Chômage des jeunes : Qui sont les NEET ?


Les plus touchés par le chômage des jeunes sont les NEET

Part des jeunes NEET en 2009 par départementNEET est acronyme anglais qui signifie « Not in Education, Employment or Training », ou, en français « ni étudiant, ni employé, ni stagiaire ».

Cette classification sociale entre, de plus en plus, dans le vocabulaire des personnes en charge de l’aide au retour à l’emploi ou de la recherche d’un premier emploi.

Il s’agit des jeunes de moins de 25 ans, qui ont quitté le système scolaire, souvent sans diplôme.
Ils cherchent une formation ou un apprentissage et peinent à en trouver.

Les NEET sont environ 2 millions en France dont la moitié sans diplôme. (*)

Pire ! 10% d’entre eux ont des difficultés dans la lecture, l’écriture et le calcul. (*)

50% seulement ont l’accès à Internet. (*)

Les difficultés qu’ils rencontrent, en plus de trouver un emploi, sont le manque de connaissances de leurs droits et des aides dont ils pourraient bénéficier, notamment l’accompagnement de Pôle emploi via les missions locales et d’associations diverses pour l’emploi, le logement, le transport, de la CAF et des assistantes sociales, ainsi que les mairies et autres acteurs de l’économie.

Parmi les NEET, certains cumulent les facteurs de vulnérabilité (**) :

  • jeunes découragés,
  • jeunes au foyer familial,
  • jeunes volontaires,
  • jeunes en situation de handicap,
  • jeunes en recherche d’orientation,
  • jeunes profitant d’une année de césure,
  • etc.

(*) Source : Pôle emploi

(**) Source : INJEP

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

Pour plus de conseils, contactez-moi : phgarin@gmail.com

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Entretien d’embauche : « Pourquoi êtes-vous là ? »


Question fréquente en entretien d’embauche : Pourquoi êtes-vous là ?

motivation par terreQuestion anodine ou question piège en entrevue de recrutement ?

Bien sûr, les esprits chagrins ou simplets vont répondre :

« Parce que vous m’avez convoqué »

Ou avec un peu d’humour et un sourire :

« J’ai vu de la lumière, et je suis rentré »

Les autres auront un regard affolé et un moment de grande solitude.

La réponse risque d’être inappropriée.

La motivation au centre de la question

Dans un entretien d’embauche, la motivation du candidat ou de la candidate est toujours l’un des critères de sélection du recruteur.

La question est donc : « Pourquoi voulez-vous ce poste ? »

Des mauvaises réponses :

  • Parce que c’est à côté de chez moi
  • La cantine est bonne et les voyages du Comité d’entreprise sont intéressants
  • Il y a une bonne ambiance chez vous
  • Le salaire et les avantages sont plus élevés qu’ailleurs
  • Je vais pouvoir faire ce que je veux
  • etc.

En fait, toutes les réponses qui sont des avantages pour le candidat sont de mauvaises réponses ; à plus forte raison pour des raisons indépendantes du poste à pouvoir.

De bonnes réponses :

  • Vous êtes une entreprise dynamique et je tiens à y participer
  • Je pourrais vous démontrer toutes mes compétences
  • Je mets toute mon expérience au profit de vos clients
  • Les valeurs de l’entreprise et les miennes se rejoignent
  • etc.

Là, vous montez de la motivation basée sur les renseignements que vous avez trouvés sur l’entreprise et sur l’adéquation entre elle et votre profil.

C’est beaucoup mieux !

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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L’indemnité chômage : Les durées


Les durées pour avoir droit à l’ARE et pour combien de temps

taux d'emploi par âge en France métropolitaineIl faut être confronté directement à une situation de chômage pour s’intéresser aux calculs des droits à l’Allocation de Retour à l’Emploi.

Pour y avoir droit, il faut avoir précédemment travaillé. C’est la durée d’affiliation.

Quand on a droit à une indemnité chômage, la période d’indemnisation est limitée dans le temps.

Ce sont ces deux notions qui sont détaillées dans cet article.

Durée de travail pour avoir le droit à indemnisation

Pour en bénéficier, vous devez justifier d’une durée d’affiliation d’au moins 88 jours travaillés ou 610 heures travaillées :

  • dans les 28 derniers mois précédant la fin de votre contrat de travail si vous êtes âgé de moins de 53 ans ; ou
  • dans les 36 derniers mois précédant la fin de votre contrat de travail si vous avez au moins 53 ans à cette date.

Seules les périodes d’affiliation n’ayant pas déjà servi à ouvrir des droits sont prises en compte. Un jour couvert par plusieurs contrats de travail vaut pour un jour travaillé.

Le nombre de jours travaillés est décompté à raison :

  • de 5 jours par semaine civile pour chaque période d’emploi égale à une semaine civile ;
  • du nombre de jours travaillés par semaine civile, dans la limite de 5 jours, lorsque la période d’emploi est inférieure à une semaine civile.

Durée de l’indemnisation

La durée maximale d’indemnisation diffère selon l’âge à la date de fin du contrat de travail :

  • 730 jours calendaires (soit 24 mois) pour les personnes justifiant de 522 jours travaillés et âgées de moins de 53 ans ;
  • 913 jours calendaires pour les personnes justifiant de 652 jours travaillés et dont l’âge est compris entre 53 ans et 54 ans.
    Les personnes justifiant de plus de 652 jours travaillés peuvent, en cas de formation validée et indemnisée au titre de l’ARE, bénéficier d’un allongement dans la limite de 182 jours calendaires sans pouvoir dépasser 1095 jours ;
  • 1095 jours calendaires pour les personnes justifiant de 783 jours travaillés et âgées d’au moins 55 ans.

La durée minimale d’indemnisation est de 122 jours calendaires sauf en cas de rechargement. Lorsque la condition d’affiliation minimale est remplie uniquement en heures, sans qu’il soit justifié du nombre de jours travaillés minimum requis, la durée d’indemnisation est portée à 122 jours calendaires (sauf en cas de rechargement).

Attention :

L’allocation cesse d’être versée dès lors que :

  • vous atteignez l’âge légal de départ à la retraite et que vous justifiez du nombre de trimestres requis pour bénéficier d’une retraite à taux plein,
  • ou lorsque vous bénéficiez d’une retraite à taux plein pour carrière longue, inaptitude ou invalidité, même si la durée de vos droits n’est pas épuisée.

Source : Pôle emploi

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Le coût d’un recrutement et de l’intégration


Le coût d’un nouveau salarié

recrutement bien choisirLorsqu’un chef d’entreprise décide d’embaucher, il attend du chargé de recrutement qu’il (elle) lui trouve le (la) meilleur (e) candidat (e).

Non seulement, le candidat doit corresponde aux savoir-faire attendus, aux qualités personnelles souhaitées, mais il doit aussi bien s’intégrer à l’équipe en place et être rentable le plus tôt possible.

Le recrutement

Selon le niveau de la personne à recruter, les coûts seront plus ou moins élevés.
C’est pourquoi, le chef d’entreprise doit effectuer des calculs pour procéder

  • en interne, par lui-même ou son service RH, ou
  • en externe, par un cabinet spécialisé

Plus le salaire initial du poste à pourvoir sera élevé, plus les coûts seront mécaniquement élevés : De l’ordre de 15% à 25% du salaire brut annuel pour le recrutement d’un cadre par un cabinet externe.

Cela semble beaucoup et pourtant, c’est souvent plus cher de vouloir tout faire en interne.
Les coûts en interne pour :

  • rédiger l’annonce, suffisamment attirante, légale, compréhensible, etc.
  • trier les candidatures reçues, lire les CV et les lettres de motivations, rapprocher les caractéristiques de chaque candidat avec ceux du candidat idéal
  • passer les entretiens, premier contact au téléphone, convocation, recevoir, retenir des meilleurs, les comparer entre eux, débriefing à chaud puis à froid, vérifier les références du candidat, répondre et choisir

Une grande partie de ces tâches peuvent être déléguées à un cabinet

L’intégration

Une fois la décision prise, d’autres coûts vont s’ajouter au processus de recrutement.
Ce sont les coûts d’intégration :

  • Introduction à l’environnement de travail du nouvel embauché, information sur les règles de fonctionnement, administration liée à une embauche (Système de paie, URSSAF, etc.),
  • La formation interne, diminution des performances des accompagnants internes, tuteur ou/et responsable pour la formation aux outils utilisés
  • Une ou plusieurs éventuelles formations externes, plus ou moins rapidement après l’arrivée du nouveau collaborateur, avec frais de formation annexes (hébergement, déplacement, repas, etc.)
  • Équipement de bureau ou d’atelier, ordinateur, licences des logiciels, téléphone, équipement de sécurité, voiture, etc., plus ou moins coûteux selon le poste

Salaire, charges et avantages

Le surcoût de salaire sera plus important pour le recrutement d’une personne pour un poste nouvellement créé ou s’il s’agit d’une personne qui a quitté l’organisation.

Pour une embauche avec création de poste, il faut compter :

  • Le salaire
  • Les charges patronales
  • Les primes
  • La participation
  • Le coût du remplacement en cas d’absence pour congés ou maladie, si remplacement pour assurer la continuité de service
  • Les avantages en nature, tickets restaurant, télécommunications, téléphone, fournitures, etc.
  • La participation au Comité d’entreprise. Attention au dépassement du seuil de 50 salariés

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Zone de confort et Chômage : Évolution obligatoire


Le chômage provoque une sortie de sa zone de confort

zone de confort

Chacun la sienne

La zone de confort est un état psychologique où l’on se sent bien, à tout point de vue.

C’est une sorte de Nirvana où tout ce que l’on vit est contrôlé par soi et où rien de fâcheux se passe.

En fait, c’est même tellement bien qu’on n’a pas envie d’en sortir.
Mais, c’est aussi très ennuyeux car c’est la stagnation à tous points de vue.

Pourquoi on souhaite y rester

Par définition, la zone de confort est un état où le niveau de stress est faible.
Tout est familier.

La vie est une succession de routines et d’habitudes.

Les piliers de cette situation sont les connaissances et les expériences que l’on a et que l’on utilise.

Chacun a donc sa propre zone de confort !

En fait, la pyramide de Maslow nous montre qu’il existe plusieurs zones de confort qui s’empilent les unes sur les autres, sous la forme de paliers.

Changer de zones de confort

Changer de zone de confort, c’est, d’une part, passer d’un niveau de confort à un autre, de l’autre, remettre en question le niveau atteint de confort.

Parmi les effets d’un changement de zone de confort, on trouve :

  • La peur : de l’inconnu, de se tromper, d’être jugé par les autres, d’avoir honte
  • La perte de ses savoir-faire
  • La perte de confiance en soi
  • la nécessité de faire des choix

C’est aussi :

Et le chômage, alors ?

Sortir de sa zone de confort, quand tout va bien est différent que de sortir de sa zone de confort quand on y est obligé.

Quand tout va bien, c’est l’ennui ou une baisse de performance qui poussent à se poser des questions sur sa situation en cours.

Quand le stress est trop important au travail ou dans sa vie privée, c’est déjà plus pressant de changer.
Certains y parviennent, par un déménagement, un mariage ou un divorce, en démissionnant après une recherche tranquille.

D’autres se trouvent dans l’obligation de sortir de leurs zones de confort parce qu’ils se retrouvent en dehors sans l’avoir demandé :
Une démission ratée, la création de sa propre entreprise et son dépôt de bilan, un licenciement collectif ou individuel sont autant de situations professionnelles qui interrompent le train-train quotidien et brisent la zone de confort.

Réagir

L’affectif et les émotions conduisent au stress, à la nécessité de faire le deuil de son ancienne zone de confort.

Le changement de situation oblige aussi à réagir pour trouver une nouvelle zone de confort.
Il est possible que le changement ait conduit à une dégringolade dans les paliers de la pyramide de Maslow.

Plus vite on s’y met, plus vite on retrouve une nouvelle zone de confort, avec les côtés positifs, malgré les craintes imaginaires ou réelles.

Dans le principe de l’évolution des espèces, des primates sont devenus des êtres humains par la contrainte du climat.
Le chômage est la contrainte qui oblige à changer, à évoluer, à grandir, à progresser vers une nouvelle zone de confort.

Philippe Garin, plus de 20 ans de management en entreprise

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Le trac : Comment le vaincre


Pour une prise de parole sans trac

contre le trac le yoga, la respiration sur la plagePeu de personnes sont capables de prendre la parole sans éprouver du trac, ne serait-ce que quelques secondes avant de mettre à parler, quand tous les regards sont braqués sur eux.

Le trac est normal. C’est une appréhension, la crainte du jugement des autres.

Le trac paralyse et bloque la parole uniquement lorsqu’il est présent en excès.
Il est lié à l’énergie du corps et au manque de confiance en soi.

Se préparer corps et esprit

Pour le corps, une bonne respiration est essentielle. Inspirez lentement et à fond, expirez par le nez en fermant la bouche, lentement aussi.

Si l’énergie augmente la nervosité, alors dépensez-la dans un exercice physique court et intense :
Faire des pompes ou une course de 100 ou 200 mètres avant une bonne douche chaude, est idéal.
Évitez tout exercice de compétition qui augmenterait la nervosité.

Pour l’esprit, le tai-chi et le yoga font bien l’affaire.

Vous avez la parole

Devant un auditoire de plusieurs dizaines de personnes dans une salle ou en tête-à-tête avec votre chéri (e), votre chef (e) ou un recruteur (se), quand à votre tour de parler, le trac peut se transformer en stress, et même en angoisse, jusqu’à la panique.

Raisonnez-vous, l’autre ou les autres sont là pour vous écouter. Cela signifie qu’il y a un intérêt à apprendre ce que vous avez à dire.

Si vous connaissez votre sujet et le déroulement ou le plan de ce que vous avez à dire, gardez-le en mémoire.

Répondez aux questions avec un ton affirmé et cherchant le regard de la personne qui vous approuve ou vous encourage.
Exprimez-vous d’une manière courte, concise et claire.

Vous pouvez aussi gagner du temps, quelques secondes, en cas de déstabilisation, sans provocation.
Pour cela, vous pouvez consulter vos notes, réfléchir quelques instants, formuler dans votre texte avant de vous remettre à parler.
Le silence est plus positif qu’on le croit.

Par contre, en cas de provocation, le temps de la réponse sera plus court.
L’humour est alors le meilleur allié. Un pirouette de langage et un sourire vous permettent de répondre en détournant l’attaque tout en montrant votre capacité à encaisser les coups et votre sens de la répartie.

Répéter la question permet aussi de gagner du temps pour trouver une réponse appropriée.

Dans tous les cas où le trac ou le stress se font sentir, rappelez-vous que les autres sont à votre écoute et que votre corps et vos paroles vont, ensemble, générer des émotions chez votre ou vos auditeurs.

Observez, vous aussi, leurs réactions, elles vous donneront des indications sur l’appréciation de votre discours.
Quant à ceux qui cachent leurs émotions derrière une « face de poker », faites comme si tout allait bien.

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Jeune au chômage : Le PACEA ou Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie


Le PACEA ou Parcours d’Accompagnement Contractualisé vers l’Emploi et l’Autonomie

PACEA Mission localeBien des jeunes de moins de 26 ans cherchent leur voie dans le monde professionnel.
Avec ou sans diplôme, ils ignorent ce qu’ils vont faire, non pas plus tard, mais maintenant.

Ceux qui veulent s’en sortir, découvrir des métiers et devenir autonomes dans leur recherche d’emploi peuvent s’adresser à la Mission locale dont ils dépendent pour s’engager dans un parcours contractualisé d’accompagnement.

Le PACEA est la généralisation de la Garantie Jeunes

Comment en faire partie ?

Le jeune doit demander à la Mission locale cet accompagnement.

Avec un conseiller, plusieurs entretiens ont lieu pour déterminer la situation professionnelle et les actions à mettre en place pour le parcours d’accompagnement.

Ce parcours est un contrat officiel, Cerfa 15656-01, (Art. 46 de la loi n° 2016-1088 du 8 août 2016).

Plusieurs phases

Le conseiller détermine plusieurs phases adaptées aux attentes et aux projets du jeune.

Il indique la durée de chaque phase.

Le contenu d’une phase comprend :

  • Des formations
  • Des mises en situation en milieu professionnel
  • Des actions spécifiques dans le cadre de l’accompagnement
  • Des actions portées par d’autres organismes qui contribuent à l’accompagnement

D’une manière générale, toutes les prestations d’une Mission locale peuvent être incluses dans le parcours.

Sortir du PACEA

La sortie peut avoir lieu avant la fin des 24 mois :

  • À la demande du bénéficiaire
  • En cas de manquement du bénéficiaire dans ses engagements contractuels
  • Lorsque le bénéficiaire atteint ses 26 ans
  • Lorsque le bénéficiaire est considéré comme autonome dans sa recherche d’emploi lors qu’une réunion d’évaluation durant le parcours

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