Chômage : Les idées reçues ont la vie dure – Sondage


Comme si être au chômage était une faute

Les idées sur le chômage et la précarité sont bien ancrées dans la mémoire collective de ceux qui se permettent de donner des leçons, sans avoir vécus cette situation.

Voici un florilège d’idées reçues, recueillies par 25 organisations de lutte contre cet état de fait.
Ensemble et sous la coordination de Jean-François Yon et écrit avec Agnès Guillaume, un livre est paru aux Éditions de l’Atelier, intitulé « Chômage, précarité : Halte aux idées reçues ». C’est la source de cet article.

Les idées reçues

  1. Les chômeurs n’ont qu’une chose à faire : chercher du boulot !
  2. Le chômage, c’est à cause du droit du travail : trop de règles, trop de contraintes !
  3. Si les salariés de Pôle emploi étaient plus efficaces, il y aurait peut-être moins de chômeurs !
  4. Le chômage, c’est la faute aux étrangers !
  5. Les jeunes d’aujourd’hui ne veulent plus travailler !
  6. Le système d’indemnisation est beaucoup trop généreux avec les chômeurs !
  7. La formation des demandeurs d’emploi, c’est seulement pour faire baisser les chiffres du chômage !
  8. Les femmes sont dans la même situation que les hommes face au chômage !
  9. Les intermittents sont des chômeurs privilégiés qui coûtent trop cher à l’Unédic !
  10. Les sans-abris ne sont bons à rien, ils sont irrécupérables !
  11. Les précaires locataires sont des mauvais payeurs !
  12. Les chômeurs est situation de handicap sont incasables !
  13. Zéro chômeur de longue durée sur un territoire entier, c’est impossible !
  14. Créer une entreprise n’est pas à la portée des chômeurs !
  15. Les entreprises se méfient des chômeurs (et réciproquement) !
  16. Les personnes au RSA devraient obligatoirement faire quelques heures de travail !
  17. L’ESS, ce ne sont pas de vrais emplois, ce n’est pas la vraie économie !
  18. Les chômeurs sont des oisifs qui nous coûtent cher !
  19. Les chômeurs auront voix au chapitre quand ils auront un travail !
  20. Assurer des ressources à tous, avec ou sans emploi, est une utopie !
  21. La misère est moins pénible au soleil !
  22. Les plateformes numériques comme Uber nous sauverons du chômage !
  23. Il est impossible de contrecarrer le néolibéralisme !
  24. La fraternité ne peut rien contre le chômage !
  25. Le chômage, c’est parce que les Français ne travaillent pas assez !
  26. Pour diminuer le chômage, il faut réduire les dépenses sociales !

Sondages :

Et maintenant, vous y croyez jusqu’à quel point ?

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Sondage sur les préjugés sexistes au travail
Senior, Trop vieux, trop cher : Luttez contre les préjugés
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Fausses offres d’emploi


Fausses offres d’emploi

fausse offre d'emploi : dégagePuisque Internet est le média principal pour trouver des offres d’emploi, certains arnaqueurs utilisent de fausses annonces pour vous voler.

L’offre d’emploi est même publiée sur des sites les plus consultés, comme celui de Pôle emploi, les réseaux sociaux, les sites d’annonces ou les sites d’emploi (jobboards).

Ces fausses offres sont aussi envoyées directement par mail dans les boîtes-aux-lettres de leurs futures victimes.

Les chômeurs sont les plus vulnérables, notamment ceux qui sont inscrits depuis longtemps comme demandeurs d’emploi à Pôle emploi.

D’un côté, une offre propose un emploi, sans qualification particulière, généralement un travail à domicile, avec des revenus assez élevés pour attirer.

De l’autre, une personne qui cherche un emploi et prête à tomber dans le panneau.

Où commence la vigilance ?

Elle commence avec du bon sens. Si toute peine mérite salaire, est-ce ne rien faire ou presque, sans qualification ni diplôme, mérite un bon salaire ? La puce vous vient-elle à l’oreille ?

Pas encore ?

Si, après avoir cliqué sur le lien, votre ordinateur commence à être ralenti, ou à ouvrir des pages sans votre avis, ou vous annonce un bogue ou encore la mise en place d’un logiciel, cela n’attire toujours pas votre méfiance ?

Toujours pas ?

Et si, on vous demande de remplir un formulaire dans lequel vous allez devoir renseigner, sans même avoir rencontré un représentant de l’entreprise, vos coordonnées bancaires, votre numéro de Sécurité sociale ou/et de carte de séjour, vos codes d’accès à Internet, etc., est-ce suffisant pour vous méfier ?

Et si

On vous demande de l’argent, soi-disant pour des frais de dossiers ou toute autre justification, avant même de signer un contrat, vous êtes toujours aussi crédule, alors méritez-vous ce qui vous arrive ?

Le bon sens nous titille de vous dire que vous avez vraiment besoin que l’on vous mette les points sur les i.

Dans ce cas, il vous reste vos yeux pour pleurer.

Quand vous aurez constaté :

  • un piratage de votre compte,
  • l’utilisation illégale de votre identité,
  • la disparition de sommes d’argent de votre compte,
  • l’absence de contrat de travail,
  • l’inexistence de l’entreprise qui a publié cette offre frauduleuse,

alors signalez votre mésaventure dans le portail officiel de signalement des contenus illicites sur internet !

Philippe Garin

Pour être accompagné (e) dans votre recherche d’emploi, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Allocation chômage : Nouvelle convention, nouvelles règles


Au 1er juillet 2016

La Convention du 14 mai 2014 relative à l’indemnisation du chômage a pris effet

assurance chomage Unédic
Un règlement général, des règlements particuliers des accords complètent cette convention.

Elle a été signée conjointement par les organisations des employeurs et par les organisations syndicales des salariés.

Les nouvelles règles s’appliquent pour 2 ans pour tenir compte :

  • des évolutions du marché du travail et notamment la progression de l’emploi précaire
  • de faire comprendre les règles d’indemnisation, particulièrement pour les salariés qui cumulent salaire et indemnités chômage
  • de la crise économique qui pénalise l’Assurance chômage : Plus de chômeurs à indemniser et moins de salariés cotisants

Quelques nouvelles règles

  • Que ce soit pour vos droits à indemnisation initiaux ou pour le calcul des droits rechargeables, la règle « 1 jour travaillé = 1 jour indemnisé » est la référence de l’Assurance chômage. Par jour travaillé, on entend tous les jours sous contrat, y compris les week-end, jours fériés.
  • Pour ouvrir des droits initiaux à indemnisation, il faut avoir travaillé minimum 610 h (ou 4 mois). En revanche, chaque demandeur d’emploi peut recharger ses droits à partir de 150 heures travaillées pendant sa période d’indemnisation.
  • Pour les demandeurs d’emploi de 50 ans et plus, la durée maximale d’indemnisation peut durer jusqu’à 3 ans.
  • Les demandeurs d’emploi ont toujours un avantage à reprendre un emploi même de courte durée. Toute période de travail compte pour un rechargement des droits à indemnisation (à partir de 150 heures cumulées), et les règles de cumul salaire-allocation favorisent les reprises d’activité, quelle que soit la nature du contrat.
  • Le début de l’indemnisation est dépendant d’un délai tenant compte des indemnités de congés payés et/ou d’indemnités supra légales perçues. Pour tous, un délai d’attente de 7 jours s’applique.
  • Le cumul entre une activité salariée et l’allocation chômage est possible dès la première heure de travail, quelle que soit la nature du contrat, tant que le montant mensuel « salaire + allocation » ne dépasse pas le montant mensuel du salaire brut perdu qui avait servi au calcul de l’allocation.
  • Les partenaires sociaux ont écarté la dégressivité des allocations chômage dans le temps, et ont privilégié des dispositifs d’encouragement à la reprise d’activité.

source : Unédic

Philippe Garin

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Reconversion : Motivation et décision, le mode d’emploi


Une reconversion, ça se décide

reconversion_dans_l_artSe reconvertir peut être un choix, lorsque l’on occupe un poste qui ne convient pas à ses aspirations.

Une reconversion peut être aussi imposée : un tiers des chômeurs se reconvertissent à un nouveau métier.

Quant aux plus de 50 ans au chômage… Ont-ils le choix ? Vraiment !

Motivation pour une reconversion

Renseignez-vous

Avant de changer de domaine professionnel, mieux vaut prendre un maximum de renseignements sur le nouveau domaine que vous envisagez. Tout métier, tous les secteurs d’activité ont leurs avantages et leurs inconvénients.

Listez-les objectivement avant de prendre position sur les opportunités du changement de carrière.

Si vous quittez une situation confortable pour une situation très incertaine, mieux vaut savoir où vous mettez les pieds.

Vos critères de choix

Chacun d’entre nous a des valeurs qui lui servent de référence et avec lesquelles on se sent le plus à l’aise. Par exemple, le partage, l’argent, la famille, etc.

Dressez la liste des valeurs qui sont les moteurs de votre motivation, en prenant en compte autant votre vie privée que le monde du travail.

Confrontez vos motivations pour une reconversion avec vos valeurs. Plus elles seront en adéquation et plus votre reconversion aura de chances de réussir.

Philippe Garin

Pour votre évolution de carrière, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Mobilité : Oser déménager pour retrouver du travail


Hélène Haus (Le Parisien) a interviewé Philippe Garin

Son article, ci-après, est paru le 14 juin 2016 dans le site de leparisien.fr :

Oser déménager pour retrouver du travail

faire ses cartons pour déménager
58 % des jeunes diplômés se disent prêts à déménager pour trouver un poste, contre 50 % des cadres. (Getty Images.)
Les demandeurs d’emploi sont plutôt peu enclins à déménager pour trouver un poste. C’est pourtant une option à regarder de près.
Seriez-vous prêt à déménager pour trouver un job ? D’après un sondage CSA, réalisé pour le Conseil d’orientation pour l’emploi en 2015, cette option ne serait envisagée que par 45 % des chômeurs. « Tout est une question de philosophie, souligne Philippe Garin, conseil en évolution professionnelle. Il faut s’interroger : ai-je envie de vivre là où je travaille ou de travailler là où je vis ? »

La mobilité, une nécessité

Pourtant, au bout de quelques mois de recherches infructueuses, la mobilité devient parfois une nécessité. En témoigne Philippe Marie, secrétaire du réseau Solidarité, accueil, mobilité (SAM). Une association qui loge gratuitement chez ses bénévoles les demandeurs d’emploi passant un entretien d’embauche loin de chez eux. « Tous ont d’abord essayé de trouver un travail près de leur domicile, sans succès, explique-t-il. Alors, au bout d’un moment, ils se sont résignés. »

D’après le sondage du CSA, ce sont les jeunes diplômés les plus enclins à déménager : 58 % contre 50 % des cadres. « Leur seule préoccupation est de parvenir à avoir deux ans d’expérience sur leur CV », détaille Philippe Garin

N’indiquez pas votre adresse

Quel que soit l’âge, pour bien préparer sa candidature, il y a quelques écueils à éviter. « A compétences égales, un candidat devant déménager pour prendre son poste a moins de chance de décrocher le job qu’un postulant local, rappelle Philippe Garin. Il faut donc éviter de mettre son adresse ou un numéro de fixe qui indiquerait au recruteur la région dans laquelle vous résidez. Mentionnez simplement Mobile géographiquement, en détaillant éventuellement les départements. Lors de l’entretien, vous affirmerez votre volonté de déménager. »

Avant de postuler, renseignez-vous cependant sur l’environnement local : le climat, le coût de la vie, la diversité culturelle, le nombre d’écoles… « Il y a des choses que l’on peut anticiper et d’autres non : la mentalité des gens par exemple. Dans l’idéal, mieux vaut choisir une région que l’on connaît, et où l’on se sent bien », remarque Philippe Garin.

Pour les personnes qui partent en couple, les démarches sont plus compliquées, mais possibles. « Si le conjoint est fonctionnaire ou travaille dans une grande société, il peut demander sa mutation, indique le spécialiste. Il peut également quitter son poste pour rapprochement familial tout en ayant droit au chômage. » Dans ce cas, il faudra être sûr que votre moitié parviendra à trouver un nouveau job. Pensez à consulter la section « Marché de l’emploi » du site de Pôle emploi, qui décrypte le marché du travail en fonction des professions et des régions.

HÉLÈNE HAUS
*1. www.reseau-ram.fr
*2. http://candidat.pole-emploi.fr/marche-du-travail/accueil

Philippe Garin

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Métier ? Poleur ! Poleur ? C’est quoi ?


Poleur ? Qu’est-ce que c’est comme métier ?

Poleur ! Pas : au pôleDe nouveaux mots sont créés tous les jours et dans toutes les langues.
La langue française permet d’utiliser de tels mots avant qu’ils soient officiellement reconnus par l’Académie Française, gardienne institutionnelle de la langue.

Le mot de poleur vient de Pôle emploi, organisme français chargé de la gestion des demandeurs d’emploi.

Les instituts de sondages utilisent Internet pour toucher un panel de personnes à qui elles posent leurs questions. Au début, les questions posées ont pour objet de définir la catégorie de la personne sondée.

Cela concerne le sexe et l’âge, le lieu d’habitation et la catégorie socio-professionnelle.

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Quel est votre métier ?

Réponse : au chômage ? Non, c’est trop dégradant ! Comme si on faisait exprès d’être sans emploi.

Alors, la réponse est « poleur ».

A laquelle, il faut associer :

  • le statut de cadre ou d’employé, mais surtout pas chef d’entreprise. Là, le chef, c’est l’État
  • le niveau d’étude correspond à votre sortie du système de l’éducation national, avec ou sans diplôme
  • l’expérience est le nombre de mois et d’années cumulées en période de chômage et non pas de la durée de l’indemnisation
  • le niveau de rémunération est celui de votre indemnisation, multiplié par 12 pour la rémunération annuelle
  • la branche professionnelle devient le social et non pas l’administration ou celle de votre dernier emploi, quoique si le coeur vous en dit…
  • le nombre de personnes encadrées est zéro
  • les avantages en nature sont nombreux :
    • gratuité des transports pour se rendre à un entretien,
    • prise en charge des cotisations sociales,
    • abonnement gratuit au site Internet de Pôle emploi,
    • remboursement partiel ou total de certains frais de bouche et d’hébergement engagés pour se déplacer,
    • abonnement gratuit à la lettre d’information de Pôle emploi,
    • accompagnement et conseils pour sa recherche d’emploi, à raison d’une fois par mois, en théorie,
    • etc.
  • la durée du travail est zéro, sauf pour ceux qui travaillent à temps partiel, auquel cas, il faut indiquer une moyenne par semaine

La seule question qui reste est celle-ci :

Depuis combien de temps êtes-vous « Poleur » pu « Poleuse » (ben oui, il y a un féminin au même titre que chômeuse) ?

Philippe Garin

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Le bore-out : « Quel ennui ! »


Le bore-out, c’est quoi ?

bore-out et burn-outSur le lieu de travail, nombreuses sont les situations où l’ennui s’installe.

Vous arrivez au travail et vous vous sentez fatigué (e) avant même de commencer et cela se poursuit toute la journée.

Ce qu’on appelle l’ennui au travail s’exprime par un nouveau mot : le bore-out. C’est un syndrome d’épuisement professionnel, au même titre que le burn-out.

Cette théorie a été présentée dans un livre écrit par deux consultants d’affaires suisses, Peter Werder et Philippe Rothlin, dans lequel ils émettent l’hypothèse que le syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui se caractérise par trois éléments :

  • l’ennui,
  • l’absence de défis
  • le désintérêt

C’est important ?

Plus de 30 % des salariés seraient concernés, selon l’étude de Christian Bourion et Stéphane Trebucq, « Le bore-out-syndrom ».

Le phénomène de l’ennui au travail est ancien. On l’appelle aussi démotivation au travail.

Il est du rôle du manager de traiter ce phénomène avant que la frustration du salarié le conduise à des arrêts de travail, à un étalement de son travail dans le temps ou à aller voir si les tâches proposées par d’autres entreprises ou organisations lui conviennent mieux.

Qui est concerné ?

Tous les métiers et toutes les entreprises sont concernés. Ce syndrome touche toutes les catégories socio-professionnelles.

Il s’agit de l’adéquation entre les aspirations personnelles de chaque salarié avec ses tâches au travail. Ce syndrome apparaît plus fréquemment chez des stagiaires lorsqu’ils sont sollicités pour faire des photocopies ou apporter du café, alors qu’ils sont là pour apprendre leur futur métier.

On le retrouve aussi chez les apprentis. Lorsqu’un employeur lui confit des tâches qui sont différentes et peu intéressantes pour celui ou celle qui doit les exécuter.

Quant aux autres salariés, de multiples causes peuvent les conduire au bore-out :

  • Avoir fait le tour de son métier.
    Les seniors sont les plus concernés, ainsi que les ambitieux (on peut cumuler les deux !) qui veulent toujours progresser et qui ne voit aucune perspective.
  • Se retrouver seul (e) ou « au placard ».
    Pas ou peu de contact avec les autres, aucune tâche particulière ou des tâches ennuyeuses, avec des moyens insuffisants, vont générer un stress par l’ennui
  • Avoir une routine qui rend le temps qui passe très long.
    La répétition des gestes ou des tâches n’apportent aucune satisfaction. L’esprit est libéré pour des pensées sans rapport avec le travail, la frustration s’installe.
  • Être trop qualifié (e).
    Les tâches semblent trop faciles, sont trop rapides à exécuter, grâce à ses connaissances ou son expérience. L’ennui s’installe très rapidement et l’envie d’avoir un poste à sa mesure se fait fortement ressentir
  • Manquer d’activité.
    Avec la baisse d’activité dans certaines entreprises, il y a de moins en moins de choses à faire, de dossiers ou de demandes à traiter, de produits à fabriquer, de clients à servir, etc.

Le bore-out touche aussi :

  • les chômeurs
  • les retraités
  • les invalides
  • les handicapés
  • les femmes à la maison
  • les jeunes en formation ou scolarisés

Le désoeuvrement, consenti ou volontaire, est également générateur d’ennui. Les occupations peut valorisantes ou sans rapport avec ses centres d’intérêt, l’incompréhension des autres à sa situation, etc. mènent au bore out.

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