul des droits à l’ARE ?

emploi Intérimaire : carte des régions

source : Prism’emploi

Lorsque vous vous inscrivez à Pôle emploi pour déclarer que vous êtes à la recherche d’un emploi, vos droits sont calculés en fonction de votre situation qui a précédée votre inscription.

Un délai est calculé pendant lequel aucune indemnité ne sera versée.

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En cas de fin d’une mission en intérim

Lorsqu’un salarié intérimaire d’une entreprise de travail temporaire termine une mission, Pôle emploi calcule, chaque fois, un nombre de jours sans ARE (Allocation de Retour à l’Emploi), en fonction des rémunérations reçues.

Le nombre de jours non payables est égal à la somme du salaire brut du mois et de l’indemnité compensatrice de congés payés, divisé par l’ancien salaire journalier servant au calcul de l’allocation

Si, le demandeur d’emploi concerné est âgé de 50 ans ou plus, le nombre de jours non indemnisés est diminué de 20%.

Ce calcul permet de pénaliser aucune mission, qu’elle soit courte ou longue.

De plus, la date de fin de l’indemnisation est repoussée du nombre de jours travaillés, grâce au rechargement des droits.

Pour les autres cas

Lorsque le motif d’inscription à Pôle emploi est la fin d’une activité salariée autre qu’intérimaire, c’est le règlement général qui s’applique.

Le calcul du nombre de jours sans indemnité est le même, avec les conditions supplémentaires suivantes :

  • L’activité occasionnelle ou réduite doit être inférieure à 110 heures dans le mois, et
  • la rémunération brute mensuelle doit être inférieure à 70% des revenus perçus avant la perte d’une partie des activités du salarié.

Attention : Sont exclus de ce calcul, les bénéficiaires d’une Allocation Solidarité et Etat : ASS, ATS, ATA, etc.

Source : Pôle emploi

Philippe Garin

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Offre d’emploi : Les exigences et les souhaits dans les annonces


Examen d’une offre d’emploi

offre d'emploiDans toute annonce d’offre d’emploi, il y a des critères clairement exprimés et d’autres moins.

Ce peut être sur l’entreprise, lorsque son nom figure dans l’annonce ou que l’on peut deviner de qui il s’agit grâce à la combinaison de plusieurs indices dans l’annonce.

Les exigences et les souhaits du recruteur

Certaines caractéristiques sur le niveau de formation, de langue, de connaissances numériques ou d’expérience, sont accompagnées de qualificatif comme « impératif » ou « souhaitable ».
Là tout est clair.

Pour les autres, les indications manquent.
En général, le site Internet de l’entreprise ou du domaine dans lequel l’entreprise évolue, suffit à se faire une idée du degré d’exigence.

Un appel téléphonique au standard de l’entreprise ou au service RH permet aussi de poser la question avant même de postuler.

Appeler pour se renseigner est bien vu car cela montre l’intérêt du candidat pour le poste et l’examen de sa candidature en sera facilité.

Par contre, d’autres entreprises refusent de répondre au téléphone, surtout quand le personnel a une charge de travail très importante. Les appels dérangent et l’effet est alors inverse à celui escompté.

C’est un « pile ou face ». Le choix de téléphoner dépend surtout des informations recueillies préalablement sur l’entreprise et sa culture.

Comparer son profil et ses propres critères

Avant de lire une annonce, il faut d’abord que le candidat sache sur quels critères personnels il va se baser.

Par exemple : accepter de déménager, rémunération minimale, déplacements courts dans le temps ou/et géographiquement, les conditions matérielles de travail, etc.

En comparant ces indications, lorsqu’elles figurent dans l’annonce ou après un premier entretien téléphonique, le candidat décidera de poursuivre et d’envoyer sa candidature ou passera à une autre offre.

De même, le poste peut plaire, encore faut-il que l’expérience, les connaissances, les diplômes, etc. soient identiques ou compatibles avec ceux demandés dans l’annonce.
Lorsqu’il y a des différences, alors mieux vaut se poser la question de l’intérêt de répondre à l’offre d’emploi.

Vaut-il mieux une candidature de qualité, quitte à envoyer peu de candidatures, ou postuler tous azimuts en prenant le risque de se griller le jour où une annonce pour le poste idéal vous passera devant les yeux ?

A vous de voir !

Philippe Garin

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Retraite : Il faut la demander


Départ à la retraite

profiter de sa retraiteLa retraite est une rupture du contrat de travail, uniquement à l’initiative du salarié.

Si l’employeur demande au salarié de partir en retraite, alors il s’agit d’un licenciement et sera jugé comme tel en cas de dépôt de plainte au conseil des Prud’hommes.

L’âge

L’âge de la retraite a été fixé à 62 ans.

Le recul de cette limite est progressif et s’appliquera à tout le monde à partir du 1er janvier 2017.

Le nombre de trimestres de cotisation

Pour le régime général de la sécurité Sociale, évoqué dans cet article, le nombre de trimestres de cotisation entre dans le calcul de la pension vieillesse.

Le nombre de trimestres est indépendant de la condition d’âge. Ce n’est donc pas une condition pour partir en retraite.

La procédure

La demande de départ à la retraite est encadrée par la convention collective dont dépend le salarié au moment de sa demande.

Ce peut aussi être une procédure définie dans le contrat de travail.

La procédure la plus favorable au salarié sera appliquée.

Faute d’avoir une loi qui précise comment demander à partir en retraite, le plus simple est d’envoyé un courrier avec accusé de réception ou de remettre sa lettre en main propre contre décharge à son employeur.

Le préavis

Le départ à la retraite se fait après une période de préavis, identique à celle d’un départ pour cause de licenciement.

Cette période démarre à la remise du courrier de demande de départ à la retraite.

L’indemnité de départ

À l’occasion des ruptures du contrat de travail, le salarié a droit à un solde de tout compte. C’est le même principe qui s’applique pour un départ à la retraite. Il s’agit de l’indemnité de départ à la retraite.

Son montant dépend de l’ancienneté du contrat de travail.

Le calcul du montant de l’indemnité de départ à la retraite sera le plus favorable au salarié, entre le calcul par la loi, par la convention collective ou par le contrat de travail, si ce dernier contient des clauses sur le départ à la retraite.

Philippe Garin

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