Quand la critique devient harcèlement


Critiquer est-il du harcèlement ?t'es trop bête

Le harcèlement

On parle de harcèlement ces temps-ci dans 3 cas :

  • le harcèlement sexuel où certaines femmes se plaignent de gestes ou de propos déplacés d’hommes qui devraient mieux se tenir,
  • le harcèlement moral au travail où les paroles de collègues ou supérieurs hiérarchiques n’ont pas lieu d’être,
  • le harcèlement moral des jeunes sur Internet, qui conduit parfois jusqu’au suicide des victimes.

Chacun réagit à sa façon, en fonction de son tempérament, de sa confiance en soi ou de la crainte des autres, de son éducation, de sa capacité de répartie, etc.

La critique

En cas de critiques d’une autre personne à son encontre, il y a deux cas de figure :

  • Soit la critique est justifiée,
  • soit elle ne l’est pas.

La critique est justifiée lorsqu’une erreur a été commise.
La critique est injustifiée lorsqu’elle s’attaque à la personne plus qu’à ses actes.

La critique peut être constructive car elle permet de réagir pour s’améliorer, ou par exemple, pour éviter de refaire la même erreur.
Encore faut-il qu’il y ait erreur et non pas mauvaise interprétation et qu’il y ait volonté de la part de l’autre de vous faire réfléchir et avancer.

La critique est destructrice, mauvaise, méchante quand elle ne sert à rien, si ce n’est d’humilier la personne critiquée.

Il y a une critique intermédiaire : la bêtise ou l’ignorance.
En effet, une personne critique une autre, tout simplement parce qu’elle manque d’empathie et qu’elle ne se rend pas compte de l’impact de ses critiques sur la personne critiquée.
Ce sont celles qui font le plus de mal, car elles sont soit trop bêtes pour s’imaginer qu’elles font du mal, soit elles parlent sans savoir de quoi elles parlent.

Quand une personne en critique une autre, elle se place comme juge et comme bourreau.
Elle considère qu’elle a raison et que les autres ont tort.
Elle prend son expérience personnelle comme référence et tout ce qui est différent est source de critique. C’est ce qu’on appelle l’intolérance.

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Son expérience personnelle comme référence

Nous sommes tous confronté, en permanence, à ce phénomène : nous ramenons tout à notre façon de voir les choses.
Il est évident que c’est ce qu’il y a de plus facile :

« JE considère que j’ai raison, donc TOUS les autres ont tort ».

L’intolérance, le racisme, le rejet de l’autre, de tout ce que l’on ne comprend pas sont des versions poussées à l’extrême.
ça existe et, malheureusement, cela existera toujours.

On dit que le plus intelligent gagne. D’autres disent que c’est le plus fort qui gagne.
Les deux sont vrais, mais cela dépend beaucoup si vous faites partie des gagnants ou non.

Action => Réaction

A chaque action, il y a une réaction.

Les pleurs

Cette réaction émotionnelle a laissé de marbre la personne qui vous critique, tout simplement, parce qu’elle manque totalement d’empathie.

Si elle en avait, elle ne vous critiquerait pas ou userait de critique positive.

La violence

Qu’elle soit verbale ou physique, la réaction, immédiate et violente a des conséquences négatives évidemment.

C’est une réaction des plus émotionnelles également. Mieux vaut un bon contrôle de soi !

Critique et harcèlement

La critique devient harcèlement quand il y a répétition.

A force d’entendre toujours les mêmes critiques, surtout sur son incapacité à comprendre ou à faire, on finit lentement par y croire.

Là est le danger.

Quand on est critiqué, surtout en public, des heures et des jours durant, on peut, au début laisser dire, ne serait-ce que pour éviter de s’attirer encore plus de critiques et d’ennuis.

Au travail, cela peut conduire à un arrêt de travail, une démission ou un acte irréversible.
Dans la vie personnelle, il est difficile de faire taire les critiques. Certains s’imagine n’avoir plus qu’une solution, dramatique.

Quand il y a incompatibilité sur le plan valeurs personnelles, mieux vaut se séparer.
Un nouvel emploi qui permet de mettre en oeuvre vos qualités, celles qui étaient fortement critiquées, ou déménager, changer pour une nouvelle école ou encore un nouveau partenaire dans sa vie avec qui vous vous trouver sur la même longueur d’onde.

Même quand on sait comment les choses se passent, il est difficile de résister.
Les femmes et hommes politiques en savent quelque chose.

Et comment faire cesser les critiques

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Workaholic ou Bourreau de travail : du burnout au karōshi mortel


Workaholic ou Bourreau de travail sont deux expressions presque identiques

Boureau de travailBourreau de travail

Autant l’expression Bourreau de travail est toujours employée, bien que désuète, autant le mot Workaholic est beaucoup plus récent et plus souvent employé.

Un bourreau de travail est une personne tellement engagée dans ce qu’elle fait, professionnellement ou artistiquement, qu’elle est de plus en plus dépendante de son travail.
Elle réduit ses temps de pause, voire les supprime. Se passe de vacances ou ne parvient pas à « décrocher ». Elle reste branchée, câblée, pendue au téléphone ou devant un écran électronique en lien avec son travail.

A la différence de ceux qui subissent le « workaholisme », certains bourreaux de travail n’hésitent pas à signaler qu’ils le sont, en guise de faire-valoir de leur engagement professionnel. Ils considèrent alors que c’est un signe positif.

Qu’en pensent ceux qui les écoutent, à commencer par leurs proches ?

Workaholic

Workaholic est un mot composé de deux mots anglais : Work, qui signifie Travail, et Alcoholic qui signifie dépendant de l’alcool.
Là encore, on retrouve cette notion de dépendance au travail.

Workaholic a été inventé pour indiquer qu’une personne, bourreau de travail, a jusqu’à 3 fois plus de risque, de développer une accoutumance à l’alcool.
Cette notion étant très négative a fait place, petit à petit, à la notion de dépendance mais au travail.

Nombreux sont les américains qui se passent de manger ou qui mangent sur le pouce, pour gagner du temps et poursuivre leurs activités professionnelles.
Ce phénomène s’est étendu à la planète entière.

Gare au burnout

Bourreau de travail ou workaholic sont soumis à pression ou se soumettent volontairement au stress.

Ils arrivent à négliger tout ce qui n’est pas directement lié à leur travail. Ils ne parviennent plus à se ressourcer, à se détacher de leurs activités professionnelles.

Ce phénomène est le burnout : Ils craquent à un moment. L’épuisement professionnel est arrivé et ils doivent s’arrêter de travailler.

Pire ! Le karōshi

Au Japon, plusieurs centaines de personnes par an tentent de résister au burnout.
Ces workaholics sont tellement investis dans leur travail qu’ils dépassent leurs limites au-delà.
Quand ils meurent par overdose de travail, c’est le karōshi, la mort par épuisement physique, arrêt cardiaque sur le lieu de travail ou/et à cause du travail.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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